Journal des transferts (26 juin 2013)

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Les trois dossiers chauds de ces derniers jours:

-Gonzalo Higuain: Il est de notoriété publique que le transfert de l’attaquant du Real Madrid est le plus bouillant actuellement du côté du nord de Londres. Toutes les sources les plus sures (Cross, Ornstein, Dean et Geoff) annoncent le même verdict à venir, à savoir la signature de l’Argentin. L’issue du dossier s’est légérement dessinée en ce début de semaine, avec la signature de Carlo Ancelotti au Real. Maintenant qu’un nouveau capitaine est prêt à guider le navire, la situation devrait se décanter, avec l’annonce prochaine du transfert de l’attaquant. Son agent et frère a d’ailleurs confirmé l’heureux événement à venir dans l’après-midi: “Je ne peux nier que Gonzalo est désormais très proche d’Arsenal”. A moins d’un revirement de dernière minute de Wenger, comme pour le cas Sahin, le club tiendra ainsi sa première recrue dans les jours, voire les heures à venir.

-Marouane Fellaini: Selon des sources proches de notre rédaction, le transfert de Marouane Fellaini pourrait être en bonne voie. En effet, ce dernier a fait un véritable appel du pied à Wenger à la fin de la saison par le biais d’Arteta, avec qui il passe ses vacances actuellement. Le coach alsacien est un grand fan du Belge, et avait déjà sondé Everton à plusieurs reprises dans l’éventualité d’un transfert. Aujourd’hui, le Diable Rouge a dans son contrat une clause qui se situerait entre £22 et £24 millions , activable uniquement par les clubs qualifiés en C1. L’issue du dossier est dans les mains de Wenger, et les sources proches du club sur twitter semblent dire que ce dernier n’a pas perdu son intérêt envers Fellaini, et en aurait fait sa priorité au milieu de terrain. Le joueur ayant donné son accord pour rejoindre le club (sur le principe, il n’y a pas encore d’accord salarial), les choses devraient rapidement se décanter dans les semaines à venir.

-Tin Jedvaj: Devant les complication du dossier Ashley Williams (indemnité de transfert trop élevée, président réticent à le laisser partir), et sans aucun départ à enregistrer en défense centrale (Vermaelen, dont l’exil fût brièvement évoqué, devrait rester selon ses déclarations à un membre de notre rédaction), il semblerait que Wenger se soit dirigé vers une toute autre option. Cette dernière se prénomme Tin Jedvaj, et est considéré en Croatie comme un des gros espoirs des ces dernières années avec Modric et Kovacic. Le défenseur du Dinamo Zagreb présente quelques similitudes avec Laurent Koscielny de par sa vivacité et son aggresivité sur son marquage. Ayant réalisé une excellente saison avec son club, le jeune joueur de 17 ans s’est retrouvé dans le collimateur de la Roma, de l’AC Milan, de Tottenham et d’Arsenal. A l’heure actuelle, c’est Wenger qui semble tenir la corde, avec une offre de £7,2M selon AFC Academy. Là aussi, nous devrions connaitre l’issue relativement rapidement.

-Dans le sens des départs, Johan Djourou devrait être le prochain à quitter le navire. Pour combien de temps est la question qui demeure. Arsenal aurait accepté les offres de Hanovre et de Hambourg pour un prêt de un an avec option d’achat selon Bild.

#Anto

Bilans personnels de la saison des membres d’AFC: #Anto

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A l’instar de la saison dernière, Arsène Wenger n’aura pu retrouver son sourire qu’au coup de sifflet final de la dernière journée de Premier League. Au terme de cette fin de saison sous haute tension, c’est Laurent Koscielny qui vint libérer l’intégralité de son club lors de sa dernière sortie, médiocre, à Newcastle. Aujourd’hui, le plus important est assuré, et tout le monde peut souffler. Le club londonien peut envisager l’avenir plus sereinement, du moins si la direction ne s’englue pas une énième fois dans des principes qui ne concordent pas avec les lois du marché actuel. Mais avant de se projeter dans les semaines à venir, l’heure est au bilan. Le bilan d’une saison qui aura vu Arsenal faire du Arsenal, un bilan partagé entre le spectaculaire et le désastreux. As usual?

Les satisfactions:

-La capacité de Wenger à savoir tirer le meilleur de tout son groupe. Cette saison, le manager alsacien a eu sous le coude un effectif étoffé. Bien sûr, il a eu à faire aux blessures, mais a aussi globalement bien géré son turn-over, surfant sur les bonnes périodes des uns et des autres. Ainsi, les trois gardiens ont pris part au succès de l’équipe, Wenger instaurant une concurrence saine mais trop fragile en raison de la blessure de Fabianski et du niveau trop moyen de Manonne. Du côté des joueurs de champ, il a pu compter sur la quasi-totalité de son effectif de 24 joueurs, à l’exception d’Arshavin, Squillaci, Coquelin et du malheureux Diaby. Il a varié les styles (Cazorla sur l’aile), relancé des joueurs à des moments décisifs (Ramsey et Rosicky), et donné sa chance aux trois pointes du club que sont Giroud, Podolski et Walcott. Le fait de ne pas avoir été ancré dans un onze type toute la saison a provoqué une juste division au sein de l’effectif. La totalité des joueurs à l’exception des trois ou quatre n’ayant pas joué s’est sentie concerné, et cela se traduit par des statistiques de fin de saison équilibré. Il n’y a pas de dépendance, pas d’hégémonie dérangeante sur les différents postes (à l’exception de celui de gardien), et il ressort de tout ça un véritable esprit collectif qui ne se repose sur personne d’autre que sur lui-même. Après, Wenger aurait sans doute pu tenté de relancer Vermaelen en fin de saison, ou de titulariser Chamberlain une ou deux fois. Mais globalement, le manager aura opéré une bonne gestion de son effectif.

-Le spectacle et les montées d’adrénaline. Alors oui, nous avons eu le droit à des purges. Des belles même, à l’image de quelques matches de cette fin de saison et des deux premiers contre Sunderland et Stoke City. Mais Arsenal, c’est aussi du spectacle, comme en témoigne ce 5-7 au Madjeski Stadium, un des matches les plus fous que l’Angleterre ait connu. Avec cette rencontre, le total de rencontres remportées par quatre buts ou plus se porte à 8, avec notamment un autre match spectaculaire, contre Newcastle à l’Emirates. Nous avons eu le droit à bon nombre de rebondissements, n’en déplaise à certain. Mais c’est aussi et surtout pour ça qu’il existe aujourd’hui un tel engouement pour le club, que ce soit de la part des Gooners ou de l’extérieur. Parce qu’Arsenal fait vibrer, fait espérer, et procure tant d’émotions.

-Santi Cazorla. Si toutes les recrues se sont relativement rapidement adaptées à la Premier League, Santiago Cazorla Gonzalez est resté toute la saison au dessus du lot, et des nouveaux arrivants, et du reste de l’équipe. Wenger a trouvé en l’Espagnol le joueur qui devait faire rayonner l’équipe après le départ de Van Persie, et a surtout pu compter sur un véritable milieu offensif complet qui manquait depuis le départ de Fabregas. A la fin de cette saison, Cazorla a du passer à côté de trois ou quatre matches, pas plus. Un fait d’armes considérable, d’autant plus que ce dernier se positionne second au classement des meilleurs buteurs du club en PL cette saison. Aujourd’hui, on sent que Wenger peut reconstruire son équipe autour de ce véritable leader technique qu’est Cazorla, et le jeu affiché par ce dernier lors de sa première saison pourrait nous laisser penser qu’il peut faire encore bien mieux lorsque les rouages seront bien huilés.

Les déceptions:

-Jack Wilshere. On ne peut rien reprocher au jeune Anglais, tant son implication et son fighting spirit ont eu un impact sur le groupe au moment de son retour. Et même si ce dernier est encore en dessous du niveau qui était le sien avant sa blessure, Wilshere aura été plutôt décisif dans le jeu. Les réserves émises ne portent pas sur son rendement au cours des derniers mois mais plutôt sur son état physique. Est-il revenu trop vite? Après avoir subi de multiples opérations, l’Anglais a fait son retour contre QPR fin octobre. Aujourd’hui, il a du être écarté le plus possible du jeu en cette fin de saison, et devra subir une nouvelle opération avant la pré-saison. Même si Wenger se veut optimiste sur son cas, nous sommes en droit de nous inquiéter… La multiplication de ces interventions peuvent avoir un effet néfaste sur la plénitude du corps, et Abou Diaby en aura fait les frais. A ce danger s’ajoute Tony Colbert, à qui nous pouvons reprocher des rééducations trop violentes qui ont porté préjudice à plusieurs joueurs au club. D’ailleurs, le petit Jacky Boy est en froid avec ce dernier. Wenger, de son côté, n’aurait-il pas été assez prudent avec son joyau? Wilshere revenait d’un an et demi d’absence et a repris rapidement un rythme très soutenu, en disputant à treize reprises 90 minutes pleines, qui plus durant une période où les matches s’enchainaient tous les trois jours. Aujourd’hui, le jeune milieu est en béquilles. Sera t-il de la partie pour la pré-saison? Sans aucun doute. Sera t-il plus exposé aux pépins physiques? C’est un risque.

-Des choix tactiques contestables. Si Wenger a su varié son onze tout au long de la saison, il reste l’auteur de quelques décisions légèrement discutables. La première concerne les coups de pied arrêtés défensifs: étant donné le profil de nos défenseurs, il est selon moi impossible de défendre en zone sur ces actions. Une discussion avec l’analyste vidéo du MHSC m’avait déjà alarmé sur le sujet, et cela bien avant ce match aller contre le Bayern, exemple le plus criant de la faillite de cette stratégie défensive. Sur ce match, Arsenal encaisse le second but en raison de cette tactique inappropriée. Les Gunners, avec le taux de concentration qu’on leur connait, n’auraient jamais du défendre de cette façon face à des adversaires grands et qui arrivent lancés. Dante aura d’ailleurs manqué le cadre sur un autre corner, dans le même cas de figure. Les exemples n’ont pas manqué tout au long de la saison, et Giroud a surement évité à son équipe quelques autres buts en revenant défendre. Deuxième chose: un pressing inexistant. Quand je dis pressing, je parle du vrai pressing, c’est-à-dire celui qui se déclenche par l’attaquant, en l’occurrence Giroud, qui bloque la passe en retrait au gardien. Le latéral adverse, qui a le ballon, doit se retrouver dans l’incapacité de transmettre le long de la ligne de touche, bloqué par l’ailier, en l’occurrence Podolski ou Cazorla. Alors que Wenger détient une pointe fixe qui pèse sur les défense, il ne semble pas enclin à l’utiliser pour presser très haut sur le terrain. Dommage, surtout quand on voit à quel point cela a facilité les relances adverses sur certains matches. Lié à ça, il existe comme un refus de jouer le contre à 100%. Les Gunners prennent moins de risques qu’il y a quelques années sur les phases d’attaques rapides, ce qui a souvent détérioré le spectacle de certains matches cette saison. Dommage quand on connait la rapidité de Walcott, la précision de Cazorla et les capacités en contre de Podolski.

-Podolski, un flop modéré. Tout le monde peut tirer son chapeau. Podolski a réussi à briller statistiquement et à être décisif dans un système qui ne lui convient absolument pas. Quel est son match le plus abouti cette saison? Celui contre West Ham, rencontre sur laquelle ses trois passes décisives sont le fruit d’attaques rapides: deux contres et une magnifique action en trois touches. Cantonné sur l’aile gauche, Podolski subit la construction du jeu. Pas assez technique pour faire la différence sur son aile, l’Allemand ne peut exceller que sur les phases rapides, ce qui n’a pas toujours été le fort du club cette année. Malgré ça, il inscrit grâce à sa détermination, son expérience, et sa bonne lecture du jeu un total de seize buts et délivre douze passes décisives. Mais Podolski s’est progressivement révélé être une erreur de casting, à tel point qu’il finira par céder sa place à Cazorla sur l’aile gauche. Aujourd’hui, il faut à Arsenal un meneur de jeu excentré et non pas un attaquant reconverti à ce poste et Podolski pourrait en subir les conséquences.

#Anto (https://twitter.com/AntoDeslandes)

Analyse tactique de la saison

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Pour boucler le bilan de la saison qui a été publié plus tôt ce mois-ci, nous vous proposons une analyse tactique.

  • Le 4-3-3 est il le système idéal pour Arsenal ?

La réponse est clairement oui. Ce système permet une meilleure couverture du terrain que n’importe quel autre système. Cependant, il ne faut pas croire qu’Arsenal s’enferme dans un système précis. Le 4-3-3 reste le système de base mais, selon les situations, ce 4-3-3 tend à évoluer vers un 4-4-2 en situation offensive ou vers un 4-5-1 en situation défensive. Le jeu d’Arsenal étant basé sur le mouvement et les combinaisons, il est intéressant de constater que le 4-3-3 offre plus de possibilités, de variations dans la relance que le 4-4-2.

Jeu en triangle couverture du terrain en 4 3 3

Jeu en triangle et couverture du terrain du 4-3-3.

Couverture du terrain en 4 4 2 et jeu en triangle

Jeu en triangle et couverture du terrain du 4-4-2.

Le jeu originel d’Arsenal étant très vertical, un point d’ancrage entre le milieu et la défense adverse (le rôle de Cazorla puis de Rosicky et Wilshere) est nécessaire pour faire le lien entre les attaquants et les milieux. Le 4-4-2, quant à lui, supprime ce point d’ancrage essentiel dans le jeu des Gunners et obligerait un de nos deux attaquants à redescendre (vraisemblablement Podolski ou Giroud) pour occuper ce rôle alors qu’aucun attaquant du club ne dispose des capacités pour le tenir.

En phase défensive, le  4-4-2 est aussi plus risqué. Il demande aux attaquants et aux ailiers un travail défensif supplémentaire, ce qui n’est pas toujours le point fort de certains attaquants à Arsenal. Le 4-3-3 quant à lui est plus malléable. Il permet d’avoir un double pivot à la relance avec un joueur qui se consacre presque exclusivement aux tâches défensives (Arteta) et un autre, placé un peu plus haut sur le terrain, orienté vers la relance et le pressing.

Compte tenu de l’effectif actuel d’Arsenal, le 4-3-3 est la meilleure solution et surtout la plus sûre. En effet, le fait qu’Arsenal n’ait pas dans son effectif de milieu défensif de métier, capable de s’imposer physiquement au milieu est préjudiciable, et encore plus dans un 4-4-2. Un passage en 4-4-2 fragiliserait l’équilibre défensif de l’équipe et rendrait la défense encore plus vulnérable qu’elle ne l’est. Avec un duo Arteta / Ramsey, Arteta / Wilshere ou même Arteta / Rosicky, le risque de perdre le contrôle du milieu serait trop grand. Le renfort d’un troisième joueur à ce niveau du terrain permet de renforcer cette partie essentielle du jeu des Gunners.

De plus, Arsenal ne dispose pas du profil de l’attaquant créateur, à savoir un attaquant capable de marquer et d’organiser le jeu. Cependant, en cours de match, l’organisation d’Arsenal (le 4-3-3) peut évoluer vers un 4-4-2 ou un 4-5-1 selon les situations. Pour le 4-4-2, le plus souvent, c’est Theo Walcott qui repique dans l’axe, demandant donc à un milieu de terrain de se déporter dans le couloir et compenser. Or, le manque de discipline tactique fait qu’on se retrouve très régulièrement avec Walcott dans l’axe et personne à droite pour compenser, laissant Sagna totalement seul. Pour Podolski la situation est similaire.

En phase défensive, le problème est récurrent. Walcott repiquant dans l’axe, il ne se replace pas sur son aile et laisse Sagna seul, d’où les nombreuses erreurs de ce dernier.

  • Le cas Walcott et des ailiers en général

Cette saison, les ailiers ont été source de prises de têtes et l’un des symptômes des difficultés d’Arsenal dans le jeu.

ailiers Arsenal

Tout au long de la saison on a pu voir que nos ailiers, quels qu’ils soient, avaient une (trop) forte tendance à dézonner et à s’agglutiner dans l’axe du terrain. En ayant vu l’intégralité de tous les matches, on peut remarquer que Lukas Podolski, par exemple, a un tendance à venir axe gauche du milieu du terrain (le cercle rouge) plutôt que dans le couloir gauche (le cercle jaune). Il en est de même pour ses appels. En raison de son décalage vers le milieu du terrain, il arrive dans la zone du défenseur central et du milieu défensif, où il ne sert pas à grand chose puisqu’il empêche d’écarter le jeu, de l’aérer. Pour être plus efficace à gauche et éviter la monotonie dans le jeu d’Arsenal, il devrait réellement coller à sa ligne et faire un appel dans le dos du latéral, soit faire un appel dans l’espace entre le latéral et le défenseur.

Le cas de Cazorla sera étudié plus tard et ceux de Chamberlain et Gervinho ne sont pas nécessaire car ils n’ont pas suffisamment joué pour que quelque chose de significatif en ressorte par rapport à Podolski, Walcott et Cazorla.

Le cas Walcott est encore plus représentatif de ces problèmes. L’Anglais est une formidable arme offensive pour Arsenal mais son manque de discipline tactique en fait souvent un handicap. Face à une défense regroupée, quand le jeu est fermé, Walcott est inutile en raison de son incapacité à dribbler. Mais en situation de contre ou de jeu ouvert, il devient très redoutable s’il reste concentré.

Walcott vs Chelsea janvier 2013

Le point rouge = Theo Walcott
Le point jaune = le ballon

En effet,  dès qu’il part dans le dos du défenseur, il est inarrêtable ou presque. Comme sur l’image au dessus, partir dans le dos du défenseur central est la situation idéale pour lui.

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Cependant, il s’obstine à toujours vouloir occuper l’axe central de l’attaque, au détriment de son poste sur l’aile. Comme on peut le constater sur l’image, Walcott se trouve à la droite de Podolski, délaissant son aile droite complètement vide de joueurs adverse et ainsi facilitant la défense adverse.

zone d'action de Walcott

Zones d’action de Theo Walcott face à Chelsea et Tottenham.

Face à Chelsea et Tottenham, ses zones d’action démontrent bien ce défaut. Si Walcott commence bien ses actions sur l’aile, très vite, il repique dans l’axe où il ne peut être efficace compte tenu de son gabarit et de sa faiblesse technique.

Zone de jeu Walcott vs Wigan

Face à Wigan, où il a respecté son poste (même s’il a bien été aidé par un Espinoza très offensif), il nous a gratifié d’une très belle performance en étant l’un des détonateurs du jeu puisqu’il a permit de l’écarter.

heat map Walcott

La preuve, en comparant les heat map de Walcott face à Tottenham et Wigan, réputée pour être très bien organisée et très forte tactiquement. Face aux Spurs, il a été inexistant alors que face à Wigan, il a touché beaucoup plus de ballons.

L’autre problème qu’entraîne sa manie de dézonner, c’est l’absence de repli défensif, laissant Sagna à la merci du latéral et de l’ailier adverse et obligeant un des milieux à venir compenser. Ce qui déséquilibre le bloc défensif. En conclusion, bien que Walcott soit une arme offensive redoutable, il devra progresser tactiquement car il reste une faille dans l’organisation défensive d’Arsenal.

  • L’apport d’Olivier Giroud

Bien qu’il soit rester relativement discret cette saison, Olivier Giroud a eu un impact non négligeable dans le jeu des Gunners.

Giroud a permit d’apporter une touche de diversité supplémentaire à la palette offensive des Gunners. Contrairement à Podolski ou Walcott, le Français est un attaquant plus traditionnel qui se situe naturellement dans la surface de réparation, là où il peut apporter le plus. Il est capable de prendre des ballons de la tête, de jouer comme point d’appui en se mettant au service du collectif. Et cela, aucun des attaquants de l’effectif ne l’apportait.

A gauche, la Heat map de Gervinho face à Southampton et à gauche la heat map de Giroud face à Fulham.

A gauche, la Heat map de Gervinho face à Southampton et à gauche la heat map de Giroud face à Fulham.

Sur l’image, on remarque que Gervinho, qui a été placé en pointe par Wenger face à la défense haute de Southampton en raison de sa vitesse et de ses capacités de percussion.  Une option qui s’est avérée payante puisque Gervinho a marque un doublé.

Face à Fulham par contre, où la défense est plus basse et plus regroupée, Wenger a choisit de titulariser Giroud à la place de Gervinho. En effet, la vitesse et la percussion de l’Ivoirien dans ce cas de figure est inutile compte tenu du manque d’espace. Olivier Giroud étant plus un joueur de surface, pouvant s’imposer face aux grands défenseurs de Fulham, c’était donc le choix le plus logique de le titulariser. Résultat, le Français a aussi inscrit un doublé.

Heat map d'Olivier Giroud face à Liverpool.

Heat map d’Olivier Giroud face à Liverpool.

En plus de son apport dans la surface, il est un point  d’appui important sur les dégagements du gardien mais aussi à l’entrée de la surface de réparation où il cherche à créer un décalage ou combiner avec un coéquipier.

En plus de son rôle de buteur, il a montré son sens du collectif avec ses passes décisives qui, pour la plupart, se situe soit à l’entrée de la surface de réparation (Podolski vs Montpellier, Gibbs vs Swansea ou Wilshere vs Swansea), soit près du point de pénalty (Walcott vs Liverpool).

  • Santi Cazorla

Aujourd’hui, pour être un bon milieu espagnol, il faut être petit, polyvalent et surtout un passeur exceptionnel. Santi Cazorla cumule toutes ces qualités avec une spécificité supplémentaire par rapport à ses coéquipiers espagnols, il est ambidextre.

Pour sa première saison en Angleterre, il s’est parfaitement adapté à la philosophie et l’engagement de la Premier League. Pendant la première partie de la saison, il a occupé le poste de meneur de jeu derrière l’attaquant où son rôle était de faire le lien entre l’attaque et le milieu. Ce que le petit espagnol a réalisé avec brio.

Heat map de Santi Cazorla face à Liverpool.

Heat map de Santi Cazorla face à Liverpool.

Dans cette position de meneur de jeu, Wenger lui a offert une totale liberté de déplacement, lui permettant de se placé au mieux entre les lignes adverses et amorcer un décalage ou une combinaison. C’est aussi à ce poste qu’il a le plus influencé le jeu des Gunners.

Heat map de Santi Cazorla face à QPR.

Heat map de Santi Cazorla face à QPR.

S’apercevant que le jeu de Cazorla penchait naturellement à gauche, Wenger franchit le pas après la mi saison en replaçant l’Espganol sur l’aile gauche. Bien qu’il soit moins important dans le jeu avec une moyenne de 60-70 ballons touchés au lieu des 80-90 en position de meneur de jeu axial, il a gardé son efficacité. Il a joué 33 matchs dans l’axe et a inscrit 8 buts et fait 7 passes décisives (soit un but ou une assist toutes les 198 minutes environ) et 15 matchs sur l’aile gauche où il a inscrit 4 buts et fait 7 passes décisives (soit un but ou une assist toutes les 122 minutes environ).

Heat map face à WBA

Heat map face à WBA

Son « exil » à gauche ne l’a, cependant, pas privé de sa liberté de déplacement qui l’a souvent été au détriment de son aile gauche qu’il a délaissé. Profitant de sa position sur l’aile, comme meneur excentré, il est souvent venu apporter du soutien au milieu en partant de son aile. Ce replacement lui permet aussi de rentrer sur son pied droit, son pied naturel bien qu’il soit ambidextre, et de déclencher des frappes de loin.

Cazorla en position de meneur de jeu axial.

Cazorla en position de meneur de jeu axial.

Cazorla replacé sur l'aile gauche.

Cazorla replacé sur l’aile gauche.

La comparaison de la différence d’influence de Cazorla sur des matchs similaires (Reading 2-5 Arsenal et Arsenal 4-1 Wigan) est intéressante. Sur l’aile, il fait moins de passes mais celles-ci sont toujours orientées vers l’avant ou vers l’opposé afin de trouver une faille dans la défense. La constante est que quelque soit son poste, Cazorla reste celui qui oriente le jeu d’Arsenal.

  • Mikel Arteta et son nouveau rôle.

Replacé dans un rôle à la Pirlo cette saison, Mikel Arteta a dû s’adapter à ces nouvelles contraintes, adapter son jeu et réapprendre un poste qu’il n’avait plus occupé depuis sa jeunesse. Ce pari risqué de Wenger s’avère payant puisque l’Espagnol a parfaitement pu tenir son rôle de sentinelle. Arteta a utilisé à bon escient sa science du placement pour s’imposer comme un milieu défensif convainquant et sûr.

Heat map d'Arteta face à Manchester City.

Heat map d’Arteta face à Manchester City.

 Replacé comme milieu défensif et premier relanceur, il a touché la majorité de ses ballons dans sa propre moitié de terrain et autour du rond central. Son principal objectif était de trouver rapidement Cazorla ou un des autres joueurs à ses côtés afin qu’ils prennent en main l’organisation du jeu tandis que lui se contentait de ses tâches défensives.

Zones d'action de Mikel Arteta face à WBA.

Zones d’action de Mikel Arteta face à WBA.

En cas d’actions offensives, Arteta s’est appliqué à respecter ses consignes de jeu et à limiter ses montées afin de couvrir et protéger sa défense. Ce qui était particulièrement le cas en début de saison quand Arsenal recherchait toujours le bon équilibre. Ce replacement a permit aux Gunners d’avoir un joueur doté d’une excellente qualité de passe à la récupération, permettant ainsi une relance propre et efficace. Malgré cette position délicate de premier relanceur, Arteta est le joueur à avoir effectuer le plus de passes en Premier League et le joueur avec le meilleur taux de passes réussies avec 91,5%.

Les interceptions d'Arteta face à Aston Villa.

Les interceptions d’Arteta face à Aston Villa.

La saison passée, son rôle était beaucoup plus offensif que celui de cette saison. Bien qu’il ait été toujours impliqué dans le travail défensif (4,4 tacles et interceptions par match en moyenne en 2011-2012), il a beaucoup progressé sur cet aspect en terminant la saison avec une moyenne de 6,1 tacles ou interception par match. Il constituait le 2ème niveau de pressing sur le terrain après la défense centrale. Ce système de pressing sera optimisé en fin de saison avec l’ajout d’Aaron Ramsey à ses côtés. En comparaison, Alex Song, lors de la saison 2011-2012 tournait autour de 5-6 interceptions ou tacles par match, ce qui prouve que, malgré une manque de présence physique, Arteta s’est largement imposé à ce poste et qu’il a grandement contribué à la performance défensive d’Arsenal cette saison.

  • La résurrection d’Aaron Ramsey

En début de saison, le Gallois a accepté de se sacrifier pour l’équilibre de l’équipe et de dépanner sur les ailes et parfois même comme arrière droit et gauche. En fin de saison, sa patience a été récompensée par des titularisations à son poste de prédilection, au milieu.

Placé aux côtés d’Arteta dans un rôle de box-to-box, Ramsey a profité de la discipline tactique de l’Espagnol pour s’épanouir. Chose qu’il n’avait pu faire en 2011-2012 en raison de son retour récent de blessure et du manque de discipline chronique d’Alex Song.

Zones d'action de Ramsey face à Norwich.

Zones d’action de Ramsey face à Norwich.

Jouant un cran au dessus d’Arteta, il a permit d’apporter un équilibre qu’Arsenal peinait à trouver depuis le début de la saison. Son endurance et sa combativité naturelle ont permis de solidifier ce milieu et de donner une meilleure sécurité à la défense.

Interceptions d'Aaron Ramsey face à Reading.

Interceptions d’Aaron Ramsey face à Reading.

Là où il a été le plus précieux, c’est sa complémentarité avec Arteta et sa capacité à aller presser haut et ainsi ajouter ce niveau de pressing qui manquait et que Cazorla (ou Rosicky ou Wilshere en position de meneur de jeu) ne pouvait faire seul.

Merci à Opta pour les statistiques, Squawka.com, arsenal.com et à @BackoTheDoc pour les images.

#Yann

Sir Chips Keswick remplace Peter Hill-Wood à la présidence du club (les déclarations).

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gun__1371220045_Sir-Chips-KeswickLa déclaration de Peter Hill-Wood : « Cela a été une décision difficile puisqu’Arsenal Football Club a été une grande partie de ma vie. Bien que je me sente mieux, je pense que c’est le bon moment pour moi de me retirer. Je tiens à remercier notre actionnaire majoritaire, Stan Kroenke, pour la dignité et le respect dont il a fait preuve pour traiter le sujet et je sais que Sir Chips est la bonne personne pour amener le club en avant. »

Peter Hill-Wood a pris la présidence du club en 1982, succédant à son père et à son grand père. Avec le départ de Peter Hill-Wood, un page se tourne à Arsenal puisque la famille Hill-Wood a présidé le club pendant 91 ans (dont 31 pour Peter Hill-Wood). C’est pour cela que nous remercions la famille Hill-Wood pour tout ce qu’elle a apporté à Arsenal et souhaitons nos meilleurs voeux à Peter Hill-Wood.

Sir Chips Keswick a été désigné à la présidence du club. Ce dernier est entré au board en 20015 et possède 0,32% des parts du club. Il a dit à propos de sa désignation : « D’abord,  je suis triste de voir Peter se retirer en raison de sa santé et nous espérons qu’il poursuive son rétablissement. La famille Hill-Wood a apporté une contribution extraordinaire à Arsenal depuis de nombreuse décennies. Ils ont été au centre de nombreuses réussites durant cette période. »

« Je suis très honoré d’avoir été nommé président d’Arsenal Football Club. C’est l’un des plus grands clubs, reconnu et aimé par des millions. Je suis impatient de diriger le club dans sa réussite future. »

Stan Kroenke, actionnaire majoritaire a tenu aussi à faire une déclaration : « Peter a été un merveilleux gardien pour ce club. Il a été membre du conseil d’administration pendant 51 ans et sa vision et sa ténacité ont été au coeur de la réussite de ce grand club pendant cette période. Peter va beaucoup nous manquer, mais nous allons nous assurer que ses contributions au club soit reconnue de manière appropriée. »

Bilans personnels de la saison des membres d’AFC. Aujourd’hui, celui de #Max.

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Qualifiés pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions, nos Gunners ont assuré l’essentiel et auront sans doute garanti la viabilité économique du mercato d’été. Cependant, n’oublions pas que le tour préliminaire n’est pas synonyme de qualification pour la phase de poules, il faudra se battre et passer cet obstacle, qui parfois peut gêner la préparation d’avant-saison. Cependant, nous pouvons être fiers de l’équipe sur cette fin de saison. Le parcours réalisé sur la deuxième moitié de saison a été remarquable, il faut noter le palier mental franchi par les joueurs, chose que l’on reprochait souvent aux Gunners. Ils ont démontré une grosse abnégation et une solidarité exemplaire. De plus, l’élan de la fin de saison est de bon augure pour la saison suivante et il faudra repartir sur les mêmes bases.

Ou serions-nous si la première moitié de la saison n’avait pas été si irrégulière? C’est la question qu’on peut se poser. Il est vrai que l’effectif a été remanié l’été dernier, qu’il a fallu du temps aux recrues pour s’imposer et pour que le jeu de l’équipe se mette en place. De plus, les mauvaises performances lors des grands rendez-vous ont causées du tort à l’équipe. Les éliminations contre Bradford et contre Blackburn ont également été douloureuses. Et que dire du match aller à domicile contre le Bayern. Cette saison fut intense sur le plan nerveux et nos Gunners ont parfois joué avec nos nerfs et nos cœurs. Il suffit de se souvenir de certains matchs épiques comme contre Reading (7-5), Tottenham (5-2), Newcastle (7-3), ou bien face au Bayern (2-0) ou l’exploit était proche. L’équipe a su rebondir des échecs vécus et ne s’est pas éternisée dessus pour finalement aller de l’avant.

Alors certes, beaucoup vont encore maudirent l’équipe de ne pas avoir remporté de trophée cette année. Nous aurons vécu une période trouble ou le poste de Wenger aura été mis sous pression, beaucoup souhaitant le voir quitter le club. Mais qui d’autre que lui aurait pu redresser la barre comme ce fut le cas? Qui d’autre que lui aurait continué à croire en ce groupe, lui laissant le temps de réagir correctement? N’oublions pas non plus qu’il qualifie à nouveau Arsenal pour la Ligue des Champions avec peu de dépenses sur le marché des transferts, avec un groupe de jeunes joueurs qui continuent d’apprendre leur métier, avec un stade auto-financé, avec des dettes assainies…Il faut tout de même souligner les efforts consentis et féliciter le travail effectué par Arsène Wenger. Il est tout de même difficile de lutter contre les ogres mancuniens ou Chelsea qui possèdent des moyens énormes et des groupes de joueurs de très grande qualité. En laissant partir ses meilleurs joueurs, en se serrant la ceinture, Arsène Wenger a réalisé un travail énorme en maintenant cette régularité depuis des années. Ce club est sain et va de l’avant. Et nous en récolterons les fruits dans les saisons à venir. Avec la mentalité démontrée depuis des mois, des recrues prestigieuses et un jeu toujours aussi léché, la saison prochaine s’annonce palpitante pour notre équipe préférée.

Les satisfactions:

Santi Cazorla. Pour sa première saison en Angleterre, le lutin espagnol a prouvé qu’il était un joueur de très grande classe. Avec 12 buts et 12 passes décisives, l’ancien joueur de Malaga a éclaboussé la Premier League de son talent. Sa technique magnifique et ses frappes précises nous ont régalés. De plus, il n’a pas eu peur de prendre ses responsabilités et devenir le maitre à jouer de l’équipe. Une belle première saison d’un joueur trop sous-estimé selon Arsène Wenger.

La paire Koscielny-Mertesacker. On peut se satisfaire de posséder la 2ème meilleure défense du Royaume. BFG a passé un cap cette saison après un exercice précédent compliqué. Sa lenteur lui fera toujours défaut mais son sens du timing, son jeu de tête et son apport sur coups de pied arrêtés ont été très précieux. Per s’est accroché à son poste et a fait son travail à l’image des gens de sa nation, sobrement et efficacement. Et que dire de Laurent! Après avoir perdu sa place au profit de Vermaelen en première moitié de saison, Kos’ est revenu plus fort que jamais, revanchard et le couteau entre les dents. Il a repris son poste pour ne plus le lâcher. Un véritable guerrier qui aime les duels et les contacts et qui sait apporter vers l’avant son envie et sa hargne. Comme un symbole, c’est lui qui offre la C1 en marquant l’unique but du match contre Newcastle.

Le retour de Jack Wilshere. Le retour du fils prodigue fut un réel bonheur. Celui qui porte désormais le numéro 10 s’est bien remis de sa blessure après 1 an d’absence. Après un retour tonitruant, des actions de grandes classes et des gestes techniques superbes avec ses partenaires du milieu de terrain, Jack a progressivement accusé le coup en fin de saison, ce qui semble tout à fait normal après autant de temps passé à l’infirmerie. Le futur du club passe par ce joueur, ce sera lui le futur capitaine dans les années à venir. Encensé par Steven Gerrard et avec toute une nation à ses pieds, l’avenir sera plus que radieux pour lui et pour le club.

Les déceptions:

Thomas Vermaelen. Un brassard de capitaine ne pèse que quelques grammes mais a semblé peser des tonnes sur le bras de Thomas. Ou est passé Verminator? De grandes difficultés à prendre ses nouvelles responsabilités, il en a même perdu son niveau de jeu. Le brassard sied beaucoup mieux à Mikel Arteta, qui semble taillé pour ce rôle. Espérons que le Belge laissera derrière lui cette saison ratée pour revenir encore plus fort et délesté de certaines responsabilités qui ne lui correspondent pas.

Les blessures d’Abou Diaby. Quel malheur. Un si grand talent gâché par des blessures à répétitions. Abou croyait en avoir terminé avec l’infirmerie mais la poisse semble lui coller à la peau. Fin mars, Abou se blesse au genou et devra être absent 8 mois. Il avait retrouvé les terrains en janvier après une blessure à la cuisse mais le sort s’acharne. Le Français n’aura été titulaire qu’à 34% depuis son arrivée au club en 2006. Un chiffre bien maigre pour celui qui devait devenir le patron du milieu de terrain et un homme de base en Equipe de France. Un malheureux gâchis.

Le poste de numéro 1. Bien qu’Arsenal ait réalisé un exercice fantastique sur le plan défensif, le jeu des chaises musicales entamé au cours de la saison entre les 3 gardiens aura été assez déstabilisant. Woj’ n’aura pas apporté ce qu’on attendait de lui et son avenir semble s’assombrir, le Boss cherchant sans doute un nouveau gardien pour la saison prochaine.

#Max

Arshavin, les adieux d’un Tsar.

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En compagnie de Denilson et Squillaci, il est le troisième joueur de l’équipe première d’Arsenal a quitter le club en ce début d’été. Et pourtant, Andreï Sergueïevitch Archavine, ou à l’anglaise Andrey Arshavin, est ce genre de joueur atypique qu’on regrette, et dont le départ laisse un gout amer. Le lutin Russe, qui a posé ses valises lors d’une froide journée de janvier 2009, avait de suite prouvé qu’il n’était pas là par hasard, et a largement contribué aux succès des Gunners lors de la seconde partie de saison. Cinq ans plus tard, Arshavin alterne entre banc et tribunes, et ne foule la pelouse qu’à l’entrainement. Des rives de la Volga aux pubs londonniens, en passant par Anfield, la terre conquise du Tsar, retour sur un parcours étrange, à l’image du personnage et du joueur.

Andrei Arshavin voit le jour en mai 81, à Leningrad. Son père, footballeur du dimanche, encourage très rapidement son fils à se lancer à 200% dans le football. Mais alors qu’il est encore enfant, Andrei est percuté par une voiture dans le rue, et devant le divorce de ses parents, ce dernier développe une hypersensiblité et doit régulièrement consulter un psychologue. A 7 ans, son père le pousse à faire ses débuts dans le football et l’inscrit à l’école de football de la Smena, dans laquelle le Zénith puise ses plus grands espoirs. Physiquement limité par sa croissance, le jeune Andrei travaille sa vitesse et sa technique, et devient rapidement un jeune pousse prometteur. A 19 ans, il joue son premier match avec l’équipe première du Zenith, lors d’un match d’Intertoto contre Bradford. Dès lors, la Volga semble avoir vu naitre le futur de la Russie. Arshavin connait une ascension fulgurante, et offre en 2007 un titre de champion que le Zenith attendait depuis 23 ans. L’année suivante, le lutin Russe soulève la coupe UEFA, au terme d’une finale qui le désignera homme du match. Dans les tribunes du City of Manchester Stadium, communément appelé Etihad Stadium, un homme aux cheveux grisonnants a fait 260 km du sud-est pour observer la nouvelle attraction européenne, et grace à ce dernier, Arshavin, auteur d’un Euro flamboyant avec la Russie, pose ses valises à l’Emirates un soir de janvier, alors que la neige jonchait le sol londonien.
Très vite, Arshavin prend pleinement part aux larges succès de sa nouvelle équipe lors de la fin de saison. Si aucun de ses buts ni aucune de ses assists ne furent décisives sur le score tant Arsenal déroula à cette période, le nouvel arrivant ravit les supporters et claque quatre buts à Anfield un soir d’avril, accrochant le nul à lui seul. A l’époque, la tactique Wenger se mutait en 4-3-3, et devant l’inamovibilité de son capitaine et meneur de jeu d’antan Cesc Fabregas, le manager alsacien place Arshavin sur l’aile gauche, en tant que meneur de jeu excentré. Sa palette technique et sa conduite de balle ultra-rapide et précise en font un élément très provocateur et capable de diriger à merveille les phases d’attaques rapides. Mais dans le système Wenger, le milieu Russe ne répond pas aux attentes défensives qu’on a de lui. Les supporters lui reprochent parfois son laxisme et sa désinvolture, qui portent préjudice au bon fonctionnement de toute l’aile. Le point de non-retour est atteint le 22 janvier 2012, près de 100 matchs plus tard. Arshavin a alors perdu sa place depuis près d’un an, la paire Nasri-Fabregas l’ayant mis hors-course début 2011. Ce jour-là, Arshavin est sur le banc face à Manchester United, le jeune Alex Oxlade-Chamberlain lui ayant été préféré. L’Anglais devient l’idole de la foule après sa passe décisive pour le but égalisateur de Robin Van Persie, et cède alors sa place au Russe et à son expérience. Quelques minutes plus tard, Valencia attaque sur son aile droite, et amène le second but des Red Devils en raison d’un défense beaucoup trop tendre de son vis-à-vis, Andrei Arshavin. Ce dernier, auteur d’un début de saison pitoyable, incapable de mener la barque après les départs de Nasri et Fabregas, devient rapidement un problème de taille pour son club. Il reste le second plus gros salaire d’Arsenal, et Wenger ne considère plus rentable que de payer sa prime d’apparition à 15000£. Pourtant, ce dernier fait alors une erreur considérable en reléguant son plus gros transfert au rang de second couteau. Ramsey, qui aurait alors eu besoin d’être soutenu, voire même céder sa place de milieu créateur qui ne lui sied guère, aurait pu/du pouvoir compter sur Arshavin. Le club devra s’en remettre aux passes longues de Song pour approvisionner son buteur fétiche, alors que le Russe aurait pu retrouver son poste de prédilection et apporter une verticalité dans le jeu qui manquait cruellement depuis que Fabregas avait quitté le club. Dans son rôle d’electron libre, Arshavin aurait pu empêcher la “Van Persie dépendance” en apportant du danger devant le but, mais la doublette ne voit jamais durablement le jour. Même lors de la saison précédente, les deux Gunners n’avaient quasiment pas taquiné le cuir ensemble, débutant seulement 8 matchs ensemble dans le onze titulaire. Ainsi, le capitaine de sa sélection nationale est envoyé en prêt dans son ancienne maison, au Zenith Saint Petersbourg pour la fin de la saison 2011/2012.

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« He has done it! FOUR! »

L’année suivante, Arshavin est aux oubliettes. Avec les arrivées de Cazorla et Podolski, le Russe passe au second plan et réalise une quasi saison blanche. Et pourtant, certains chiffres pourraient interpeller: le concerné a joué 350 minutes pour le club, et a marqué un but et délivré 6 passes décisives, ce qui le rend décisif toutes les 50 minutes. Avec de telles statistiques, Arshavin aurait pu bénéficié de plus de clémence. Wenger s’est montré deux fois plus patient avec Gervinho et trois fois plus avec Ramsey. “Il mérite du crédit, il se donne à 100% à l’entrainement et travaille dur” déclarait le coach français au sujet de l’ex-joueur du Zenith en avril dernier. Alors pourquoi? Aujourd’hui, malgré tous ses vices, comme sa sortie alcoolisée récente dans un pub londonien ou son laxisme défensif irritant en match, Arshavin garde l’image d’un joueur attachant. Son doigt posé sur ses lèvres, intimant le silence après ses buts, son sourire permanent sous son bonnet restent en mémoire, même si c’est la déception qui prime alors que le lutin Russe quitte Colney en ce mois de juin. La déception de voir un joueur de classe mondiale quitter le club sur un échec, et surtout de voir que cet échec reste en majeure partie l’oeuvre d’Arsène Wenger.

#Anto 

Pourquoi Arsenal va recruter cet été ?

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Arsenal est le seul grand club qui ne fait de vague. Alors que Chelsea (Cavani, selon Sky Italia le deal serait quasiment bouclé), Barcelone (Neymar), Manchester City (Fernandinho, Navas), Manchester United (Varela) ont déjà été très actif sur le marché des transferts, Arsenal continue à travailler calmement sur ses cibles qui restent un secret de polichinelle. Mais une chose est certaine, Arsenal va recruter cet été.

D’abord, parce que la concurrence en Premier League est toujours plus rude. Cette saison, Arsenal est passé tout près de ne pas se qualifier en Ligue des Champions. Cela fait deux années que le club joue avec le feu et à un moment, ça ne passera plus. Recruter devient donc impératif pour rester compétitif surtout que les concurrents directs se renforcent et qu’ils piochent dans le haut du panier.

Ensuite, Arsenal ne peut plus se reposer sur les ventes des joueurs pour gagner de l’argent pour rembourser la dette et garder une équipe compétitive. Aujourd’hui, le club est à ce carrefour. Soit le club vend des joueurs et il ne sera très certainement pas en Ligue des Champions la saison prochaine, soit le club se renforce et tente de remporter le trophée qui lui manque depuis 8 ans.

De plus,  dans le dernier contrat de sponsoring avec Emirates, il y aurait une clause de résultat imposant à Wenger et son équipe de terminer dans le top 4 pour avoir les £30M. Donc Arsenal a une obligation de résultat et recruter devient obligatoire.

Enfin, cette saison est l’occasion ou jamais pour Arsenal. Chelsea, Manchester United et Manchester City changent tous de manager. Ces équipes pourraient avoir besoin de temps pour se trouver et s’adapter aux systèmes tactiques de leurs nouveaux entraineurs. Arsenal peut donc tirer son épingle du jeu en misant sur sa stabilité.

Pour conclure, on peut être certain qu’Arsenal va viser plus haut cet été. C’est inéluctable. Ivan Gazidis est catégorique dans sa dernière interview. Bien sûr, cela ne reste que des paroles mais il n’a jamais été aussi loin dans son discours. On peut donc légitimement penser que le club recrutera des joueurs sortant du panier supérieur. Arsène Wenger n’a de toute façon pas le choix. Le recrutement d’Ashley Williams semble sur la bonne voie. Higuain, cela semble assez sérieux comme rumeur. Celle de Fabregas que nous vous avons relayé ce matin est difficilement croyable mais elle pourrait devenir plus sérieuse si l’intérêt pour Higuain se concrétise. Une chose est sûre, tant qu’Arsenal n’officialise rien, rien n’est fait.

#Yann