Sans résultats, pire, sans manière…

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« Je trouve les juifs bien prétentieux de s’arroger le monopole de la souffrance devant les supporters d’Arsenal… »

C’est par cette boutade de mauvais goût, au bout d’un énième week-end de déception, que j’ai voulu traduire ma frustration du résultat d’Arsenal à Everton. A froid, ce résultat est un bon résultat. Au bout d’un combat physique intense, sans milieux défensifs de plus de 70 kg dans nos rangs, contre une équipe victorieuse de Manchester United avec la manière, il n’y a pas à rougir. Arsenal n’a pas été inspiré comme souvent, mais a été loin d’être ridicule. Le club croule assez sous les commentaires assassins pour qu’on lui nie ces mérites, ceux notamment sur sa solidité défensive.

Je fais partie des supporters récents d’Arsenal. Je n’ai pas connu l’époque glorieuse du début de siècle, ni même la finale de la LDC en 2006. Je suis né en supporter d’Arsenal quand Wilshere a commencé à éclore.  Et pourtant, je fais corps avec l’histoire du club. Mon imprégnation dans sa légende est totale. Ma fusion avec l’esprit, la santé, le charme du club est exclusive. Mon estime pour Wenger est immense. Arsenal a fini par devenir en  trois ans, un élément central de ma vie. Pour nous, dont le mérite est d’avoir connu le club vierge de titre, la relation est puissante, elle est faite d’espoir, d’attachement et de conviction sur le long terme.

La victoire de février 2011 à l’Emirates contre l’ogre Barcelonais, est à ce jour, mon plus grand orgasme de supporter.  Il s’agit moins de la victoire, anecdotique  – vu la suite qui lui a été réservée – que du panache qu’avait l’équipe ; étant la seule sur le continent à rivaliser dans les registres géniaux de la technique, de la vitesse, de l’esprit de jeu avec la meilleure équipe du monde. Oui ce soir-là, on a atteint le sommet du jeu en récoltant la moisson de ce qu’Arsène Wenger a semé depuis 16 ans.

Nous pouvons être fiers, en ces temps frustes, de notre identité. Arsenal, c’est une marque de fabrique. Le jeu total. Insouciant. Porté vers l’avant. Complice. Le football séduisant est léché que même les ennemis les plus hostiles concèdent au bout de leur jalousie. Quand nous perdions, ce pilier restait comme consolation, comme fabuleuse consolation d’avoir vu des actions de classes. Cette insouciance et cette jeunesse ont un charme qui tranche avec la froide mécanique des mercenaires modernes qui ôte  aux clubs, leur valeur première : leur âme. Nous avons la nôtre, elle survit au désert de titres. Elle nous unit et d’en doutez jamais, c’est le socle des prochains cycles victorieux. Les supporters véritables, les passionnés de foot plus initiés que les crétins assujettis à leurs jeux vidéo, savent qu’un club se construit perpétuellement lors des changements de générations. Malgré les défaites, les colères, l’important ce sont les fondements, les nôtres sont solides. Enfin, je veux y croire….

…Car dernièrement, Arsenal ne fait pas qu’enchainer les contreperformances. L’équipe joue mal. La possession du ballon qui était un marqueur de notre ascendant s’effrite. Notre supériorité technique n’est plus évidente, parfois contestée.  Face à de petites équipes, la maîtrise technique est criardement  médiocre. Les déficits techniques dans le jeu à terre, en remise ( cf Giroud, Gervinho) nous font regretter les décrochages de RVP. Pire que les résultats, l’équipe n’enchante plus. Pour preuve, cette tradition qui semble être le signe pathétique d’un changement de cap : lors des coups d’envoi, l’axe envoie le ballon directement dans des transversales souvent perdus à droite. Combien de fois, on voit Mertesacker se renvoyait la balle avec Sagna, parce qu’il n’y a pas  de  sollicitation. La défense et l’attaque sont coupées en deux. L’équipe nage donc dans cette possession illusoire (cinglante concession d’A.W lui-même). Sans Cazorla dans un bon jour, il n’y a pas de pénétration ni vitesse. Vivement Rosicky pour doubler les munitions. A Everton Wilshere a été plus tranchant, il atteindra sa vitesse de croisière vers fin Décembre.

Les pertes de balles sous pressions  (secteur où nous sommes pauvres) signent justement une réalité démoralisante : l’équipe dicte moins son style. Et ça, ce n’est pas Arsenal, c’est tout sauf les contre-attaques monumentales qu’on faisait, ni le jeu à une touche qui ravissait, ni cette capacité à se projeter vers le bu adverse. Et pour l’amoureux du beau jeu que je suis, pour le garçon excité que j’ai été en rêvant de voir associé Cazorla, Wilshere et Arteta, l’équipe n’a pas le droit de ne pas imprimer son tempo dans le match, avec la volonté de garder le ballon, car c’es le premier indice de qualité des équipes techniques.

Je ne suis meurtri pas par les matchs nuls d’Arsenal, enfin peu,  mais surtout, par la pauvreté dans le jeu qui est une trahison de notre philosophie. Je ne veux pas croire que la solidité défense rime avec cette frilosité à attaquer, à faire rêver, à jouer comme Dortmund, bref ce qui à fait de l’Emirates, un temple de bonheur. Non! We only wants our Football back, the club still is…

Je ne joue pas mon amour pour le club et mon admiration pour Wenger sur un résultat, ni un cycle négatif. Jamais, elles sont éternelles. Mais je veux retrouver l’équipe qui m’a fait rêver, par le jeu et pour le jeu. Perdre est dans l’ordre des choses, perdre son identité, définitivement une trahison.

Quoi de mieux que la réception de Swansea, pour renouer avec les Gunners qu’on aime  dévorer de fierté, de PLAISIR.

 #Elgas

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Aaron Ramsey : itinéraire d’un prodige devenu injustement bouc-émissaire

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Depuis la saison dernière, on peut remarquer qu’en cas de résultats défavorables pour Arsenal, si le Gallois est sur le terrain, on peut être certain qu’il sera considéré comme celui qui est la cause de tous les maux d’Arsenal. Cet acharnement sur Aaron atteint son paroxysme cette saison alors qu’il aligne de bonnes performances avec Arsenal.

Quand je vois les réactions des gens, aussi bien sur twitter que sur facebook, s’acharner sur l’un des plus grand talents britannique, chaque semaine, je suis choqué par ce désamour et ce manque de considération dont il fait l’objet. Je ne suis pas son plus grand fan mais cela suffit.

Aaron a débuté sa carrière, lors de la saison 2006-2007, à Cardiff à 16 ans et 124 jours et déjà il obtient le record de précocité dans son club en étant le plus jeune joueur à évoluer sous les couleurs de Cardiff City. Dès sa première saison, il est repéré par les plus grands clubs anglais et reconnu comme un des grands espoirs du Royaume. Sir Alex Ferguson a même envoyé Gary Neville et son directeur exécutif, David Gill, pour le convaincre et Arsène Wenger a dépêché un jet privé pour que ses parents et lui viennent le rejoindre en Allemagne où il était commentateur de l’Euro 2008. C’est dire les capacités de ce gamin de 16 ans. Conseillé par son entraineur adjoint de l’époque, Terry Burton, aujourd’hui entraineur de l’équipe réserve d’Arsenal, le jeune gallois s’engage à Arsenal.  Le jeune Ramsey a été enthousiasmé à l’idée de travailler avec Arsène Wenger qui est reconnu pour sa capacité à aider les jeunes joueurs à exploiter  leur potentiel.

Très vite Aaron aura sa chance avec Arsenal et obtiendra quelques opportunités en équipe première. Dès ses premières apparitions, il impressionne. Il est l’un des plus jeunes buteurs de l’histoire de la Ligue des Champions. Pour sa première apparition en championnat face à Blackburn, qui pourrait oublier sa fantastique passe décisive pour Adebayor ? Pour sa première saison, il dégageait une maturité incroyable, notamment grâce à un physique assez imposant pour un joueur de son âge. Le sport national au Pays de Galles n’étant pas le football, il n’est pas étonnant de savoir que dans sa jeunesse, Aaron est passé par la case rugby. Il en a hérité un corps musclé lui permettant de s’acclimater rapidement à l’intensité de la Premier League et d’avoir une endurance impressionnante pour un joueur de 17 ans. En 2007-2008, il montra tant de bonnes choses, que l’on pouvait affirmé qu’il était le plus grand talent d’Arsenal, devant Jack Wilshere. Pour certains, il était même programmé pour faire mieux que Cesc Fabregas car il avait la même maturité, une capacité physique supérieure à celle de l’Espagnol et des capacités adaptées à la culture anglaise. Il n’est pas un « pass master » comme a pu l’être Fabregas ou un perforateur comme Wilshere mais il a toutes les qualités d’un joueur qui fait le lien entre l’attaque et la défense.

Sa deuxième saison, selon certains observateurs, aurait pu presque être aussi excitante que la saison 2010-2011 de Jack Wilshere. L’Anglais continue de montrer sa capacité à rendre les choses simples pour ses coéquipiers et le Gallois, lui, montre des qualités mentales et apporte cette étincelle et cette mentalité de gagnant, ce qui manquait à l’époque à Arsenal. Mais, au final, le jeune Ramsey n’a pas eu autant de temps de jeu que Fabregas au même âge ou que Jack Wilshere en 2010-2011. Faute peut être aussi à la présence d’un grand nombre de milieux talentueux (Song, Denilson, Fabregas, Diaby, Rosicky) qui étaient plus expérimentés que lui. Malgré un temps de jeu limité, il a su saisir ses chances en débloquant notamment  des situations compliquées (Stoke City, Portsmouth par exemple).

Puis arriva ce fameux 27 février 2009 et l’infâme incident face à Stoke. Je n’ai pas vu ce match mais sur les vidéos que l’on peut trouver sur le net on peut se rendre compte de la violence du choc. Rien que le bruit du choc laisse présager le pire. Résultat des courses, une double fracture tibia/péroné et une indisponibilité de 9 mois pour le jeune Aaron. Un gros coup au moral et à la confiance pour un jeune joueur. Aujourd’hui, on en voit le résultat, l’étincelle dans son regard a disparue, il n’a plus la même rage de vaincre qu’avant sa blessure. Remercions chaleureusement les bouchers de Stoke (en particuliers Shawcross) d’avoir totalement détruit la confiance de l’un des plus grands talents d’Angleterre. Aaron revient de loin, il aurait pu suivre le même chemin qu’Eduardo mais il s’est relevé.

Cette coupure de 9 mois l’a stoppé net dans son évolution. Mais on l’a vu à son retour, physiquement, il était prêt et avait retrouvé l’entièreté de ses capacités physique. Mais psychologiquement, il en garde encore des séquelles. Il ne s’engage plus comme avant, sa prise de décision n’est plus aussi rapide qu’auparavant. Cette blessure a brisé sa confiance en lui et en son corps. Et ça, c’est le plus dur à réparer. Abou Diaby est dans le même cas qu’Aaron, depuis qu’une blessure a stoppé son développement, sa confiance en son corps a disparue et l’enchaînement de blessures depuis près de deux ans ne l’aide pas à aller mieux. Contrairement à ces deux joueurs, Jack Wilshere retrouvera son niveau bien plus rapidement car sa blessure n’a pas eu lieu sur un fait de match comme pour Aaron et Abou mais elle est dû à une accumulation de matches qui ont provoqués chez lui une fracture de fatigue. Mais à 22 ans le mois prochain, Ramsey a encore toute sa carrière devant lui, donc on peut lui pardonner de ne pas être encore au top.

La bonne nouvelle pour le Gallois est que son retour début 2011 face à Manchester United a été une belle réussite puisqu’il a été étincelant aux côtés de Wilshere et Song et réussissant à marquer le seul but du match. Il a montré lors de son retour qu’il n’était un deuxième Eduardo et qu’il pouvait revenir alors que beaucoup pensaient le contraire. Alors, la raison pour laquelle les fans d’Arsenal  s’acharne sur lui reste un mystère pour moi. Il a la mentalité d’un gagneur, il ne se laisse pas abattre facilement, c’est un combattant sur le terrain. Il le prouve depuis son retour en harcelant ses adversaires de la première à la dernière minute. Il souffre certainement de la comparaison avec Cesc Fabregas et Jack Wilshere qui ont tant manqués à Arsenal et aux fans. Mais Aaron n’est pas comme eux, il n’a pas le même profil, mais ça, je l’ai déjà montré. On le voit à l’entrainement et en match, il travaille beaucoup et comme Jenkinson et Wilshere, il se révèlera (à nouveau). Il peut devenir notre Gerrard ou Lampard.

La saison dernière, Ramsey était loin d’être mauvaise. Il revenait de sa double fracture de la jambe. Ramsey  n’est pas un meneur de jeu comme les fans voudraient le voir mais il ne s’est jamais caché et a continué à travailler pour l’équipe. Selon certains supporters, il a fait aussi bien que Cesc, dans le fonctionnement du milieu de terrain. Mais quelques mauvaises performances et il est devenu le bouc émissaire d’une grande partie des fans. Devenant un exutoire de toutes les frustration des fans, et cela, sans prendre en compte la gravité de sa blessure et le choc que celle-ci a pu avoir sur lui. Il recommence à tenter cette saison, dès qu’il rend le ballon à l’adversaire, il va se battre pour essayer de récupérer le ballon, il a la bonne attitude mais ça, personne ne le voit. On reste sur sa perte de balle et on passe sous silence ce qu’il y a derrière. La saison dernière, il a joué 44 matches pour 3 buts et 8 passes décisives, c’est si mauvais que ça pour un jeune joueur qui joue sa première saison complète après une double fracture de la jambe ? Il a aussi été nommé capitaine de sa sélection par son sélectionneur qui a vu en lui un leader par sa maturité et sa capacité à être un leader par le sacrifice, à chaque match, il se donne à fond et va au bout de lui même. Même si ce brassard est venu trop tôt, ou qu’il a fait une mauvaise performance, il ne se cache pas et prend ses responsabilités. C’est pour cela qu’Arsène Wenger a une grande confiance en lui et elle ne faiblira pas.

Avec Aaron, il faut arrêter de regarder le passé. Il va aller de mieux en mieux. Dans le système actuel d’Arsène Wenger, il n’a pas vraiment de poste de prédilection. Il est polyvalent et c’est ce qui fait sa force. Il est capable de jouer au milieu aux côtés d’Arteta comme de jouer sur une aile pour rendre service à l’équipe. En effet, il a passé une partie de sa formation à Cardiff comme ailier. De plus, son physique lui permet de faire les efforts qu’il faut sur un côté, d’aider à bloquer l’aile. Face à Manchester City, il a montré que ce rôle lui convenait même si ce n’est pas son poste de prédilection. Il peut venir couvrir Cazorla et donner un coup de main au milieu. Son énergie, son déplacement, son endurance et sa ténacité vont l’aider à devenir notre pivot dans les années à venir. Ce pivot est pour le moment Arteta mais celui-ci ne sera pas éternel. C’est pour cela qu’il a besoin de temps de jeu. la saison dernière, il a beaucoup souffert de la mort de Gary Speed, l’homme, son ami qui lui avait fait confiance et lui avait donné le brassard de capitaine du Pays de Galle. Robin van Persie que l’on voyait très souvent s’agacer de la prise de responsabilité et de risque de son jeune coéquipier, n’est plus là et le libère d’un poids et de l’animosité systématique des supporters du fait de son statut de superstar blamaient le jeune Gallois. A 21 ans, il en a pris dans la figure bien plus qu’il n’en méritait mais il s’est toujours relevé. Il compte déjà près de 150 apparitions avec Arsenal à son âge, malgré 9 mois d’absence. On peut être sur qu’il fera partie dans les 3-4 prochaines années du milieu d’Arsenal avec Wilshere et Coquelin.

Alors patience.

#Yann

Compte rendu d’Everton 1 – 1 Arsenal (14ème journée de Premier League)

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Un bon point mais…

C’était pourtant le genre de soirée de milieu de semaine qui commençait bien suite à l’ouverture du score par Theo Walcott à la 1ère minute de jeu. On connait l’importance de bien rentrer dans un match comme celui-ci, qui plus est à l’extérieur, et ça semblait être chose faite aujourd’hui suite à une belle action entre Ramsey et l’anglais. Evidemment c’était trop optimiste de croire que ce serait une balade après ce but, mais de là à penser pouvoir assister à un tel désastre technique…

Beaucoup trop tendre dans l’engagement physique, les Gunners peinent à mettre le pied sur le ballon et négocient mal de bons ballons vers l’avant. Est-ce que la blessure de Koscielny (on parle d’une contusion à la cuisse) deux minutes après le but a refroidi les hommes d’Arsène Wenger ? Probable un instant, mais quand on assiste à une fin de match catastrophique comme celle de ce soir, il faut se rendre à l’évidence : le problème est ailleurs, dans le jeu, dans les têtes, dans la cohésion. Des joueurs qui se marchent dessus, un désastre tactique que provoque la paire Cazorla-Ramsey, un gallois qui perd des ballons que même un joueur de niveau district ne perdrait pas, voilà ce qu’on a vu ce soir à Goodison Park. Alors oui, ramener le nul de l’antre des Toffees peut être considéré comme un bon résultat, mais ce point, on le doit en très grande partie à un Szczesny des grands soirs, mais aussi à une charnière centrale et un Sagna qui ont assuré pour ne pas prendre l’eau.

Mais ça n’empêchera tout de même pas un stratosphérique Fellaini de venir égaliser à la 27ème minute suite à une grossière perte de balle de Ramsey. Jelavic ratera tout seul la balle du 2-1 après un superbe sombrero dix minutes plus tard. Le reste du match ? Un portier polonais qui avait la main plus ferme que jamais et qui a capté, claqué, repoussé le cuir à de nombreuses reprises. Les gunners, eux, ont eu quelques sursauts par moment mais rien d’inquiétant pour Howard. Absolument muet devant tant au sol que dans le domaine aérien, Giroud n’a pas pu être correctement servi une seule fois à part sur un centre de Walcott, un des seuls qui a montré un visage intéressant ce soir.

Au niveau du coaching, les choix de Wenger n’ont absolument rien apporté mais le manager alsacien fait malheureusement avec ce qu’il a. Il manque cruellement un joueur avec un bagage technique complet sur une aile et pas des dribbleurs fous qui se cassent les dents sur les défenses adverses. Notre niveau technique est proche du néant, et quand des joueurs tels que Cazorla ou Arteta sont à la dérive, nous assistons à une impuissance créative et à énormément de déchet dans les passes et dans l’organisation du jeu.

Feuille de match

Everton 1 – 1 Arsenal à Goodison Park

Avertissements : Gibbs (21ème) pour Arsenal, Gibson (30ème) et Oviedo (70ème) pour Everton.

Everton : Howard- Baines, Distin, Jagielka, Hibbert – Pienaar, Osman, Gibson (Hitzlsperger 73ème), Naismith (Oviedo 62ème).

Arsenal: Szczesny – Sagna, Mertesacker, Koscielny (Gibbs 4ème), Vermaelen – Arteta, Wilshere, Cazorla (Coquelin 90ème), Ramsey (Gervinho 80ème), Walcott, Giroud.

Chiffres du match

Tirs (dont cadrés) : Everton 14 (9) – 11 (3) Arsenal
Hors-jeu : Everton 6 – 0 Arsenal
Fautes : Everton 15 – 9 Arsenal
Corners : Everton 6 – 6 Arsenal
Passes réussies : Everton 75% – 81% Arsenal
Possession : Everton 43% – 57% Arsenal

Les notes d’AFC

Szczesny (7.5) : sauve littéralement son équipe ce soir face aux 9 tirs cadrés d’Everton.

Sagna (7) : très bonne performance du francais qui a dû tenir le duo Pienaar-Baines. Il a essayé d’apporter offensivement du mieux qu’il pouvait, malgré parfois un peu de déchet dans ses passes.

Mertesacker (6.5) : il aura eu du boulot face à Jelavic et Fellaini et l’allemand s’en sera vraiment bien tiré dans les duels aériens.

Koscielny (non noté) puis Gibbs (6), un retour un peu hésitant. Il aura eu du mal défensivement et n’aura pas eu le rendement qu’il a habituellement aux avant-postes.

Vermaelen (7.5) : son retour dans la charnière l’a transfiguré. Il a été très costaud défensivement et a soulagé la défense avec beaucoup d’autorité. Il s’est aussi autorisé quelques montées rageuses et a mis en difficulté Howard sur coup franc.

Arteta (5) : l’espagnol est légèrement passé à travers et c’est dans ce genre de match où on voit qu’il ne peut pas assurer au poste de milieu défensif constamment quand il a des joueurs comme Fellaini en face de lui. L’absence de Diaby ne s’en ressent que plus fortement.

Wilshere (7) : il a très bien orienté le jeu et a fait le job habituel d’Arteta étant donné que l’anglais était moins gêné que son coéquipier par Fellaini. Auteur d’un tacle rageur in extremis qui privera Fellaini d’un doublé.

Cazorla (5) : il a fait ce qu’il a pu mais il lui a manqué un joueur technique à ses côtés pour le soulager. Ni Arteta, bloqué par Fellaini, ni Wilshere qui s’est occupé de tourner le jeu n’ont pu l’aider dans la construction. C’est là qu’on voit qu’il manque un ailier créatif comme l’était Nasri. Remplacé par Coquelin.

Ramsey (5) : Auteur de la passe décisive pour Walcott à la 52ème seconde, le Gallois, placé sur une aile a peu à peu disparu face à la puissance du milieu d’Everton. Remplacé par Gervinho, qui à part une bonne passe en retrait pour Cazorla n’a pas apporté ce dont l’équipe avait besoin.

Walcott (7) : l’un des seuls qui ait montré de l’envie. Il construit presque à lui tout seul son but et a été très remuant, posant pas mal de problèmes aux défenseurs d’Everton. Il a été l’auteur de bons centres également, et aurait pu être l’auteur d’une assist pour Giroud.

Giroud (5) : hormis une tête qui frôla la lucarne, l’ex-montpellierain n’a absolument rien montré. Très bien pris par Distin et trop peu aidé par un milieu complétement désorganisé, il n’a rien amené que ce soit au sol ou dans le domaine aérien.

Avant match d’Everton-Arsenal (14ème journée)

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Déplacement chez un concurrent direct ?

Demain soir, les Gunners ne pourront pas compter sur un stratosphérique but de Van Persie pour se sortir du guêpier qu’est Goodison Park. La forme de l’un comme la méforme de l’autre laisse penser que ce déplacement est surement le pire de cette première partie de saison pour les Gunners, en compagnie bien sûr des deux voyages à Manchester. Les Toffees, qui n’ont plus goûté à l’Europe depuis maintenant trois saisons, semblent avoir un nouveau statut dans cette Premier League 2012/2013. Ces derniers montrent une solidité à toute épreuve dans leur antre puisqu’ils restent invaincus à Goodison Park, et ont réussi à faire tomber Manchester United dès la 1ère journée de PL. Emmené par des joueurs comme Baines, Fellaini, Mirallas ou encore Jelavic, les hommes de Moyes, régulièrement dans le haut de tableau depuis maintenant plusieurs années, prétendent cette saison à une place dans les cinq premiers et pourraient bien retrouver l’Europe d’ici peu.

En face, les Toffees retrouveront une bien fébrile formation d’Arsenal , qui plus est à l’extérieur où les gunners n’ont marqué que sept buts pour cinq encaissés. Mais ces derniers pourront peut-être profiter du fait qu’Everton n’a gagné qu’un seul match sur les deux derniers mois. Effectivement, si Moyes et ses joueurs avaient fait une très bonne entame de championnat, octobre et ce début novembre les ont légèrement ralentis dans leur course (5 nuls, 1 victoire et 1 défaite).

Néanmoins, les Gunners pourraient souffrir du trop grand nombre de match à jouer. Cazorla montre parfois des signes de fatigue, il est compliqué de faire souffler Giroud également, et Walcott risque de ne pas être au top suite à sa légère blessure. Entre les matches internationaux, les matches de coupe, de C1 et de PL, Arsenal a-t-il le banc pour pouvoir faire souffler ses joueurs clés sans perdre trop de qualité dans son jeu ?

Joueurs clés

Everton : Marouane Fellaini (15 matches, 6 buts, 4 assists)
Après avoir purgé sa suspension ce week-end, le géant belge est de retour, et avec quelques jours de repos de plus que les autres. Déjà impressionnant ces dernières années, Fellaini est le pilier des Toffees cette saison. Véritable roc au poste de milieu défensif, il lui arrive souvent de se balader tel un électron libre et venir déranger les défenses avec son grand gabarit, tout ce qu’Arsenal peut craindre. Son mètre 94 risque de poser des problèmes à notre milieu de terrain au niveau physique et il faudra le surveiller de près lorsque’il montera aux avant-postes.

Arsenal : Jack Wilshere (3 matches joués, 1 assist)
Comme son homologue belge, Jacky Boy aura eu plus de repos que les autres puisqu’il n’a pas pris part à la rencontre opposant les gunners à Aston Villa. Demain, les hommes de Wenger auront besoin de ses capacités de perforateur de lignes. L’anglais devra être plus malin que les autres et profiter de sa bonne condition physique pour apporter le danger devant la surface des Toffees.

Informations équipes

Everton

Infirmerie : Neville
Incertain : /
Suspendu: /
Derniers résultats : NDVNN
Casier disciplinaire : 22 jaunes, 1 rouge
Meilleur buteur : Fellaini (6)

Arsenal

Infirmerie : Fabianski, Diaby, Rosicky, Santos.
Incertain : /
Suspendu : /
Derniers résultats : NVNDV
Casier disciplinaire : 11 jaunes, 1 rouge.
Meilleur buteur : Cazorla, Giroud, Podolski (4)

Clés du match

  • Everton n’a pas connu la défaite dans 20 de leurs 22 derniers matches de PL.
  • Arsenal a gagné ses 4 derniers matches face aux Toffees toutes compétitions confondues.
  • La dernière défaite d’Arsenal face à Everton en PL remonte à Mars 2007.
  • Les Gunners ont enregistré leur plus grand nombre de victoire (26) et de buts (81) en PL contre Everton.
  • La dernière défaite des Toffees à Goodison Park remonte à mars dernier, contre Arsenal.

Photos de l’entrainement : http://www.arsenal.com/news/news-archive/46062/arsenal-train-ahead-of-everton-pictures

Compte-rendu de la 13ème journée de Premier League

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Les déceptions

Égalisation de Sébastien Bassong face à Everton

Les weekends se suivent et ne se ressemblent pas à Arsenal. Après une victoire 5-2 face à Tottenham, les Gunners n’ont pu faire que match nul (0-0) à Villa Park face à Aston Villa.

Liverpool qui se déplaçait à Swansea City n’a pas confirmé son regain de forme en terminant le match sur le même score qu’Aston Villa – Arsenal (0-0).

Everton recevait ce weekend Norwich City et décidément, cette équipe donne du fil à retordre aux équipes de tête puiqu’Everton n’a pu faire mieux qu’un match nul, un but partout à Goodison Park.

Les tops

But de Gareth Bale

Manchester United, sans être brillant, a su s’imposer sur sa pelouse face à QPR 3 buts à 1 qui recherche désespérément une première victoire en Premier League. A noter que QPR se présentait à Old Trafford sans entraineur puisque Mark Hughes a été limogé et c’est Harry Redknapp qui devrait prendre sa succession.

Tottenham semble s’être remis de la gifle prise à l’Emirates Stadium la semaine dernière en battant l’une des équipes surprise de ce début de saison, West Ham United, sur le score de 3 buts à 1.

West Bromwich Albion continue d’impressionner en Premier League en s’emparant de la 3ème place du championnat aux dépends de Chelsea. Pour se faire, les joueurs de WBA ont été s’imposer 4-2 sur le terrain de Sunderland.

Wigan s’est bien repris après la claque encaissée à Liverpool la semaine passée. En effet, Les joueurs de Wigan se sont imposés 3-2 face à Reading grâce au héros Jordi Gomez qui a inscrit un hat-trick.

Stoke City continue sa série de bons résultats en écartant Fulham 1 but à 0 sur son terrain pour aligner un troisième match sans défaite.

Le Leader

Manchester City se déplaçait à Chelsea qui accueillait son nouvel entraineur, Rafa Benitez après  le renvoie de Roberto Di Matteo en milieu de semaine. Le match a accouché d’un match nul 0-0 qui ne fait pas les affaires des deux équipes puisqu’elles perdent toutes les deux une place au classement. Manchester City perd sa place de leader au profit de Manchester United et Chelsea continue de s’écrouler et se retrouve à la 4ème place derrière West Bromwich Albion.

La perf’ du weekend

La belle performance du weekend est à mettre au crédit du promu Southampton qui s’est imposé sur sa pelouse face à Newcastle sur le score de 2 à 0. Gaston Ramirez et Adam Lallana ont permis aux Saints d’obtenir une belle victoire et ainsi sortir de la zone de relégation.

Résultats du weekend

Sunderland 2-4 West Bromwich Albion (Gardner 73′, Sessegnon 87′ / Gera 30′, Long 44′, Lukaku PEN 81′, Fortuné 90+5′) Stadium of Light (36,390)

Everton 1-1 Norwich City (Naismith 12′ / Bassong 90′) Goodison Park (34,502)

Manchester United 3-1 Queens Park Rangers ( Evans 64′, Fletcher 68′, Hernandez 71′ / Mackie 52′) Old Trafford (75,603)

Stoke City 1-0 Fulham (Adam 26′) Britannia Stadium (26,921)

Wigan Athletic 3-2 reading (Jordi Gomez 58′, 68′, 90+2′ / Morrison 35′, Al Habsi CSC 79′) The DW Stadium (15,436)

Aston Villa 0-0 Arsenal  Villa Park (34,607)

Swansea City 0-0 Liverpool Liberty Stadium (20,621)

Southampton 2-0 Newcastle United (Lallana 34′, Ramirez 60′) St. Mary’s Stadium (31,410)

Chelsea 0-0 Manchester City Stamford Bridge (41,792)

Tottenham Hotspurs 3-1 West Ham United (Defoe 44′, 64′, Bale 58′ / Carroll 82′) White Hart Lane (36,043)

Calendrier de la 14ème journée

Mardi 27 novembre

Sunderland 20h45 Queens Park Rangers

Aston Villa 21h Reading

Mercredi 28 novembre

Chelsea 20h45 Fulham

Everton 20h45 Arsenal

Southampton 20h45 Norwich City

Stoke City 20h45 Newcastle United

Swansea City 20h45 West Bromwich Albion

Tottenham Hotspurs 20h45 Liverpool

Manchester United 21h West Ham United

Wigan Athletic 21h Manchester City

Compte-rendu Aston Villa 0-0 Arsenal (13ème journée de Premier League)

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Submergés..

C’est sous une pluie torrentielle qu’Arsenal se déplaçait à Villa Park pour le compte de la 13ème journée de Premier League. Les Gunners avaient besoin d’une troisième victoire de suite (dont une en Ligue des Champions) pour ne pas être décrocher du top 5, tout comme Aston Villa avait besoin d’une victoire pour espérer sortir de la zone de relégation.

Dès le début de match, les Gunners mettent le pied sur le ballon et imposent leur rythme aux Villans. Mais très vite, les joueurs d’aston Villa reprirent le dessus sur des joueurs d’Arsenal moins tranchants. Ce sont d’ailleurs eux qui se manifestèrent les premiers sur une frappe tendue que Szczesny repoussa des deux points. Aston Villa prit de plus en plus confiance et son pressing se fit de plus en plus efficace, annihilant toute velléité de construction du jeu de la part des Gunners. Arsenal tenta de répliquer à la 28ème minute par Ramsey, mais son tir à raz de terre fut repoussé par Guzan à la façon d’un gardien de handball. Il faudra ensuite attendre la 56′ pour voir une deuxième occasion pour Arsenal. Oxlade-Chamberlain transperce le côté droit pour centrer pour Ramsey au premier poteau, mais ce dernier est contré au dernier moment par un joueur de Villa. Face à une équipe solidaire en défense, Arsenal prouve encore ses lacunes sur le plan collectif et on sent toujours que l’équipe manque de cohésion. Le déchet dans les transmissions de passes en est la preuve. Le pressing des joueurs d’Aston Villa a été d’une redoutable efficacité en pressant parfaitement les deux dépositaires du jeu d’Arsenal : Cazorla et Arteta qui n’ont quasiment pas existés du match. Au contraire de Ramsey qui s’est retrouvé un peu plus libre et qui a su se créer des occasions. Reste plus qu’à retrouver la finition pour le Gallois.

Le choix logique de faire tourner son effectif n’ayant pas aboutit au résultat escompté par Arsène Wenger, le match face à Everton en milieu de semaine devient presque capital pour ne pas être décroché de la course à l’Europe.

Feuille de match

Aston Villa 0–0 Arsenal à Villa Park (affluence : 34067)

Avertissements : El Ahmadi (21e) pour Aston Villa

Aston Villa : Guzan – Lowton, Vlaar (Lichaj, 51e), Clark, Stevens – Westwood, Bannan, El Ahmadi (Holman, 63e) – Agbonlahor, Benteke, Weimann (Albrighton, 90e). Entr : P.Lambert

Arsenal : Szczesny – Jenkinson, Mertesacker, Koscielny, Gibbs – Arteta Ramsey, Cazorla – Oxlade-Chamberlain (Arshavin, 77e), Giroud (Coquelin 86e), Podolski (Gervinho, 70e). Entr : A.Wenger

Chiffres du match

Possession de balle : Aston Villa 37% – 63% Arsenal
Tirs (tirs cadrés) : Aston Villa 9 (4) – 12 (1) Arsenal
Hors-jeux : Aston Villa 3 – 3 Arsenal
Fautes : Aston Villa 8 – 10 Arsenal
Corners : Aston Villa 7 – 6 Arsenal
Passes réusies : Aston Villa 74% – 88% Arsenal
Duels aériens gagnés : Aston Villa 39% – 61% Arsenal
Arrêts : Aston Villa 4 – 4 Arsenal

Notes des joueurs

Sczezsny (7) :  Il a été l’auteur d’une bonne prestation ce soir, peu d’arrêts mais 2 excellents arrêts dont un du bout des doigts qu’il dévie sur sa latte à la 67ème minute. Son plus gros problème reste la relance qui ont mis quelques fois ses coéquipiers en danger et qui n’a pas permis l’exploitation des contres.

Koscielny  (7,5) :  Il nous a gratifié d’une prestation 4 étoiles ce soir, présent sur tous les fronts, en défense : où il mettra en échec durant tout le match Christian Benteke mais aussi présent offensivement où il fera peser de sa personne dans les contres surtout ! Il rate une occasion où il se retrouve tout seul face au gardien mais n’est pas sur ses appuis pour cadrer sa frappe. Il semblerait que Kos ait récupéré son niveau de la saison passée.

Mertesacker (7,5) : Lui aussi, a définitivement monté d’un cran depuis la saison dernière, plusieurs tacles importants en situation critique qui anéantiront les offensives des Villans, de plus en plus fort à chaque match.

Jenkinson (4,5) : Trop évasif ce soir, il s’est laissé trop facilement avoir en défense, il a quand même été présent sur les centres du flanc gauche Villans… Offensivement présent, mais peu de centres ou passes arrivaient à destination et beaucoup d’hésitations.

Gibbs (5) :  Il nous a fait une prestation de moindre qualité ce soir, surement dû à son retour. Il a souvent été à contretemps et dans les montées offensives peu de centres arrivaient à ses coéquipiers.

Arteta (4) : Un match à oublié pour le capitaine du soir d’Arsenal. Dominé au milieu du terrain par des joueurs de Villa sur-motivés  En seconde mi-temps, il a quasiment disparu, laissant parfois des boulevards aux adversaires.

Cazorla (4) : Il est à inscrire à la liste des abonnés absents pour ce soir, malgré quelques situations offensives crées par notre lutin espagnol, il a perdu beaucoup de ballons, une chose est sûre ce n’est pas le Cazorla de la semaine dernière qui a joué ce soir.

Ramsey (7) :  Il a répondu présent quand on l’aligne dans son rôle de prédilection, il s’est démené au milieu pendant tout le match malgré quelques cafouillages au niveau des passes et des contrôles de balles. Il a été dans presque tous les bons coups mais la finition, c’est pas encore ça !

Podolski (4) :  Il continue sur sa lancée. A part son éclair de génie de mercredi, il n’apporte pas grand chose et ne semble pas dans le même tempo que ses coéquipiers. Il sera remplacé pour Gervinho à la 68′.

Oxlade-Chamberlain (7) :Il s’est donné corps et âme pour l’équipe durant tout le match. Plus que présent en attaque, il donna quelques bons ballons dont un à Ramsey qui fut devancé de justesse.  Sa jeunesse et sa fougue lui ont permis de revenir aider son coéquipier Jenkinson à défendre son aile droite.

Giroud (6) : Il a été présent face à une défense intraitable d’Aston Villa, il était au coeur de pratiquement toutes les occasions de l’équipe, malgré quelques tirs ratés il n’aura pas eu beaucoup d’occasions à se mettre sous la dent. Il  a été remplacé par Francis Coquelin à la 85ème minute

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Un bon contrat, mais…

Par défaut

Aujourd’hui, Ivan Gazidis, directeur exécutif d’Arsenal, a annoncé le renouvellement du contrat de sponsoring maillot avec Fly Emirates pour une valeur de £150 millions et pour une durée de 5 ans. Il a, de plus, annoncé que le naming du stade était prolongé jusqu’en 2028. Mais concrètement, à quoi va servir cet argent ? Quels sont les modalités de ce contrat ? Est ce un bon contrat pour Arsenal ? Voilà quelques questions auxquelles, nous allons apporter quelques éléments de réponse.

Un bon contrat, mais…

Si, à première vue, ce contrat est bénéfique au club, dans ses modalités, il existe un certain nombre d’interrogations. En effet, ce contrat démontre un développement économique du club et un pas en avant puisqu’il permet à Arsenal de rattraper son retard en la matière. Le précédent contrat de sponsoring maillot d’Arsenal s’élevait à £5,5M par an. Autrement dit, un contrat ridicule en comparaison de ses rivaux. Aujourd’hui, il devrait dépasser le contrat de sponsoring de Manchester City et celui de Manchester United (Le contrat de sponsoring avec General Motors n’est pas pris en compte) avec £30 millions par saison. Mais comme je le disais en introduction, le contrat de sponsoring maillot cours pour les 5 prochaines années et le naming en lui aussi prolongé de 7 ans. Donc que représentent réellement ces £150 millions ? Il y a donc plusieurs possibilités

  • Soit cette somme ne représente que le sponsor maillot. Auquel cas, Arsenal percevra £30M chaque saison les cinq prochaines années. Mais qu’en est-il du naming du stade ? Est ce que cela signifierait qu’il est nommé ainsi « gratuitement » ? Que le nom du stade ne rapporte pas de l’argent en lui même et qu’il n’est qu’une modalité du contrat de sponsoring maillot ?
  • Soit la somme est répartie sur les deux contrats. Dans ce cas, Comment se répartit la somme ? Elle peut très bien se répartir de la façon suivante : Un contrat de sponsoring maillot de £20M par saison pendant 5 ans et £5M de naming pendant 7 ans. Ou encore une autre répartition.

Bref, bien que cela reste un bon contrat, en nette progression par rapport au précédent, des doutes subsistes sur certains points. En particulier, sachant qu’Arsenal est le seul grand club d’Angleterre (avec Manchester City) à utiliser un contrat de naming pour son stade et que si on se situe dans la première éventualité, il serait dommage de ne pas pouvoir tirer profit de cet avantage.

Pour terminer ce point, en effet, Arsenal va rattraper son retard en matière de contrat sur certains clubs mais il reste du travail puisque les clubs comme Manchester City ou Chelsea ont des avantages. Ici, on ne peut comparer Arsenal et Manchester United pour une simple raison, les Red Devils sont les meilleurs en la matière et ils ont été dans les premiers à le faire. Leur prochain contrat de sponsoring avec General Motors en est la preuve : £350M sur sept ans, soit £50M par saison payé par la marque américaine pour voir apparaître Chevrolet sur tout les maillots de Manchester United. et pour anecdote, le directeur marketing de GM a été licencié dans la semaine qui a suivi la signature de ce contrat (Coïncidence ?) et les médias américains attribue ce limogeage à ce contrat.

Un avantage sur le long terme

Arsenal peut voir un peu plus grand avec près de £24,5M, se permettre d’acheter un peu plus cher, ou bien offrir des salaires plus élevés, tout en respectant la grille salariale appliquée aujourd’hui. Sur le court terme, ce deal n’aura pas plus d’influence que cela sur la politique de transfert du club. selon Darren de l’AST, Arsenal a en réserve près de £95M, donc largement de quoi faire. Et comme, Jad l’annonçait hier dans sa chronique, il ne devrait pas y avoir beaucoup de mouvements (d’arrivées en particulier) en janvier, sauf urgence. C’est sur le long terme que cela peut avoir un impact. En effet, avec £24,5M supplémentaire chaque saison, Arsenal aura de quoi voir venir sereinement le fair play financier. Surtout que la balance commerciale du club est positive, ce qui jouera un rôle lors de l’instauration de cette nouvelle règle par l’UEFA. Pour plus d’informations sur le Fair play financier, il suffit de cliquer ici : https://arsenalfrenchclub.wordpress.com/2012/08/28/que-va-changer-le-fair-play-financier/ et pour la politique du club ici : https://arsenalfrenchclub.wordpress.com/2012/09/24/la-politique-darsenal/.

#Yann