Un nouveau contrat record avec Puma pour Arsenal

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Comme le Mirror l’a annoncé hier soir, Arsenal a signé un contrat record avec Puma s’élevant à 200M€ (£170M) sur 5 ans soit 40M€ (£35M) par saison. Soit le plus gros contrat en la matière en Angleterre. Jusqu’à aujourd’hui, c’était Liverpool qui  détenait le plus gros contrat en la matière avec £25M par saison.

Le contrat actuel avec Nike s’élève à 65M€ sur 7 ans soit un petit peu plus de 9M€ par saison et qui se terminera la saison prochaine. Ce qui signifie que le contrat avec Puma ne débutera que l’été prochain pour la saison 2014-2015 puisque le contrat avec l’équipementier Nike ne se terminera qu’à la fin de la saison 2013-2014.

Toujours selon le Mirror, une source proche de Nike aurait dit : « Nike tenait à travailler avec Arsenal, d’entretenir cela, mais pas à n’importe quel prix. »

Ce nouvel accord vient concrétiser l’excellent travail effectuer par Arsène Wenger et Ivan Gazidis pour pérenniser le club au plus haut niveau. En effet,  Ce nouveau contrat vient s’ajouter au deal avec Emirates qui rapportera 177M€ (£150M) sur les 5 prochaines années et au £30M supplémentaires qu’Arsenal recevra au titre des droits tv.

Ces contrats arrivent à point nommé puisqu’Arsenal est virtuellement sans dette (voir cet article pour plus de précision : https://arsenalfrenchclub.wordpress.com/2013/02/28/resume-detaille-du-bilan-financier-et-perspectives-financiere-darsenal/) et que le Fair Play Financier devrait entré en vigueur en 2014-2015.

Le travail effectué par Arsène Wenger, que l’on peut qualifier de visionnaire, se concrétise petit à petit. Depuis son arrivée, il a imprimé à Arsenal une philosophie de jeu, installé Arsenal dans son propre stade et dès le début, il voulait que le club forme ses propres joueurs comme le fait le Barça aujourd’hui et comme l’a si bien fait l’Ajax Amsterdam. Aujourd’hui, son projet abouti. Arsenal est (presque) débarrassé de sa dette, des jeunes de l’académie comme Akpom, Bellerin, Gnabry, Olsson, Eisfeld, vont pouvoir prétendre à une place en équipe première et Arsenal peut désormais s’appuyer sur une base financière solide.

#Yann

Résumé détaillé du bilan financier et perspectives financière d’Arsenal

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Le bilan financier d’Arsenal sur la période du 1er juin 2012 au 30 novembre, continue de révéler ses « secrets ». Notre premier article du 25 février se contentait de faire état des principales informations qui se dégageaient de ces résultats alors que cet article va pousser plus loin l’analyse de ce bilan et tenter de prévoir ce que sera la situation du club à la fin de la saison.

La situation financière du club

La première bonne nouvelle de ce bilan financier est que le club est virtuellement debt free, c’est à dire que le club est virtuellement sans dette. En effet, la dette nette du club s’élevait, au 30 novembre 2012, à £98,9M. Selon les informations de Jad, depuis le bilan financier, Arsenal aurait payé une échéance de sa dette, qui devrait être, à l’heure où cet article est écrit, de £80M environ. Le club est virtuellement sans dette puisque sa réserve d’argent disponible s’élevait à £123,3M au 30 novembre 2012 et couvrait la dette. Toujours selon Jad, cette réserve de cash s’élèverait, à l’heure d’aujourd’hui, à £140-145M. Soit environ £20M de plus qui, vraisemblablement, proviendrait des recettes les jours de match puisque dix matches à domicile ont été joué depuis la clôture de cette période financière.

Du côté des autres bonnes nouvelles, Arsenal devrait recevoir à la fin de saison £30M supplémentaires en droits tv, £30M du nouveau deal avec Emirates et £19M des ventes des terrains d’Highbury. Mais ce nouveau contrat de sponsoring avec Emirates comporte une clause particulière qui oblige Arsenal à se qualifier chaque saison en Ligue des Champions pour recevoir l’intégralité des £30M. Le paiement du premier versement n’est pas soumis à cette clause, donc quoiqu’il advienne, Arsenal recevra ces £30M en fin de saison. Cette obligation de résultat contraint donc Arsenal à investir pour se maintenir pour conserver sa place dans le Big 4. D’ici la fin de la saison, Arsenal devrait recevoir aussi £31,5M au titre d’indemnités de transferts qui n’avaient pas encore été payées. Arsenal doit aussi £13M pour les transferts de Podolski et Cazorla d’ici la clôture du championnat. En fin de saison, le pactole total d’Arsenal sera d’environ £180M dont 80 probablement bloqués pour le remboursement de la dette. Il resterait finalement £100M disponible pour le recrutement cet été. Ce calcul enlève toutes les charges de fonctionnement interne du club, les salaires des joueurs, etc..

Au rayon des inquiétudes, il y a les revenus commerciaux qui sont assez inquiétant pour un club qui souhaite emprunter la même voie que le Bayern Munich. Sur la saison 2011-2012, le club bavarois cumulait 200M€ de revenu commercial alors que dans le même temps, celui d’Arsenal s’élevait à 64,9M€. Dans le même temps, les recettes les jours de match sont en baisse cette saison de £15-20M et le club montre une dépendance inquiétante des ventes des joueurs qui ont permises au club de faire des profits ces deux dernières années. Le défi qu’Arsenal aura à relever dans les prochaines années sera de développer ses revenus commerciaux afin de pouvoir continuer à concurrencer le gotha européen et attirer des grands joueurs. Bien que les trophées soient l’une des clés pour les faire venir, il faut que le club ait les capacités financières pour supporter des gros salaires et conserve dans le même temps, ses meilleurs joueurs.

Grille salariale

Equipe première

Salaire par semaine

Salaire par an

Lukas Podolski

£107,000

£5,564,000

Tomas Rosicky

£80,000

£4,160,000

Per Mertesacker

£80,000

£4,160,000

Andrey Arshavin

£78,000

£4,056,000

Santi Carzorla

£70,000

£3,640,000

Mikel Arteta

£70,000

£3,640,000

Thomas Vermaelen

£70,000

£3,640,000

Theo Walcott

£90,000

£4,680,000

Olivier Giroud

£60,000

£3,120,000

Gervinho

£60,000

£3,120,000

Bacary Sagna

£60,000

£3,120,000

Marouane Chamakh

£60,000

£3,120,000

Andre Santos

£60,000

£3,120,000

Jack Wilshere

£80,000

£4,160,000

Abou Diaby

£60,000

£3,120,000

Denilson

£60,000

£3,120,000

Laurent Koscielny

£60,000

£3,120,000

Johan Djourou

£50,000

£2,600,000

Kieran Gibbs

£50,000

£2,600,000

Nicklas Bendtner

£50,000

£2,600,000

Sebastien Squillaci

£50,000

£2,600,000

Aaron Ramsey

£50,000

£2,600,000

Wojciech Szczesny

£50,000

£2,600,000

Lukasz Fabianski

£50,000

£2,600,000

Ju Young Park

£50,000

£2,600,000

Vito Mannone

£30,000

£1,560,000

Alex Oxlade-Chamberlain

£50,000

£2,60,000

Carl Jenkinson

£30,000

£1,560,000

Emmanuel Frimpong

£30,000

£1,560,000

Francis Coquelin

£30,000

£1,560,000

Ryo Miyaichi

£18,000

£936,000

Ignasi Miquel

£10,000

£520,000

Joel Campbell

£10,000

£520,000

Nacho Monreal

£60,000

£3,120,000

Le salaire d’Andrei Arshavin, dans le tableau, ne comprend pas les primes qui font augmenter son salaire à 90k/semaine. De même que celui de Theo Walcott, son salaire fixe est de 90k mais avec les primes son salaire arrive à 110k/semaine.

Le bilan financier a aussi révélé une augmentation de la masse salariale de £143M à £150-155M par an. Mais celle-ci devrait sensiblement diminuée du fait des départs des indésirables (en rouge dans la liste) et du non renouvellement de leu contrat (Arshavin, Squilacci et Fabianski). Le non renouvellement de ces trois contrats permettra d’économiser £9 256 000 par an. Concernant les indésirables, la vente de ces joueurs permettrait d’ajouter des liquidités pour les transferts et permettrait d’économiser £17 160 000 de salaires par an. Sans compter aussi Vito Manonne qui a fait part de ses envies d’ailleurs à Sky Italia et l’incertitude autour de Bakary Sagna qui permettraient d’encore économiser £4 680 000 à l’année.

#Yann

Un bon contrat, mais…

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Aujourd’hui, Ivan Gazidis, directeur exécutif d’Arsenal, a annoncé le renouvellement du contrat de sponsoring maillot avec Fly Emirates pour une valeur de £150 millions et pour une durée de 5 ans. Il a, de plus, annoncé que le naming du stade était prolongé jusqu’en 2028. Mais concrètement, à quoi va servir cet argent ? Quels sont les modalités de ce contrat ? Est ce un bon contrat pour Arsenal ? Voilà quelques questions auxquelles, nous allons apporter quelques éléments de réponse.

Un bon contrat, mais…

Si, à première vue, ce contrat est bénéfique au club, dans ses modalités, il existe un certain nombre d’interrogations. En effet, ce contrat démontre un développement économique du club et un pas en avant puisqu’il permet à Arsenal de rattraper son retard en la matière. Le précédent contrat de sponsoring maillot d’Arsenal s’élevait à £5,5M par an. Autrement dit, un contrat ridicule en comparaison de ses rivaux. Aujourd’hui, il devrait dépasser le contrat de sponsoring de Manchester City et celui de Manchester United (Le contrat de sponsoring avec General Motors n’est pas pris en compte) avec £30 millions par saison. Mais comme je le disais en introduction, le contrat de sponsoring maillot cours pour les 5 prochaines années et le naming en lui aussi prolongé de 7 ans. Donc que représentent réellement ces £150 millions ? Il y a donc plusieurs possibilités

  • Soit cette somme ne représente que le sponsor maillot. Auquel cas, Arsenal percevra £30M chaque saison les cinq prochaines années. Mais qu’en est-il du naming du stade ? Est ce que cela signifierait qu’il est nommé ainsi « gratuitement » ? Que le nom du stade ne rapporte pas de l’argent en lui même et qu’il n’est qu’une modalité du contrat de sponsoring maillot ?
  • Soit la somme est répartie sur les deux contrats. Dans ce cas, Comment se répartit la somme ? Elle peut très bien se répartir de la façon suivante : Un contrat de sponsoring maillot de £20M par saison pendant 5 ans et £5M de naming pendant 7 ans. Ou encore une autre répartition.

Bref, bien que cela reste un bon contrat, en nette progression par rapport au précédent, des doutes subsistes sur certains points. En particulier, sachant qu’Arsenal est le seul grand club d’Angleterre (avec Manchester City) à utiliser un contrat de naming pour son stade et que si on se situe dans la première éventualité, il serait dommage de ne pas pouvoir tirer profit de cet avantage.

Pour terminer ce point, en effet, Arsenal va rattraper son retard en matière de contrat sur certains clubs mais il reste du travail puisque les clubs comme Manchester City ou Chelsea ont des avantages. Ici, on ne peut comparer Arsenal et Manchester United pour une simple raison, les Red Devils sont les meilleurs en la matière et ils ont été dans les premiers à le faire. Leur prochain contrat de sponsoring avec General Motors en est la preuve : £350M sur sept ans, soit £50M par saison payé par la marque américaine pour voir apparaître Chevrolet sur tout les maillots de Manchester United. et pour anecdote, le directeur marketing de GM a été licencié dans la semaine qui a suivi la signature de ce contrat (Coïncidence ?) et les médias américains attribue ce limogeage à ce contrat.

Un avantage sur le long terme

Arsenal peut voir un peu plus grand avec près de £24,5M, se permettre d’acheter un peu plus cher, ou bien offrir des salaires plus élevés, tout en respectant la grille salariale appliquée aujourd’hui. Sur le court terme, ce deal n’aura pas plus d’influence que cela sur la politique de transfert du club. selon Darren de l’AST, Arsenal a en réserve près de £95M, donc largement de quoi faire. Et comme, Jad l’annonçait hier dans sa chronique, il ne devrait pas y avoir beaucoup de mouvements (d’arrivées en particulier) en janvier, sauf urgence. C’est sur le long terme que cela peut avoir un impact. En effet, avec £24,5M supplémentaire chaque saison, Arsenal aura de quoi voir venir sereinement le fair play financier. Surtout que la balance commerciale du club est positive, ce qui jouera un rôle lors de l’instauration de cette nouvelle règle par l’UEFA. Pour plus d’informations sur le Fair play financier, il suffit de cliquer ici : https://arsenalfrenchclub.wordpress.com/2012/08/28/que-va-changer-le-fair-play-financier/ et pour la politique du club ici : https://arsenalfrenchclub.wordpress.com/2012/09/24/la-politique-darsenal/.

#Yann

Le projet d’Arsenal en 3 phases

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Dans une interview accordée à la BBC, le directeur exécutif  d’Arsenal, Ivan Gazidis évoquait avec beaucoup de confiance l’avenir du club et notamment sur les fruits du travail accompli que le club allait récolter dans les années à venir. Mais concrètement, quelle est cette stratégie ? Que signifie cette « première partie de notre vision » ? Voici quelques éléments de réponse.

« Phase 0 »

Mais avant de parler de l’aspect économique et financier du projet d’Arsenal, parlons de l’aspect sportif que j’appellerais « phase 0 ». En effet, L’arrivée d’Arsène Wenger à Arsenal a révolutionné le club à tous les niveaux. Il a apporté avec lui une vision de jeu, un projet sur lequel il se base depuis 16 ans maintenant. Cette vision qui se base sur un jeu offensif, de mouvements et sur des jeunes joueurs talentueux a fait la gloire d’Arsenal au début des années 2000 et continuera par l’éclosion de jeunes joueurs tels que Jack Wilshere, Alex Oxlade-Chamberlain, Carl Jenkinson, Serge Gnabry, Thomas Eisfeld, et j’en passe… Le fond de jeu prôné par Arsène Wenger est maintenant ancré au plus profond d’Arsenal. Dès leur plus jeune âge, les joueurs formés à Arsenal pratiquent le style « Wenger », ce qui a pour conséquence d’avoir des jeunes qui s’intègrent beaucoup plus facilement en équipe première. C’est principalement le modèle actuel du FC Barcelone et celui de l’Ajax Amsterdam qui est l’inspiration du technicien français. Maintenant que ce fond de jeu est ancré dans la tradition du club, Arsenal peut désormais se développer économiquement afin de rivaliser avec les plus riches en Europe.

Phase 1 du projet d’Arsenal

C’est la première partie du projet évoquée par Ivan Gazidis. Elle consiste dans l’installation d’Arsenal dans son propre stade et d’en obtenir des profits. Des sacrifices sont donc inévitables dans l’objectif final d’être autonome financièrement. Les abonnements au stade ont explosé et sont devenus les plus chers du Royaume et le calibre des joueurs a considérablement diminué par rapport à la dernière génération d’Highbury. Cela en raison de la dette contractée pour la construction du stade, dont Arsenal est propriétaire (seul club anglais dans cette situation !). L’objectif de cette première phase est clairement de faire le plus de profit possible afin de rembourser cette dette. D’où la vente des meilleurs joueurs du club qui possèdent les plus grosses valeurs marchande pour Arsenal et une grille salariale stricte afin de limiter les dépenses du club. Cette première phase devrait se terminer d’ici 2014 selon les dires du directeur exécutif du club puisque le club entrerait dans une seconde phase de renégociation de contrats commerciaux.

Deuxième et dernière phase du projet

Selon les projections du club, Arsenal sera en mesure de concurrencer les clubs les plus riches d’Europe d’ici les deux ou trois prochaines saisons. Ce qui signifie que la dette d’Arsenal devrait être intégralement remboursée d’ici là. De plus, dans les deux années à venir, les contrats de sponsoring du stade et maillot du club vont être renégociés. Le sponsoring maillot avec Fly Emirates s’élevant à £5,5 millions par saison, est surpassé par celui de Manchester United par exemple qui s’élève à £28 millions. Le contrat d’équipementier avec Nike (£13 millions) arrive lui aussi à son terme et Arsenal peut espérer doubler la valeur de ce contrat. On parle d’ailleurs d’un contrat de £25 millions avec Adidas.

Autrement dit, Arsenal a préféré faire une croix sur dix années sans gagner de trophées et ainsi mettre en place des bases financières saines en vue de l’instauration du fair play financier de l’UEFA en 2014 et ne pas être inquiété par ce dernier.

#Yann

La politique d’Arsenal

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Politique sportive

 Depuis toujours, Arsenal a été un modèle pour l’intégration des jeunes joueurs et de les faire progresser jusqu’aux plus haut niveau. Mais cette politique n’a pas pris forme en raison de la construction de l’Emirates Stadium. Des joueurs comme Thierry Henry, Nicolas Anelka, Tony Adams, Ashley Cole, Patrick Vieira, Liam Brady, David O’Leary (qui a débuté sa carrière à Arsenal à 15 ans en 1973 !), ou encore Marc Overmars, donc cette politique basée sur la jeunesse est même inscrite dans les gênes du club. Arsène Wenger a seulement perpétué la tradition du club et son l’égide du français, cette politique a connu ses moments de gloire dont l’apogée a été la saison 2003-2004 où l’équipe construite par Wenger a reçu le surnom « The Invincibles » en restant invaincu toute une saison en championnat.

L’atout majeur de cette politique est Arsène Wenger. Par sa philosophie de jeu et sa capacité a tiré le meilleur de ses joueurs, Arsenal ne pouvait que réussir sous les ordres de l’Alsacien. A son arrivée, il a réussit à fédérer l’équipe autour d’un projet de jeu offensif basé sur le mouvement et les redoublements de passes alors que jusque là, Arsenal était principalement connu pour être un bloc défensif très solide et ne pratiquant pas un jeu particulièrement flamboyant. Arsène Wenger a révolutionné la philosophie de jeu d’Arsenal.

Les premières (et principales) recrues d’Arsène Wenger ont été Patrick Vieira (20 ans), Nicolas Anelka (17 ans), Marc Overmars (24 ans), Freddie Ljungberg (21 ans), Nwankwo Kanu (21 ans), Thierry Henry (21 ans), Kolo Touré (20 ans), Gilberto Silva (25 ans), Robin van Persie (20 ans), Alex Song (17 ans), Abou Diaby (19 ans), Cesc Fabregas (16 ans), Emmanuel Adebayor (21 ans), etc… Sans Arsène Wenger, la grande majorité de ces joueurs ne seraient pas devenu ce qu’ils sont ou ont été sans le talent du Français.

A début, Wenger a réussit à conserver ses jeunes joueurs et à profiter de leur talent car, jusque récemment, la concurrence en Premier League n’était pas celle d’aujourd’hui. La plupart du temps, le titre se jouait entre Arsenal et Manchester United. Alors qu’aujourd’hui, Chelsea et Manchester City sont venus s’ajouter à ce duo et des équipes comme Tottenham, Liverpool, Everton jouent les troubles fêtes. De plus, conserver ses talents, est devenu une chose difficile en raison des mannes financières quasi illimitées de certains clubs qui en profitent pour rapatrier les joueurs à leur explosion.

C’est pour cette raison que cet été, Arsène Wenger a évoqué un changement dans la politique de recrutement. Pour éviter la fuite de ses talents chez ses concurrents, il souhaite désormais s’appuyer sur un noyau de joueurs britanniques  ayant un lien régional avec Arsenal (Wilshere, Ramsey, Oxlade-Chamberlain, Jenkinson) et construire une équipe autour de ces joueurs.

Politique économique

Après ce premier volet sportif de la politique, observons son second volet économique. La philosophie d’Arsenal ne se résume pas seulement à une politique de jeunes joueurs, elle s’accompagne d’un modèle économique sain et d’autant plus strict depuis la construction de l’Emirates Stadium, inauguré en 2006. Le board a donc mis en place une politique « self-sustaining », c’est à dire une politique où le club ne dépense pas plus qu’il n’en gagne afin de pouvoir rembourser sa dette. Ce modèle est une vision à long terme pour sécuriser le club pour les 15-20 prochaines années et d’être en accord avec les règles qui seront bientôt en place (fair play financier). Le bémol est que les résultats à court terme sont sacrifier, obligeant le club a faire des efforts financiers important pour assurer son avenir.

Avec l’instauration du fait play financier qui devraient contraindre les clubs à la modération, c’est la solution la plus intelligente pour pérenniser le club.

Les conséquences d’une telle politique retombe invariablement sur l’équipe et l’entraineur qui ne dispose plus des moyens d’auparavant. Le recrutement d’Arsenal s’est donc orienté vers les bonnes affaires, des transferts à bas coûts et la formation de jeunes joueurs. Par exemple, un joueur comme Santi Cazorla a été acheté moins cher que Malaga ne l’a payé. Cet été Arsenal a dépensé pour près de 45 millions d’euros mais a en même temps vendu pour un peu plus de 50 millions d’euros.

Pour compléter cet arsenal financier, le club du nord de Londres a adopté une grille salariale très stricte. Les salaires ne dépassant rarement les £100 000/semaine. La saison dernière, le salaire le plus élevé était celui de van Persie avec £90 000/semaine (sans compter les primes). Avec la grille de la saison dernière, Arsenal était dans l’obligation de vendre certains de ses gros salaires comme Arshavin, Squilacci, Chamakh, et de se débarrasser des indésirables. Les départs de van Persie, Song, Almunia ont permis de dégraisser mais il reste tout de même Arshavin, Chamakh et Squilacci qui n’ont pas trouvé preneur cet été. Cette saison, la grille salariale est beaucoup plus équilibré avec au sommet de celle ci des joueurs cadres comme Vermaelen, Arteta et Podolski.

Notons quand même qu’Arsenal est, en quelque sorte, une anomalie en Premier League en terme de salaire. A Manchester United, le salaire le plus élevé est celui de Wayne Rooney avec £250 000/semaine, à Chelsea, ce sont Hazard et Torres qui ont le salaire le plus élevé avec £170 000/semaine, et à Manchester City, c’est Aguero avec £240 000/semaine. Autrement dit, Arsenal ne joue pas dans la même dimension que ces trois clubs.

Ancienne grille salariale

£90 000 : van Persie

£70 000 : Mertesacker, Walcott, Vermaelen, Arshavin, Benayoun (prêt), Henry (2 mois), Arteta

£60 000 : Almunia, Sagna, Chamakh, Rosicky, Diaby, Squilacci

£55 000 : Wilshere, Ramsey, Song, Gervinho

£50 000 : Santos, Djourou, Fabianski, Szczesny, Koscielny

£40 000 : Gibbs, Park

£30 000 : Manonne

£25 000 : Coquelin

£20 000 : Jenkinson, Frimpong, Oxlade-Chamberlain

£15 000 : Miyaichi

Les départs de van Persie, Song, Benayoun, Bartley, Lansbury, Almunia et Vela permettent d’économiser £335 000 par semaine.

Les prêts de Bendtner, Park, Miyaichi, Campbell et Denilson permettent d’économiser £267 000 par semaine, à la condition que le salaire soit intégralement pris en charge par les autres clubs.

Les salaires des nouveaux arrivants s’élèvent à £210 000 par semaine.

Les cadres comme Arteta (+£10 000), Rosicky (+£10 000), Vermaelen (+£10 000) et Koscielny (+£15 000) ont été augmenté et pour certains prolongé pour les sécuriser.

Au final, en salaire fixe (sans les primes), le club économise £80 000 par semaine, sans compter ce que les prêts permettent d’économiser . Le club a bien commencé son dégraissage salarial, mais il reste encore du travail comme Squilacci, Arshavin, Chamakh qui représentent à eux trois £200 000 par semaine.

Nouvelle grille salariale

£80 000 : Arteta, Vermaelen, Podolski, Arshavin

£70 000 : Cazorla, Walcott, Rosicky, Mertesacker

£65 000 : Koscielny

£60 000 : Diaby, Squilacci, Sagna, Gervinho, Chamakh, Giroud

£55 000 : Ramsey, Wilshere

£50 000 : Santos, Djourou, Szczesny, Fabianski

£40 000 : Gibbs

£30 000 : Manonne

£25 000 : Coquelin

£20 000 : Chamberlain, Jenkinson, Frimpong,

£15 000 : Miyaichi

> £5 000 : Eisfeld, Gnabry, Miquel, Yennaris, Aneke, Olsson, etc…

A venir, les prolongations de Chamberlain avec une forte revalorisation à la clé, on lui proposera certainement un salaire équivalent à celui de Wilshere/Ramsey, Celle de Walcott aura probablement un salaire de £80 000 par semaine et une prolongation pour Szczesny.

Même si le club a réussi à diminuer la masse salariale en vendant certains joueurs, les économies faites sur ces salaires ont permis des augmentations pour certains cadres et les clauses contractuelles des joueurs leur offrant une augmentation chaque saison n’ont , finalement , pas fait baissé la masse salariale du club. Elle aurait même très légèrement augmentée cette saison.

Budget transferts

Cette année, l’enveloppe transferts s’élevait à £55M environ. Cet été, Arsène Wenger a recruté Olivier Giroud pour £9,5M (12M€), Lukas Podolski pour £9,5M (12M€) et Santi Cazorla pour £12M (15M€), soit £31M (39M€).

Les départs de Robin van Persie (£24M soit 30M€), d’Alex Song (£14,3M soit 18M€), de Carlos Vela (£2,35M soit 3M€), de Lansbury (£1M soit 1,25M€), de Bartley (£1M soit 1,25M€) et Ozyakup (£400 000 soit 500 000€) soit au final £43,15M (54M€).

En comptant les dernières ventes des terrains d’Highbury qui ont rapportés £28M (35M€), Arsenal a clôt ce mercato avec une balance transferts positive (+£12,15M soit 15M€) donc un profit total de £40,15M cet été.

Selon les informations de Jad, il y aurait près de £50M dans les caisses du club car certaines indemnités n’ont pas été reçues et grâce à la vente de joueurs cet été, il y aura environ £95M dans les caisses du club à la parution du bilan financier. Toujours selon lui, le club va percevoir d’ici la fin de l’année civile à peu près £45M qui iront directement dans l’enveloppe transfert pour la saison prochaine. Tout cela signifie que l’été prochain, Arsenal aura la possibilité de dépenser £65-70M sans toucher au filet de sécurité de £25-30M en cas de non qualification en Ligue des Champions. Et cela ne prends pas en compte les départs de Bendtner, Chamakh, Arshavin fin de contrat), Squilacci (fin de contrat) Park et Denilson.

Si on se place dès aujourd’hui dans les règles du fair play financier, que nous vous avons expliquer dernièrement (vous pouvez retrouvez l’article en question ici : https://arsenalfrenchclub.wordpress.com/2012/08/28/que-va-changer-le-fair-play-financier/), Arsenal aura la possibilité de dépenser l’intégralité de son budget transfert sans atteindre le déficit de £38M sur trois saisons fixé par l’UEFA. En prenant en compte les mercatos 2011 et 2012, Arsenal termine avec une balance positive (+£15,7M) et en ajoutant la vente des derniers terrains d’Highbury en juin 2012 (£28M) et celles de 2011 (environ £30M), le club a largement de quoi voir venir et peut envisager l’avenir sous le fair play financier avec sérénité.

#Yann

Que va changer le Fair Play Financier ?

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Beaucoup d’entre vous se demande ce que va changer le fair play financier, quand va t-il entrer en vigueur, est ce que le fair play financier change quelque chose à la politique de Wenger et surtout va t’il nous favoriser à long terme. Nous tenterons donc de répondre à ces questions tout au long de l’article.

Pour commencer, le fair play financier (FPF) n’entrera pas en vigueur en 2013 comme prévu mais il devrait l’être pour la saison 2014-2015. La raison de ce décalage du calendrier est dû à de nombreux amendements qui sont venus modifier la loi d’origine. A l’origine, le FPF était strict, c’est à dire qu’il devait y avoir une tolérance zéro concernant le respect du FPF. Un non respect de celui ci entrainait systématiquement la suppression pure et simple de la licence UEFA, c’est à dire l’accès aux Coupes d’Europe. La version stricte du PFP ne sera applicable qu’en 2019-2020 environ. D’ici là, ce sera un système d’amendes qui pourront dépasser plusieurs millions d’euros, qui sera appliqué.

Mais d’ici l’application de la loi de base, la loi réformée autorisera un déficit maximal de £38M (48M€) sur les trois saisons précédant le FPF (2011-2012, 2012-2013, 2013-2014). La première saison (2014-2015, date d’entrée en vigueur de la loi) les clubs, qui n’auront pas respecté la règle imposée, encourt une amende conséquente. Puis, la saison suivante (2015-2016) si jamais un club ne respecte toujours pas le FPF, il sera banni de toutes les compétitions de l’UEFA.

Qu’en est-il du Big 4 en Premier League ?

Cependant, un club comme Manchester City, rien que par sa masse salariale, atteint un déficit record de £200M, a mis en place une parade en renommant son stade en signant un contrat de naming du stade de £400M sur dix ans, soit £40M par an, du jamais vu dans les contrats de ce type. Par comparaison, le contrat de naming pour notre stade, l’Emirates Stadium, nous rapporte environ £9M par saison. Lors de ce mercato, on peut noter un changement à Manchester City qui doit dégraisser avant de pouvoir acheter. Ils doivent avant tout dégraisser donc De Jong (3,5M€), A. Johnson (12,6M€) Adebayor (6,3M€) Savic (dans le deal de Natastic), Boyata et Santa Cruz (prêt) sont partit. Ce qui a permis à City de faire venir Javi Garcia (20,2M€), Rodwell (15M€), Maicon (4M€ + bonus), Sinclair (8M€) et Natastic (16,4M€) Malgré leur petite parade, City ne possédait « que » £30M comme enveloppe de transferts et devait absolument baisser sa masse salariale avant d’envisager un recrutement, ce qui a eu le don d’énerver Mancini

Du côté de Chelsea, ils ont déjà opté pour l’amende en 2014-2015 en achetant Hazard, Oscar, Marin, etc… Une parade a aussi été mise en place avec le nouveau sponsor maillot : Gazprom, dont les chiffres n’ont pas été rendus public et dont notre cher Usmanov détient 50%, pour éviter d’être exclu des Coupes d’Europe. Mais, contrairement au plan de Manchester City pour contourner le FPF qui semble tenir la route, grâce à son stade relativement grand et des revenus qu’ils pourront amassés, le plan de Chelsea est quelque peu bancal en raison de la taille de Standford Bridge qui ne permet pas d’engranger suffisamment de recettes.

Concernant Manchester United, ils n’auront aucun problème avec FPF car, même si le club est surendetté en raison des Glazers, leur bilan financier est positif tout les ans depuis un certain temps. En particuliers grâce aux contrats de sponsoring (AON puis Chevrolet pour le maillot et DHL pour les maillots d’entrainement) et au merchandising. Pour résumer, sous le FPF, actuellement, ce serait Manchester United le club le plus riche du monde devant le Real Madrid, le FC Barcelone, Arsenal et le Bayern Munich.

Enfin du côté d’Arsenal, rien à craindre du FPF. Le club est géré da façon très saine et très sûre à l’approche de l’entrée en vigueur du FPF. Le club possède un stade flambant neuf qui génère énormément de rentrées d’argent, le merchandising se porte bien malgré des résultats en berne. Contrairement aux autres clubs de du Big Four, la dette d’Arsenal se résorbe très vite, voire même plus vite que prévu. Dans les conditions du FPF, s’il le souhaitait, Arsenal pourrait dépenser £100M sans dépasser les £38M de déficits autorisés sur les trois années avant l’entrée en vigueur du FPF. Sur les dix dernières années, la balance des transferts est positive pour Arsenal avec environ £21M de profits. De plus, pour permettre au club plus de marge de manœuvre financière, Ivan Gazidis a annoncé en juin dernier la signature de nouveaux partenariats avec des compagnies comme Indesit et Betson qui devraient apportés de nouvelles liquidités à Arsenal et permettre au club de bien se préparer l’avenir sous le FPF.

Tour d’Europe des principaux championnats

En Italie, La Juventus Turin est en train de faire construire son propre stade, dont elle sera le propriétaire, ce qui fera du club Turinois, le club le plus puissant l’Italie puisque les deux Milan comptent rester à San Siro et qu’ils ne sont pas propriétaire du stade. Du côté de l’Inter Milan, la non qualification en Ligue des Champions a obligé le champion d’Europe 2010 à dégraisser pour alléger le plus possible sa masse salariale et ne pas exploser la limitation de déficit fixer par le FPF. Au Milan AC, c’est à cause du FPF que le club Lombard a été obligé de vendre Thiago Silva et Zlatan Ibrahimovitch au PSG. Sans cela, le club aurait eu un déficit énorme, en particulier à cause de la masse salariale. L’argent des ventes permet donc au Milan de remplacer à moindre prix les deux partant et d’injecter le reste dans le club pour rééquilibrer les comptes.

En Espagne, c’est à cause du FPF que Villareal a vendu Cazorla et Capdevilla et Diego Lopes. Cet été, Malaga a vendu Cazorla et Rondon pour les mêmes raison que le sous-marin jaune l’an dernier.

En France, tous les clubs de Ligue 1 (sauf le PSG) respectent déjà le FPF à travers la DNCG (le « gendarme financier » de la ligue comme on l’appelle communément). Les clubs comme l’Olympique Lyonnais et l’Olympique de Marseille, qui n’ont pas réussi à se qualifier en Ligue des Champions sont obligés de dégraisser. C’est pour cela que du côté Lyonnais, Kallström, Cissokho, Lloris sont partis. Et côté Marseillais M’Bia est partit. A Lyon, Bastos est toujours à vendre, Gomis aussi et Cris est poussé vers la sortie, comme pour Reveillère qui a été refoulé à la visite médicale au PSG. A Marseille, Gignac est à vendre et plus officieusement, Remy et Mandanda. Les deux clubs sont à l’extrême limite du respect des règles puisqu’ils ont longtemps vécu au dessus de leurs moyens. Leur avenir économique passera par la conquête d’une place qualificative en Ligue des Champions cette année. Pour le moment, ils respectent toujours le FPF.

Du côté du PSG, on vient d’officialiser (cela ne devrait tarder) un contrat de sponsoring pour un montant de 350 à 400 millions d’euros sur 4 ans avec une banque du Qatar afin de contrer le fair play financier. La nouvelle direction du PSG souhaiterait en plus modifier le nom du stade et y accolé son nom vu que le changement de nom est impossible vu que c’est la ville de Paris qui est propriétaire du nom « Parc des Princes ». Ils espèrent ainsi se mettre en accord avec les nouvelles règles du fair play financier avec cet apport financier massif. L’UEFA a d’ores déjà prévenu que le PSG serait surveiller de près.

#Yann