Lukas Podolski, Prinz Poldi

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Lukas Podolski est né en Pologne avant d’émigré en Allemagne avec sa famille et a choisi la sélection allemande comme Miroslav Klose (polonais d’origine lui aussi) malgré qu’il possède la double nationalité. Il est le fils de l’ancien footballeur Waldemar Podolski. Il commence à jouer au foot dans un club de la banlieue de Cologne, le FC Bergheim, avant de rejoindre le centre de formation de Cologne en 1995.

Qui est-il ?

Lukas est certainement l’une des plus grandes stars du football allemand aujourd’hui et l’un des joueurs possédant le plus d’expérience au niveau international avec ses 101 sélections. Pourtant, Podolski semble être une « anti-star ». Deux fois par semaine, il retourne à Bergheim, au « Lukas Podolski Sportpark », un complexe sportif qu’il a rénové. C’est d’ailleurs là qu’il passait son temps: « J’habitais à 2 minutes d’ici et j’aime cet endroit. Je faisais du vélo tous les jours ici après l’école et je jouais avec mes amis jusqu’à 22h. C’était ma vie. » A Cologne, il est connu comme « Prinz Podolski » mais à Bergheim, ce n’est pas le cas, il est là simplement pour s’amuser. Il s’investit énormément dans l’équipe locale et dans son complexe dont il est très fier. « Regardez ce terrain synthétique. C’était une surface en cendres mais je l’ai re-parqué. Il y a également un terrain synthétique pour les juniors là-bas. En ce qui concerne le terrain de football principal, ils ont remis une pelouse naturelle et elle semble très bonne maintenant. Ils ont aussi changés le vestiaire et d’autres choses comme ça. S’ils ont besoin d’un nouveau parquet ou de nouvelles douches, l’entourage du club m’appelle et je passe un coup de fil. S’ils ont besoin de nouveaux ballons ou maillots, j’appelle Adidas. C’est normal pour moi. Tout le monde me connait ici et c’est agréable. » Voilà ce qui a surement séduit Arsène Wenger chez Lukas Podolski. Il est resté simple et généreux malgré son statut de star du football. Quand il ne joue pas avec Cologne, il est à Bergheim à discuter tactique avec l’entraineur de l’équipe locale ou à l’aider à choisir de nouveaux joueurs. Lukas s’est aussi révélé timide devant les caméras, contrairement à son nouveau coéquipier, Szczesny qui a prouvé ses talents d’acteurs. Pourtant, il s’est reconverti chanteur le temps d’une chanson avec un groupe allemand très connu dans son pays (http://www.youtube.com/watch?v=Lk46UEkF2vY). Il est certain qu’il s’intègrera facilement et que cette petite chanson fera l’objet de petits chambrages dans le groupe.

Un début de carrière fulgurant

Lukas est un talent précoce et son entraineur l’a très bien compris puisqu’il fait ses débuts professionnels le 22 novembre 2003 à l’âge de 18 ans et 5 mois contre le Herta Berlin. Trois semaines plus tard, il marquait son premier but sous les couleurs de Cologne contre le FC Hansa Rostock. Sa première saison fut exceptionnelle pour un joueur de son âge. Il inscrivit 10 buts en 19 matchs de championnat, un record pour un joueur de 18 ans en Bundesliga. Malgré sa performance, son club fut relégué en D2 allemande. Malgré la descente de son club, les performances du jeune Lukas furent remarquées par le sélectionneur allemand de l’époque, Rudi Völler, qui lui offrit sa première sélection en guise de cadeau d’anniversaire le 6 juin 2004 contre la Hongrie (défaite 2-0 des allemands). Il devint ainsi le premier joueur de deuxième division depuis 1975 à jouer en équipe nationale. Il fit le voyage à l’Euro 2004 au Portugal mais il fit qu’une seule apparition contre la République Tchèque en remplaçant Torsten Frings à la mi-temps. De retour en club, il participa grandement au sacre de Cologne qui fut couronné champion de D2 en 2005 avec 24 buts et 11 passes décisives à seulement 19 ans ! De retour en D1, Cologne ne réussit pas à se maintenir car le club se reposait principalement sur les exploits de son jeune prodige. Il inscrivit 12 buts et fit 7 passes décisives. Malgré la descente de son club en D2, il fut sélectionné par Joachim Löw pour la Coupe du Monde 2006. Il fut titulaire aux côtés de Klose. Il fut l’auteur d’une très bonne Coupe du monde dont il finit meilleur jeune joueur devant Léo Messi et Cristiano Ronaldo notamment. Il est aussi devenu le premier joueur depuis 1962 à inscrire un doublé dans les douze premières minutes d’un match de Coupe du monde et seulement le troisième joueur à réussir cet exploit. Il finit aussi cette compétition à la seconde place du classement des buteurs, derrière son coéquipier Klose, avec trois buts. Cette année là, l’Allemagne termina à la troisième place du tournoi. Ayant réussit à faire son trou en équipe nationale, Lukas ne pouvait se permettre de rester à Cologne et de jouer à nouveau en D2, il prit donc la décision de partir. De nombreux clubs manifestèrent leur intérêt (Liverpool, Real Madrid, Hambourg, Werder Brême, Bayern Munich). Il fut donc transféré au Bayern le 1er juin 2006.

La période difficile du Bayern

Podolski fit donc le choix de s’engager, à 21 ans. Il fit ses débuts sous ses nouvelles couleurs le 11 août 2006 lors d’une victoire du Bayern contre Dortmund en entrant à la 88ème minute. Le 9 septembre, il entra à la mi-temps du match contre le FC St Pauli et marqua le but égalisateur à peine 26 secondes après son entrée. Malheureusement, le 26 octobre, il se blessa gravement à la cheville sur un tacle de son coéquipier Mark van Bommel à l’entrainement. Pour sa première saison au Bayern, il fit 34 apparitions avec 7 buts à la clé. L’aventure semblait jusque là bien se passer mais le Bayern recruta un autre attaquant, Luca Toni, ce qui le fit descendre dans la hiérarchie car Klose et Toni lui étaient préférés. Il fit tout de même 71 apparitions et marqua 19 buts lors des deux saisons suivantes avant de retourner à Cologne. Malgré son faible temps de jeu, il a gardé toute la confiance de son sélectionneur, Joachim Löw, qui n’hésite pas à le mettre titulaire. Il enchaina des matchs de grandes classes et notamment un quadruplé contre la faible équipe de Saint Marin, devenant ainsi le troisième joueur à inscrire un quadruplé en sélection allemande après Gerd Muller et Michael Ballack. Il fut sélectionné pour l’Euro 2008 par Joachim Löw. C’est aussi à cette époque que Löw fit le choix de replacer Podolski sur le flanc gauche de l’attaque. L’Allemagne fit son entrée dans la compétition contre le pays natal de Podolski, la Pologne. Durant ce match, Lukas inscrit un doublé victorieux et par respect pour son pays natal, il ne fêta pas ses buts. Il atteignit la finale et retrouva son poste en attaque car l’association Klose-Gomez avait échoué mais il ne pu rien faire face aux espagnols. Il fut cependant concerné par un incident qui a vu Podolski donné un coup de tête à David Silva. Cet incident ayant échappé aux arbitres, il ne fut pas sanctionné, même à postériori. Autre record à son actif, à 22 ans, il cumulait déjà 44 sélections ! Personne n’a fait mieux depuis.

Le retour du Prince en son royaume

Après avoir été rassuré par Joachin Löw que son retour à Cologne ne l’empêcherait pas de revenir en sélection, Poldi fit le chemin inverse et retourna chez lui à Cologne. Le transfert est supposé être de 10 millions d’euros. Afin de réduire le coût du transfert, les dirigeants de Cologne avaient créé un site internet où il était possible d’acheter les pixels d’une image de Podolski pour 25€. Ils ont réussi à recueillir près d’un million d’euros. La saison 2009-2010 de Lukas fut très difficile. Il est le détenteur d’un triste record : 1425 minutes sans marquer le moindre but avec Cologne. Par contre, avec la sélection allemande, Löw garde confiance en lui et le sélectionne pour la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud. Pour remercier son sélectionneur de sa confiance, Podolski inscrivit le premier but de la compétition pour les allemands d’une frappe surpuissante contre l’Australie. En 8ème de finale contre l’Angleterre, il fit à nouveau un match plein en inscrivant le deuxième but de son équipe entre les jambes de David James et en participant activement aux tâches défensives. En quart, contre l’Argentine, il continua sur sa lancée et fit deux passes décisives à Klose permettant ainsi à l’Allemagne de battre les argentins 4-0 et d’atteindre les demies finales. Une fois encore, ils échouèrent à atteindre la finale. L’Allemagne remporta cependant le match pour la troisième place face à l’Uruguay (2-3). De retour à Cologne, son calvaire semblait continuer. Podolski reprochait à ses dirigeants leur manque d’ambition et parle de promesses non tenues. Lukas étant un joueur fonctionnant à la confiance, sa nomination en tant que capitaine de Cologne eu un effet très positif. En effet, celui ci éleva son niveau de jeu et les résultats de son équipe s’en sont ressentis. Cologne réussit donc à se maintenir en Bundesliga. Lors de cette saison 2010-2011, il marqua 13 buts en 32 matchs. Il continua sur sa lancée lors de la saison 2011-2012 en marquant 18 buts en 29 matchs. Malgré une saison impressionnante de « Prinz Poldi » Cologne ne put se maintenir en Bundesliga.

La vidéo de ses buts pour la saison 2011-2012 :

Ainsi que celle de l’intégralité de ses buts avec l’Allemagne :

Un nouveau départ à Arsenal

Le 30 avril 2012, Lukas Podolski a annoncé officiellement qu’il rejoignait Arsenal pour la saison 2012-2013 et qu’il avait signé un contrat à long terme avec le club. Arsène Wenger a révélé que les négociations avaient commencées dès le mois de décembre. Ce transfert à Arsenal de Podolski est un nouveau départ après l’échec de sa première expérience dans un grand club. Etant donné que c’est un joueur fonctionnant à l’affect, il ne pouvait pas trouver meilleur endroit qu’Arsenal et un entraineur comme Arsène Wenger qui a protège énormément ses joueurs et qui a une confiance quasi sans faille en eux.

Voici la vidéo de son photoshoot :

L’avis des experts

Le 30 avril, l’attaquant du FC Cologne, Lukas Podolski a accepté de rejoindre Arsenal pour renforcer l’effectif d’Arsène Wenger.
Pour mieux connaitre le nouveau Gunner, Arsenal.com a interrogé le journaliste Raphaël Honigstein et l’ancien attaquant d’Arsenal Tony Woodcock

RAPHAËL HONIGSTEIN

« Tout d’abord, je pense que c’est une très bonne recrue pour Arsenal. Je pense qu’il a le bon âge, il possède des capacités qui correspondent parfaitement à la philosophie d’Arsène Wenger et il a montré, sur cette année, qu’il peut conduire l’attaque à lui seul si nécessaire. Il a vraiment haussé son rythme de travail aussi, ce qui a joué en sa défaveur par le passé. Mais le plus important, il a marqué des buts. »
« Je suis sûr que la raison qui a poussé Arsenal à le signer si tôt c’est qu’après l’Euro, il y a de fortes probabilités pour que sa valeur augmente. Je pense que c’est bien joué de l’avoir fait maintenant. »
« Sa position est sans doute celle d’un N°9 mais il peut jouer comme attaquant de pointe. Il peut presque faire ce que Robin van Persie fait en ce moment, seulement avec le niveau d’excellence en moins. En réalité, ils sont tous deux très similaire. »
« Il aime jouer, faire le lien entre les lignes et son grand avantage est qu’il peut aussi jouer sur le coté gauche, ce qui est un trait unique. D’ailleurs, il joue sur ce côté dans l’équipe d’Allemagne de Joachim Löw. Il dispose aussi d’un fantastique pied gauche, il peut être très direct, il a une grosse frappe et je pense qu’il offrira de nouvelles options à Arsenal. Le système de jeu fluide d’Arsenal lui convient parfaitement. »

« Au Bayern Munich, je pense que deux choses se sont passées. Il y est arrivé après la Coupe du Monde 2006, il était le grand espoir du football allemand, il était prévu qu’il devienne une superstar. Mais, au Bayern, il y trouva une équipe avec d’autres superstar, des grands noms, des grands joueurs donc cela signifiait qu’il se trouvait souvent dans la position du deuxième ou troisième choix derrière les Klose, Toni et Ribery sur la gauche. »
« En outre sa personnalité assez sage, je crois qu’il était encore très jeune et il a constaté qu’il était difficile de réussir ailleurs que dans sa ville natale de Cologne. Il était un peu perdu à Munich. Mais aujourd’hui, il est plus mature, il est un joueur très différent et beaucoup plus stable en dehors du terrain. Il devra encore s’adapter mais je ne pense pas que le changement de football sera trop difficile pour lui. »
« Ce n’est pas le genre de gars à refuser le rythme ou le côté physique du jeu. En fait, je crois qu’il aime ça. Il sera bien à Arsenal. »

TONY WOODCOCK (ex Arsenal & Cologne)

« Je connais très bien Lukas. Si vous regardez ses statistiques, il a 26 ans et il a joué plus de 90 fois en équipe nationale et il a aussi un bon ratio buts/matchs joués. C’est le bon choix pour Lukas, il sera parfait à Arsenal. Il vivra à Londres, jouera pour un club fantastique. C’est une situation gagnante-gagnante pour le joueur et le club. »
« Il peut jouer à l’avant, un peu plus en retrait comme second attaquant ou, comme c’est un gaucher naturel, sur le côté gauche. C’est à Arsène de trouver sa meilleure position mais Lukas a marqué pas mal de buts cette saison à Cologne, il a montré ses qualités. »
« Il n’y a pas beaucoup de différences entre Cologne et Arsenal. Cologne a l’une des meilleures ambiances que vous pouvez trouver dans le football, ils ont un stade sympa et des fans fantastiques. Lukas est connu comme « Le Prince », c’est un peu le héros populaire. Le FC Cologne est le club principal de la ville, mais à Londres, c’est légèrement différent, vous avez Arsenal, Chelsea et Tottenham. »
« Mais quand vous allez dans ces grands clubs en ce moment, c’est à peu près la même chose. Ils ont des installations fantastiques et quand vous allez en profondeur, il s’agit d’un champ vert avec 22 gars qui jouent au football. Si vous avez déjà joué au plus haut niveau, il ne devrait pas y avoir de problèmes d’adaptation. »
 » Lukas est quelqu’un qui répond à toutes les caractéristiques (bon âge, bon prix, grande expérience, bon moment pour changer de club). Il n’y a pas de raison qu’il ne réussisse pas. »

 L’avis d’AFC.

Que va t-il nous apporter ?

_ De l’expérience en premier lieu. A 27 ans, le Podolski est déjà un vieux briscard, fier de ses 101 sélections avec la Mannschaft et de ses 112 buts en 287 matches de Bundesliga. Il entame également cette année son 5ème tournoi international et a donc l’habitude de se confronter à de grands noms.
_ Une bonne qualité de centre. En ce sens, il a un profil très différent de Walcott, Gervinho ou encore AOC. Giroud va d’ailleurs avoir besoin de bons ballons aériens dans la surface, et sa doublette avec l’allemand pourrait être redoutable.
_ Une grosse qualité de frappe. La planète foot le connait pour ça : ses missiles stratosphériques. Illustration sur son dernier match : un but avec une frappe en force, suivi d’un coup franc surpuissant qui ricochera sur la barre.
_ Une qualité de finition qui pourrait mettre fin à la Van Persie dépendance. Oui Podolski n’est pas réaliste devant le but en ce début d’Euro mais ça n’en reste pas moins un tueur : 29 matches, 85 tirs, 18 buts avec Cologne cette année.
_ Une rage de vaincre : Podolski est un battant, et malgré son Euro en demi-teinte, il reste très actif sur le terrain, disputant tous ballons.
_ Un excellent repli défensif, meilleur que tous nos ailiers actuels. C’est la principale source de satisfaction sur ces trois premiers matches : il revient aider Lahm à n’importe quel moment. Quand il sent qu’il y a danger, Podolski fait l’effort de revenir, avec toute l’endurance qu’on lui connait. Il pourrait donc par cet atout tisser une très belle relation avec Gibbs, et pourrait aider le jeune anglais à confirmer la saison prochaine.

#Yann

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Olivier Giroud, nouveau canonnier

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Le 26 Juin dernier, Olivier Giroud a donc officiellement signé en faveur d’Arsenal et devint par la même occasion le 25ème français à revêtir la tunique rouge et blanche. Son transfert, annoncé depuis pas mal de temps déjà a mis en émoi toute la communauté d’Arsenal, satisfaite du mercato précoce mené par Arsène Wenger. En attendant de le voir toucher ses premiers ballons sous le maillot au canon, nous pouvons d’ores et déjà revenir sur son parcours atypique qui entre galères et succès l’a mené sur le chemin de l’Emirates. Enjoy !

Son enfance

Olivier Giroud est né il y a de ça 25 ans, le 30 Septembre 1986 dans la ville de Chambéry en Savoie. Elevé dans une famille de sportifs et plus particulièrement de footballeurs, c’est tout naturellement qu’Olivier se passionne dès son enfance pour le ballon rond. Dans un premier temps, il le pratique aux cotés de son père et de son frère Romain qui lui, passera par le centre de formation d’Auxerre avant de devenir diététicien, n’ayant pas eu la chance de percer. A l’âge de 5 ans, le petit Giroud rejoint le club de Froges, son village de l’époque situé entre Chambéry et Grenoble et se voue déjà au poste d’attaquant. Olivier reste très attaché au club de ses débuts, pour preuve, il rend souvent visite aux jeunes pousses de l’USBG, se prêtant au jeu des autographes et échangeant quelques passes avec eux. « Olivier, on l’apprécie énormément, il est très humain dans ce milieu. Il n’a pas oublié ses racines. Quand il était jeune, on le voyait toujours frapper au but ou sur le mur là-bas derrière.» confie son premier entraîneur Michel Perez. Pour le nouveau Gunner, ces retours aux sources sont de véritables bols d’air frais et constituent de « très bons souvenirs ».

Son parcours pro

Visiblement doué, le jeune Olivier migre vers un club plus huppé et prend la direction de Grenoble et du GF38 en 1999. A l’âge de 12-13 ans, il intègre le centre de formation du club qui le propulsera en 2001 en équipe de France des moins de 16 ans, aux cotés d’un certain Yoann Gourcuff. Cependant, il n’en oublie pas les études, très importantes à ses yeux. Giroud obtient un Bac ES et une première année de licence en STAPS mais son désir de faire du foot son métier prend forme et se concrétise en 2005 lorsqu’il signe son premier contrat pro en faveur du club Isérois. Conscient de ses qualités, il réalise de très bons débuts avec la réserve inscrivant 15 buts en 15 matchs de CFA2. Cependant le passage à la Ligue 2 semble plus compliqué pour Giroud et ses cheveux longs. Malgré ses deux premiers buts en pro (le 1er ici contre le Havre de Mandanda http://www.youtube.com/watch?v=UShmA33LmPo à 0,10), le natif de Chambéry est barré par la concurrence et n’apparaît que très peu avec l’équipe première, se contentant de quelques miettes.

Aspirant à plus de temps de jeu, il quitte son cocon grenoblois et part en prêt du coté de Istres, évoluant à l’époque en National. « J’avais besoin de jouer, même dans une division inférieure. J’avais aussi besoin de savoir faire ma vaisselle tout seul ! M’assumer en un mot, quitter le cocon. » admet-il. Un choix qui s’avèrera judicieux pour lui puisque sous les ordres de Frédéric Arpinon, il inscrit lors de la saison 2007-2008 la bagatelle de 14 buts. De retour à Grenoble tout juste promu en Ligue 1, Giroud veut confirmer mais il ne bénéficie malheureusement pas de la confiance de Mécha Bazdarevic qui selon la presse locale, ira même jusqu’à affirmer que son joueur n’aura jamais sa place parmi l’élite. Aujourd’hui, Olivier s’en souvient mais ne préfère pas rentrer dans la polémique : « Je ne suis ni rancunier, ni revanchard, je suis juste déçu de ce qu’est devenu le GF38 alors qu’il y avait un gros potentiel ».

Ne se résignant pas, il ne tarde pas à rebondir. En effet, Max Marty, manager de Tours et ancien directeur général de Grenoble le fait venir dans l’Indre-et-Loire où le joueur va complètement s’épanouir. « Tours me faisait les yeux doux depuis un moment. J’y ai évolué en terrain connu. Il y avait déjà Julien Deletraz, avec qui j’avais joué à Grenoble puis on a été rejoint par Julien François et la saison suivante par Francis N’Ganga, Chaïr Belghazouani, Lionel Mallein et Florent Gache. Ce club représente deux belles années, deux années charnières dans ma jeune carrière. J’y ai laissé beaucoup de bons souvenirs et beaucoup de potes ». C’est également à Tours qu’il rejoint son ami et désormais coéquipier à Arsenal Laurent Koscielny. De plus, Olivier s’entend très bien avec son nouvel entraîneur Daniel Sanchez qui n’hésite pas à lui faire confiance. «C’est toujours un plus d’avoir un ancien attaquant comme coach. Ses conseils m’ont vraiment beaucoup apporté. Avec lui j’ai progressé dans mon placement et également devant le but. » Bien qu’il se soit blessé une partie de la saison à la cheville, il marque tout de même 9 buts en championnat de Ligue 2 et 5 en Coupe. Cependant c’est lors de sa deuxième saison qu’il va véritablement exploser. Placé sur le front de l’attaque tourangelle, le français va faire parler sa taille (1m92), ses déplacements et son sens du but. Il inscrira lors de la première partie de la saison 13 buts en 16 matchs dont un quadruplé face à Arles-Avignon suscitant l’intérêt du Celtic Glasgow mais également du Montpellier HSC qui obtiendra sa signature lors du mercato hivernal. Giroud paraphe donc un contrat de 3 ans et demi pour un transfert évalué aux alentours de 2 millions d’euros. Le transfert est officialisé mais le club héraultais va prêter Giroud pour qu’il puisse finir la saison avec le club tourangeau. Il va terminer meilleur buteur et meilleur joueur de Ligue 2 après avoir fait parler la poudre à 21 reprises. Son entraîneur, triste de le voir partir ne tarit pas d’éloges sur son protégé : « Il a un gros jeu de tête, une très bonne frappe du gauche mais aussi du droit. Il pèse également beaucoup dans les duels et est très fort techniquement ».

Olivier Giroud rejoint donc les bords de la méditerranée préférant le soleil montpelliérain à la grisaille écossaise mais également bien aidé dans son choix par le président emblématique Louis Nicollin. « Je rêvais de jouer un jour en Angleterre mais le président Nicollin m’a appelé en personne pour me faire part de l’intérêt de Montpellier et très honnêtement, c’est difficile de lui dire non ! Laurent Nicollin et René Girard ont eux aussi fini de me convaincre. C’était l’opportunité pour moi de connaître l’élite française dans un club ambitieux. » affirme-t-il. Venu pour remplacer le colombien Victor Hugo Montaño, Giroud tarde à trouver ses marques à Montpellier malgré un superbe premier but en Europa League face à Györ (http://www.youtube.com/watch?v=N2ppcwbMpfI). Sa première réalisation en Ligue 1 se fait attendre débouchant sur l’impatience de l’exigeant public héraultais. Pourtant, une fois la machine lancée, Olivier va devenir la véritable coqueluche de la Mosson. « Je n’ai pas douté, explique le joueur. A part quand on s’appelle Messi ou Ronaldo, il faut intégrer le fait que l’on peut passer des périodes sans marquer. Il faut continuer à travailler, cela finit toujours par revenir. » Auteur de 12 buts en championnat, il réalise une première saison plutôt honnête amenant même le MHSC en finale de la Coupe de la Ligue après une tête victorieuse en demi contre le PSG. La défaite en finale face à Marseille va plomber la fin de saison de Montpellier qui terminera à une très modeste 14ème place. Quoiqu’il en soit, Giroud présente des qualités indéniables. Costaud et élancé, il possède une protection de balle et un jeu de corps qualifiés de diaboliques. Son très bon jeu de tête et son sens du timing ne passe pas inaperçu et la qualité de ses des déplacements fait le bonheur de son coach René Girard. « J’étais conscient de part mes qualités en Ligue 2 que j’avais les capacités pour m’imposer à l’étage au dessus. Tout est une question d’adaptation et d’affirmation de son potentiel. » admet Giroud.

Comme à Tours, c’est lors de sa deuxième saison dans l’Hérault qu’il va réellement exploser et éclabousser le championnat de toute sa classe. De part son leadership naturel et ses très bonnes prestations sur le terrain, Giroud va mener le Montpellier Hérault au sommet du foot français ramenant le premier titre de l’histoire du MHSC sur la place de la Comédie pour le plus grand bonheur du peuple pailladin. En effet, Giroud commence la saison sur les chapeaux de roues inscrivant 2 triplés face à Dijon et Sochaux et offrant au public de la Mosson des performances de haut vol, pour preuve son match face à Lorient dans lequel il marque un but et fait 3 passes décisives. Plusieurs fois cette saison, Giroud a su débloquer des situations parfois cadenassées pour Montpellier, en témoigne ses buts dans les dernières minutes contre Nice ou encore Saint-Etienne. « Mon but contre l’ASSE fait partie de mes plus beaux. Non seulement il n’était pas évident techniquement, mais surtout, en fin de match, cette victoire a été un vrai soulagement et a fait un bien fou au mental de l’équipe. » affirme l’intéressé. Au terme d’une saison riche en émotions, Giroud termine donc meilleur buteur du championnat de Ligue 1 avec 21 réalisations. Buteur oui, égoïste non. Olivier achève également la saison avec 9 passes décisives au compteur faisant de lui le meilleur passeur du MHSC avec notamment celle à la dernière minute pour Aït Fana face à Lille quasi-synonyme de titre.

 Le titre montpelliérain aura été avant tout la victoire du collectif mais Giroud en fut le grand artisan. Adulé par toute une ville, il fut le capot principal de la célébration héraultaise sur la place de la comédie, haranguant le public et entonnant les chants de la célèbre Butte Paillade, preuve de son implication et de sa très bonne relation avec le public.

En deux ans au MHSC, ce footballeur de 25 ans a donc véritablement changé de statut. Meilleur buteur du championnat, il est passé de la Ligue 2 au statut de star nationale. En effet, encensé à la Mosson, cet attaquant atypique s’affirme aussi chez les Bleus depuis un certain mois de Novembre. Appelé par Laurent Blanc pour disputer deux matchs amicaux face à la Belgique et les Etats Unis, Olivier n’entrera en jeu que lors du second match remplaçant Kevin Gameiro à la 59ème minute. Dès lors, il ne quittera plus l’Equipe de France et marque même son premier but en Bleu un soir de Février face à l’Allemagne. Bien évidemment et au reflet de son excellente saison, Giroud est sélectionné dans les 23 pour participer à l’Euro 2012 en Ukraine et en Pologne. Malheureusement barré par le schéma de jeu arrêté de Laurent Blanc et par la présence de Karim Benzema, il n’aura que peu de temps de jeu mais se trouve cependant très bon lorsqu’on fait appel à lui, en témoigne ses 3 passes décisives pendant les matchs de préparation. Les statistiques parlent pour lui, en une titularisation sous le maillot tricolore, Olivier a inscrit un but. Espérons que ça ne soit pas fini…

Au cours de la saison, voyant le talent, les performances et la régularité de Giroud, nombreux sont les superviseurs des plus grands clubs européens venus se masser à la Mosson ou un peu partout sur les terrains de Ligue 1 afin d’en savoir un peu plus sur ce colosse d’un mètre 92. La fin de saison venue, Olivier a donc eu le choix. Malaga, Mönchengladbach, Chelsea, QPR lui ont tous proposé un contrat, parfois très alléchant, mais c’est finalement Arsenal qui a eu ses faveurs. Inextricablement attiré par la Premier League, Olivier a choisi Arsenal non pas pour l’argent mais avant tout par honneur. En effet, il s’est dit très honoré de pouvoir revêtir le maillot des Gunners pour lesquels son cœur a longtemps balancé notamment par le biais des Frenchies comme Pirès, WIltord et bien évidemment Henry. « Je suis ravi d’être à Arsenal et de faire partie d’un des plus grands clubs anglais. C’est une énorme satisfaction de rejoindre ce club. C’était un rêve pour moi d’évoluer un jour en Premier League. J’ai été attiré par la philosophie d’Arsène Wenger, et j’ai toujours admiré Arsenal de part son histoire et sa réputation. J’espère désormais réussir de grandes choses ici. Je suis fier d’être un Gunner et je vais tout donner pour les supporters. » Voilà qui est dit. Cependant, il n’en oublie pas le club de Montpellier envers lequel il sera toujours redevable. « Montpellier m’a permis de m’affirmer en Ligue 1, d’être sélectionné en Equipe de France et maintenant de rejoindre Arsenal. Au MHSC, j’ai trouvé une deuxième famille. Le club de Loulou Nicollin me ressemble. J’ai pris énormément de plaisir ici dans cette belle enceinte qu’est le stade de la Mosson et je resterai très attaché au public pailladin.» Nicollin a eu quant à lui un petit mot pour Giroud, « Je lui souhaite de réussis car c’est un bon petit. »

En résumé depuis le début de sa carrière professionnelle, Olivier Giroud a inscrit 93 buts et fait 20 passes décisives en 215 apparitions en championnat, chiffre correspondant à quelque chose près à ses attentes. «Depuis mes débuts pro je me suis fixé le ratio d’un but à marquer tous les deux matchs. Saison après saison, j’essaye de m’y tenir. C’est essentiel pour moi. » On souhaite désormais qu’il en soit de même du coté du Nord de Londres et qu’il puisse devenir la terreur de toutes les pelouses anglaises. Pour moi, cela ne fait aucun doute, Il a une présence physique hors norme et est vraiment exceptionnel dans les airs. A titre indicatif, sur les dégagements de gardien et ballons en l’air, Olivier doit à quelque chose près remporter 80% de ses duels, cherchant toujours la remise adéquate. Face au but c’est un vrai tueur, il a une vraie qualité de finition avec une très grosse frappe du gauche. Ses déplacements sont aussi redoutables et il fait preuve d’une grande intelligence de jeu n’hésitant pas à faire jouer ses partenaires. Son gros mental est aussi un atout indispensable pour réussir en Premier League. Le seul point négatif c’est que malgré sa taille, il ne marque pas assez de la tête. Vu son gabarit et son engagement, il pourrait mettre 5 ou 6 buts de la tête en une saison. Quoiqu’il en soit, sa venue sera un atout supplémentaire dans notre ligne d’attaque. Il a prouvé qu’il pouvait évoluer au haut niveau que ce soit à Montpellier ou son influence n’est plus à démontrer mais aussi avec l’Equipe de France. Il peut très bien évolué en 4-4-2, à l’image de ses 2 saisons à Tours, mais également en 4-3-3 entouré de 2 ailiers comme à Montpellier. A mon avis, la signature de Giroud est un très bon coup pour Arsenal, et j’espère qu’il aura l’occasion de nous prouver à tous que Wenger et Grimandi ne se sont pas trompés.

Sa vie en dehors du foot

Désormais, apprenons à connaître un peu plus l’homme qui se cache derrière ce physique de déménageur et cette âme de guerrier…
Marié depuis l’été 2011 avec Jennifer, Olivier Giroud ne prend pas pour autant moins soin de son style. En effet, plutôt beau gosse et dont le sourire charmeur en fera craquer plus d’une, le nouvel attaquant d’Arsenal est très à cheval sur la mode. « C’est vrai, j’aime bien prendre soin de moi, de la façon de me coiffer ou de m’habiller. Quand j’ai commencé à gagner ma vie, j’empilais les jeans dans mon placard. Ma mère me disait toujours que j’aurais pu ouvrir un magasin. J’aime porter de belles fringues. A Montpellier par exemple, je vais chez Paia à Lattes, j’y trouve souvent mon bonheur. » Sans gène, Giroud a même fait la une du magazine Têtu cette année. Selon son ancien coéquipier Jamel Saihi, Olivier « aime bien plaire » pour le plus grand bonheur des professionnels de la publicité. « Des agents d’image m’ont contacté. Ca viendra progressivement. Je suis soucieux de gérer ça avec beaucoup de recul pour pas que ça ne prenne trop de place. Je n’ai pas envie d’être assimilé à un mannequin plutôt qu’à un joueur de foot. » affirme-t-il.

A l’instar de nombreux joueurs pro, Olivier possède quelques tatouages, un investissement esthétique qui ne le quitte plus depuis son passage à Istres. Cependant, ils ont pour lui une grande signification. L’amour, la famille, l’honneur, le courage et la force sont tatoués sur son bras gauche. Olivier Giroud est un homme de valeurs et il tient à les afficher. A l’image d’un joueur brésilien, il a également ce coté mystique. « Je suis très croyant. Ma mère m’a initié à la religion et j’ai choisi de me faire baptiser catholique. A 21 ans, je me suis fait tatouer sur le bras droit un psaume tiré de la bible latine qui signifie : L’éternel est mon berger, je ne manquerai de rien. Ca m’apaise. En rentrant sur le terrain, je ne me signe pas mais je fais tout de même une petite prière.» confie l’ancien attaquant montpelliérain.

En dehors des terrains de foot, Olivier Giroud est très branché sport. Du coté de Montpellier, il était rare que l’on ne l’aperçoive pas au Stade Yves du Manoir, où évolue le Montpellier Rugby Club, à Bougnol, antre des handballeurs, à la piscine Antigone pour le Water-Polo ou encore à l’Arena pour l’Open de Tennis. D’origine savoyarde, Giroud avait découvert le handball du côté de Chambéry, le grand rival de Montpellier. Mais, au contact des frères Karabatic, qu’il côtoyait très régulièrement, il est devenu supporteur du MAHB. Cette saison, il a assisté aux trois grandes affiches européennes face à Kiel, Copenhague et Barcelone. Un lien d’amitié s’est noué avec Nikola : échanges de maillot, concert de Lenny Kravitz en octobre dernier, restaurants, etc. Ils se voyaient dès que leurs calendriers respectifs le permettaient. Giroud lui a même demandé des conseils pour gérer sa toute nouvelle image. Le handballeur champion de France lui a donc présenté son agent, Bhakti Ong avec qui il a signé un premier contrat.

Quoiqu’il en soit, Olivier sait se faire apprécier des autres sportifs. En effet, Une petite communauté s’est formée autour de lui à Montpellier. Dans les cafés de la place Jean-Jaurès ou à La Chistera, le restaurant du rugbyman François Trinh-Duc à deux pas de la Comédie, on l’apercevait très souvent avec les Karabatic mais aussi avec le poloïste Mathieu Peisson, le volleyeur de Sète Édouard Rowlandson et des joueurs du Montpellier Hérault Rugby, tous entre 23 et 27 ans. Fulgence Ouedraogo, le capitaine du XV montpelliérain a lui aussi son avis sur Giroud. « Olivier déclenche un peu plus de frénésie que d’autres. Je vois souvent des hommes et des femmes se retourner sur son passage. C’est vrai que c’est un beau gosse, qui aime les fringues. Mais il ne se prend pas pour quelqu’un de supérieur. C’est un gars simple, qui a le contact facile et n’a pas mis de distance avec les gens. » Pour Jamel Saihi, «Il est gentil et humble. Ce n’est pas une grande gueule, c’est plutôt une gueule d’ange ». A noter que Giroud est également le grand ami de Rémi Gaillard icône de Montpellier (pour ceux qui ne le connaitraient pas encore http://www.nimportequi.com/fr/)

Savoyard de naissance, Giroud est forcément un amateur de ski. Bien qu’il n’ait plus le droit de le pratiquer, il aime se rappeler aux bons souvenirs des ses vacances à Val d’Isère ou à l’Alpe d’Huez. Détenteur de la flèche d’argent et géantiste convaincu, il « apprécie énormément la montagne et son mariage de neige et de ciel bleu. »

Profitant de la vie et en bon épicurien qui se respecte, Olivier aime les bonnes choses, à commencer par le vin auquel il voue une véritable passion. « J’adore le vin, à Montpellier par exemple, le bar à vin la Robe Rouge place Saint Ravy est mon adresse préférée. Pour la beauté de cette petite place typique de la vieille ville, un peu cachée, et pour l’amour du vin que j’apprends à déguster avec les bons produits du terroir. » Olivier adore également pouvoir se promener, découvrir l’environnement qui l’entoure, villages, patrimoines, paysages…Bien qu’il ne puisse la trouver à Londres, Montpellier a fait de lui un véritable adepte du bord de mer. « Quel bonheur de pouvoir aller à la plage après l’entraînement, de déjeuner dans une paillote avant une petite sieste réparatrice. » Se reposer c’est bien mais Olivier sait également faire la fête quand il le faut et n’hésite pas à sortir boire un coup. A l’image du titre fêté dans la célèbre boite de nuit du Heat à Montpellier, les jeunes héraultais pourront aussi vous dire le nombre de fois ou ils ont croisé Giroud dans le carré VIP de l’Obar, boîte branchée de la cité languedocienne.

Des gens dans la rue aux sportifs de haut niveau, Giroud fait donc l’unanimité de par sa simplicité. Toujours très chaleureux et abordable, Olivier a un très bon rapport avec les gens et les supporters que ce soit à Tours, Montpellier et espérons le à Arsenal désormais. Pour l’avoir croisé 2-3 fois dans Montpellier et notamment au stade de rugby ou à l’Arena, il a toujours été très sympa, se prêtant au jeu des photos, autographes et parfois même s’autorisant une brève conversation. Son statut de footballeur pro ne lui monte pas à la tête. Toujours sincère et authentique, Giroud ne manque de respect à personne et prend sa notoriété comme une chance et non un fardeau. Très demandé, il répond favorablement au plus grand nombre d’invitations n’hésitant pas à se rendre dans des écoles ou lycées à la rencontre des jeunes.

Engagement associatif

Fier de ses convictions, Giroud apporte un grand soutien à l’univers associatif. Il est désormais le parrain de trois associations chères à son cœur. Il lutte contre les leucodystrophies au sein de la très connue association ELA mais il est également parrain de Solid’Art et de TOM aux cotés du rugbyman montpelliérain François Trinh-Duc. Solid’Art œuvre pour le développement de l’éveil artistique aux domiciles des enfants malades et TOM (Tous Ouvert au Massage) mène une campagne de sensibilisation du grand public à la pratique des massages cardiaques de premières urgences. Olivier est donc quelqu’un de très occupé, engagé mais qui grâce à son parcours atypique et aux valeurs auxquelles il est attaché sait garder le sourire en toutes circonstances. Il est conscient de sa chance et la partage avec le plus grand nombre…

Théo.

Arsenal survivra t-il au départ de van Persie ?

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  • Pourquoi Arsenal survivra au départ de van Persie

Une star part et alors?

Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé. Du moins c’est ce que dit la formule consacrée car à Arsenal, on a jamais eu l’impression que l’équipe s’est senti affaiblie par la perte de ses joueurs stars. On peut considérer qu’il y a eu trois vagues de départs de joueurs majeurs ces dernières années. Du type de ceux qui tracent l’avenir à l’encre sombre. Par ordre chronologique il y a eu Vieira à la Juventus (2005), Henry à Barcelone (2007) et Fabregas également à Barcelone (2011). A chaque fois, médias, spécialistes et supporteurs annonçaient la fin de l’hégémonie d’Arsenal au sein du Big Four et à chaque fois, le club a réussi à faire taire les sceptiques en repoussant un peu plus loin les limites. Jugez-en plutôt : la dernière saison de Vieira au club fut conclu par une victoire en FA Cup (tir au but vainqueur contre United), une place de dauphin en Premier League et un huitième de finale de Ligue des champions (éliminé par le Bayern Munich). La saison d’après, le club lutte certes en Premier League (quatrième place décroché in-extremis à l’ultime journée), se fait éliminer précocement de la FA Cup (4e tour) et en demi-finale de la League Cup (qualification de Wigan 1-0/1-2 grâce au but à l’extérieur) mais arrive à décrocher une finale de Ligue des champions, dont le scénario finale sera une défaite contre le Barça. Pour l’après-Henry, l’histoire a une meilleure finalité. Avec lui, Arsenal en 2007 c’était : huitième de finale de C1 perdue contre le PSV Eindhoven, une défaite en fina de League Cup face à Chelsea (que Henry n’a pas joué) et une 4e place de championnat décroché avec 63 buts marqués et 35 encaissés. L’année suivante, le club finit 3e de PL après avoir longtemps fait la course en tête. 71 buts marqués et 31 encaissés dans la poche.  Et que dire de son parcours en Ligue des champions où la jeune garde réussit l’exploit d’éliminer le tenant du titre Milan AC (0-0, 2-0) sur sa pelouse au bout d’une prestation d’anthologie en huitièmes de finale? Le parcours s’arrêtera en quarts, éliminé par Liverpool. Rebolote avec Fabregas dont on a déjà établi la comparaison cette saison puisque le club a terminé encore plus haut que la saison dernière (3e au lieu de 4e) avec 2 pts de plus – 70 contre 68 – et une meilleure attaque (74 contre 72). Arsenal n’a donc jamais réellement subi les contrecoups des départs de ces joueurs ô combien vitaux pour l’équipe du temps de leur splendeur. Même si ça ne vaut pas des trophées, il est utile de préciser que depuis 2005, Arsenal a été finaliste de la Ligue des champions (2006), a été double finaliste de la League Cup (2007 et 2011) et a terminé sur le podium à trois reprises (2008, 2010 et 2012)

 Une transition toujours intelligemment abordé

Cet argument va de pair avec le premier. En effet, si Arsenal a toujours réussi à se maintenir à flot dans le Big Four, c’est en grande partie grâce à l’impeccable gestion d’Arsène Wenger qui n’a jamais paniqué et qui a toujours su répondre aux défis qui se présentaient devant lui. Lorsque Vieira est parti, c’est Henry qui a pris l’héritage du brassard. Et c’est un grand capitaine qu’il a mené ses jeunes troupes jusqu’au Stade de France, en prenant notamment les devants lors de Real Madrid-Arsenal en forçant le destin européen d’Arsenal à lui tout seul. Et puis il y a les joueurs aussi qui ont pris leurs responsabilités comme en 2007/2008. Le départ d’Henry a en effet permis à certains joueurs de se libérer à l’instar d’un Adebayor, d’un Fabregas, d’un Hleb ou d’un Flamini. Adebayor par exemple, c’était 8 buts en 29 matches lorsqu’il jouait avec Henry. Un an plus tard, le départ de l’ex-capitaine lui a permis de triplé ces statistiques (24 buts en 36 matches) au bout d’une saison en tout point magnifique puisqu’Arsenal n’a connu la défaite que trois fois dont la première début décembre 2007 lors de la 16e journée ! Le départ d’Henry a aussi permis à Cesc Fabregas de démontrer enfin tout le bien qu’on pensait de lui en s’imposant comme le véritable leader technique de l’équipe (20 passes dec en PL). Pour la saison 2011/2012, c’est de l’extérieur qu’est venu la lumière en réponse au départ de Fabregas avec l’arrivée d’Arteta d’Everton. Ce qui était alors apparu comme un achat compulsif dans le but de calmer les supporteurs c’est au contraire avéré être un excellent coup de maître. L’Espagnol s’est rapidement immiscé dans le collectif pour en devenir le porte-voix dans l’entrejeu. Ainsi, le départ de RVP, seule véritable star de l’équipe, peut amener des vocations chez des Song, Walcott voire Wilshere (si il revient rapidement) ou Vermaelen qui auraient alors à charger de mener l’équipe, du moins continuer de garder l’équipe au sommet. Car aux dernières nouvelles, Arsenal a toujours réussi à se qualifier en Ligue des champions depuis la saison 97/98, l’une des séries les plus longues en Europe !

 

  •  Pourquoi Arsenal ne survivra pas au départ de van Persie

La malédiction du capitanat

Le départ de van Persie n’est pas anodin car il n’est pas un simple joueur de l’effectif. En plus d’être un leader technique sur le terrain, il est le capitaine. La voix de l’entraineur sur le terrain et la voix de l’équipe en dehors. Arsenal aurait du mal à s’en relever car ce n’est pas le premier capitaine à s’en aller. L’un des premiers éléments essentiels de l’équipe et le premier capitaine à s’en aller, fut Patrick Viera à la fin de la saison 2004-2005 pour la Juventus de Turin après 9 années de bons et loyaux services. Lors de la saison 2007-2008, c’était Thierry Henry, capitaine et légende du club qui quittait Arsenal pour rejoindre le FC Barcelone et un nouveau challenge. La saison dernière, ce fut au tour de Cesc Fabregas de quitter Arsenal pour le FC Barcelone, son club de cœur. Ces départs coïncident avec le déclin des résultats de l’équipe. Lors de la saison 2004-2005, Arsenal avait terminé la saison à la deuxième place de Premier League et remporté la Coupe d’Angleterre. Cette saison là, Arsenal avait une moyenne de 2,18 points pris par match. Après le départ de Viera, cette moyenne tombe à 1,76 et le club obtient la quatrième place de justesse à la dernière journée de championnat. Lors de la dernière saison d’Henry, cette moyenne était de 2,18 mais la saison suivant son départ, on observe la même chose, la moyenne de points pris par match chute. Cette fois, il est tombé à 1,89. L’effet du départ de Fabregas, lui, fut par contre instantané. Arsenal encaissa la plus large défaite de son histoire, 8-2 face à Manchester United et une 18ème place en championnat. Que se passera t-il après le départ de van Persie ? Certainement rien de bon…

Des joueurs perdus avec la politique du club

La politique du club est claire. Elle est basée sur la maximisation des bénéfices afin de rembourser la dette du stade le plus vite possible et cela, au détriment de l’équipe et des résultats sportifs. Ce la amène donc les joueurs à se demander quelle est l’ambition du club. Il vont se demander, est ce qu’Arsenal est le club qu’il me faut pour atteindre mes objectifs et remporter des trophées ? Là est la réflexion de van Persie. Théo Walcott qui voit le terme de son contrat arriver est dans la même situation que Robin van Persie. Il va se demander si l’ambition du club est toujours la même et digne d’un club du standing d’Arsenal. Et en ce moment, avec une politique de rigueur, cette ambition est revue à la baisse et à l’approche des négociations pour sa prolongation de contrat, cette question devient essentielle. La même question va se poser à Alex Song, qui voit son contrat se terminer en 2014. Il est certain que la politique actuelle favorise le départ des meilleurs joueurs d’arsenal vers des horizons plus certains en matière de trophées. Une révision de cette politique s’avère nécessaire car la fuite des talents de l’équipe vers les adversaires et souvent les concurrents directs d’arsenal vont nuire au moral de l’équipe et au prestige du club qui ne sera plus considéré comme un grand club mais simplement comme un club intermédiaire, une antichambre avant le niveau supérieur caractérisé par le Real Madrid, le FC Barcelone, Manchester United, Manchester City et Chelsea.

Des tensions au plus haut niveau du club

Le départ de van Persie, en plus d’affecter l’équipe qui a montrée tant de promesses en 2011-2012, provoquerait des tensions au plus au niveau du club. Alisher Usmanov, actionnaire minoritaire du club, s’est fendu d’une lettre très virulente à l’intention du conseil d’administration d’Arsenal. Il fustige notamment les membres du conseil de bloquer l’investissement des actionnaires au sein du club. Il les accuse aussi de presser les fans en leur imposant des billets à un tarif très élevé, même le plus élevé d’Angleterre au lieu de s’appuyer sur les actionnaires. Plus violent encore, à travers une accusation à peine voilée, il accuse les membres du conseil d’administration de préférer gagner de l’argent sur le dos des fans et de remplir leurs comptes en banque au lieu de le réinvestir dans l’équipe. Il est certain que cette lettre très virulente mais porteuse de vérités, va en froisser plus d’un au conseil d’administration, Ivan Gazidis en premier, qui un fervent croyant de la politique d’autofinancement actuelle du club. Cette lettre est un signe d’espoir de changements pour les supporters qui veulent voir leur club de cœur retrouver son prestige passé mais il est certain qu’il faudra passer par une période de conflits au sein du conseil d’administration. Des conflits qui pourront avoir un effet néfaste sur l’équipe et influencer les mercatos d’Arsène Wenger. Une chose est sure, une nouvelle période de conflits enraillera le fonctionnement normal du club qui verra ses résultats très certainement à la baisse.