Un duel au sommet.

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Après avoir ramené trois points précieux du stade Vélodrome il y a deux semaines, Arsenal va s’attaquer à un tout autre calibre demain soir à l’Emirates. Naples, emmené par une force de frappe phénoménale, se présentera à Londres pour tenter de prendre l’ascendant dans ce groupe F. Après leur très bon résultat à San Paolo face au Borussia Dortmund, nul doute que les Napolitains se déplaceront en Angleterre pour surfer sur leur belle lancée et s’octroyer la première place du groupe.

Une équipe qui n’aime pas les déplacements européens.

Après ses heures sombres en Serie B italienne et ses deux ans dans le ventre mou de l’élite suite à sa remontée, le Napoli est plus que jamais de retour sur le devant de la scène. Aurélio De Laurentiis, qui a temporairement quitté sa caméra pour reprendre le club en 2004, a écrit le propre film des Azzuri. Aujourd’hui, le club italien revient des abysses avec de nouvelles ambitions, de nouvelles armes. Parmi elles se trouve Gonzalo Higuain, qui a quitté le Real Madrid pour s’engager en faveur de la formation de Rafael Benitez, précipité en Italie par les hués de Stamford Bridge. L’attaquant argentin, bien entouré par Hamsik, Insigne et son coéquipier du Real José Callejon, a déjà mis le feu aux travées de San Paolo en claquant quatre buts en six matchs, et semble bien parti pour prétendre au trophée de meilleur buteur de Serie A. Une Serie A sur laquelle les Napolitains pourraient régner en maitre sans le départ canon mais non moins surprenant de l’AS Rome, vainqueur de ses six premiers matchs de championnat.

Mais si le Napoli revient aujourd’hui sur le devant de la scène, c’est aussi et surtout grâce à la gestion du club de De Laurentiis. Alors oui, ce dernier a peut-être (surement) surpayer Gonzalo Higuain cet été, mais il reste un fin négociateur et dur en affaire, ce qui lui a permis de garder Marek Hamsik, longtemps courtisé, au club. Lavezzi et Cavani, qui ont tous deux rejoint le PSG à un été d’intervalle, avait été acheté 11 millions d’euros (respectivement 6 et 5M). Aujourd’hui, si Naples a pu s’offrir ce recrutement de rêve, c’est en parti grâce à l’exceptionnelle plus-value réalisée par le club sur la revente de ses deux stars, estimée à plus de 100 millions d’euros. En Europe, seuls Arsenal et Porto peuvent se vanter d’avoir été aussi bons en business lors des dernières années.

Les meilleures années du Napoli sont à venir, d’autant plus que l’extinction progressive des deux clubs Milanais devrait laisser les Azzuri prendre part aux prochaines éditions de la Ligue des Champions. Une compétition dans laquelle ces derniers espèrent vaincre leurs vieux démons des récentes années. Car si Naples veut renouer avec son succès européen des années 90, la formation de Rafael Benitez se doit de gagner à l’extérieur. Les Napolitains tiennent un pathétique bilan depuis leur remontée dans l’élite, avec seulement deux victoires en déplacement dans les compétitions européennes, pour trois nuls et sept défaites. Un mal auquel il faudra remédier si les bleus et blancs veulent passer le cap des 8èmes de finale, un objectif encore jamais atteint depuis la récente accession à la Serie A.

Arsenal sur sa lancée?

Vainqueur, comme souvent à l’arraché, de Swansea ce week-end, Arsenal tentera de surfer sur sa forme stratosphérique du moment. Lors de l’Emirates Cup, les deux formations s’étaient séparées sur le score prolifique de 2-2, alors que tous les rouages n’étaient pas parfaitement huilés, d’un côté comme de l’autre. Ca promet du spectacle demain à l’Emirates.

Les Gunners enregistreront d’ailleurs pour l’occasion le retour de Tomas Rosicky, qui viendra probablement rejoindre Vermaelen et Arteta sur le banc lors du coup d’envoi. Flamini, qui connait bien le Napoli après son passage au Milan AC, devrait débuter dans l’entrejeu aux côtés d’Aaron Ramsey, qui marche sur l’eau. Özil, Wilshere et Gnabry devrait former la ligne offensive derrière Olivier Giroud, sauf si Wenger décidait de replacer Ramsey en ailier, comme il a pu le faire l’an passé, afin de réintégrer Arteta au coeur du jeu.

Quelle que soit la composition, les Gunners devront hausser leur niveau de jeu pour battre leurs adversaires, qui ont réalisé une excellente opération en battant le Borussia Dortmund lors de la première journée. “Rafael Benitez a pris les rênes de l’équipe, et c’est un excellent manager. Il faut toujours s’attendre à ce que ce soit difficile contre lui” a déclaré en conférence de presse un Wenger prudent. “Mais nous devons gagner nos matchs à domicile, c’est la clé” a ajouté l’entraineur français, qui souhaite faire concorder ambition et humilité pour poursuivre l’excellente série en cours.

Forme des équipes:

Naples:

Infirmerie: Christian Maggio (genou)
Incertain: /
Suspendu: /
Forme (TCC): VNVVV
Casier disciplinaire (LdC): 3 jaunes, aucun rouge.
Meilleurs buteurs (LdC): Gonzalo Higuain, Lorenzo Insigne (1)
Meilleurs passeurs (LdC): Juan Zuniga, Paolo Cannavaro (1) 

Arsenal:

Infirmerie: Abou Diaby (genou), Alex Oxlade-Chamberlain (genou), Lukas Podolski (ischios-jambiers), Santi Cazorla (cheville), Theo Walcott (abdos), Yaya Sanogo (dos), Gedion Zelalem (inconnu).
Incertain: /
Suspendu: /
Forme (TCC): VVVVV
Casier disciplinaire (LdC): 1 jaune, aucun rouge
Meilleurs buteurs (LdC): Theo Walcott, Aaron Ramsey (1)
Meilleurs passeurs (LdC): Kieran Gibbs (1)

Compositions probables:

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#Anto

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Conférence de presse d’après-match d’Arsène Wenger

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Arsène Wenger a parlé aux médias après la victoire des siens 2-1 contre Swansea ce Samedi.

Sur le fait d’avoir gagné pour son 17 ème anniversaire à la tête d’Arsenal…

C’était mieux que n’importe quel gâteau mais la première mi-temps était plutôt difficile, Swansea a bien joué, ils étaient plus forts que nous. Nous n’avons pas joué avec détermination et ils ont gagné beaucoup de duels. En deuxième mi-temps nous avons joué de manière beaucoup plus compact et pris l’avantage à chaque fois que nous gagnions le ballon en étant dangereux. Nous avons vu un Arsenal différent, qui était beaucoup plus précis et qui jouait avec beaucoup plus de détermination. Nous avons souffert un petit peu pendant les 15 dernières minutes et ils sont revenus à 2-1 mais dans l’ensemble je sens que nous méritions de gagner ce match.

Sur le fait d’être plus réaliste et précis cette saison…

Premièrement c’est lié à tous les jeunes joueurs qui se sont améliorés naturellement dans la dernière passe. Nous avons ajouté Özil qui peut donner un bon ballon dans les 30 derniers mètres [à n’importe quel moment] et en ce moment nous sommes aussi plus confiants.

Sur les progrès de Ramsey…

Aaron Ramsey est un jeune garçon et aujourd’hui Ramsey a marqué et Gnabry a marqué. Leur âge combiné est 40 ans.

Sur les autres résultats surprenants en Premier League…

C’est venu comme une surprise mais cela a ajouté plus de pression car vous vous sentez toujours coupable si vous avez une opportunité de consolider votre position au classement et que vous ne la prenez. Je pense que cela fait aussi partie d’une équipe de savoir saisir ces opportunités quand vous les avez.

Sur le fait d’avoir 8 points d’avance sur Manchester United…

Oui mais il est encore tôt et n’oublions pas que nous étions dans une crise après le premier match.

Sur Gnabry…

Il est surprenant. Il a le talent mais aussi la personnalité sur le terrain. Il n’a pas l’air timide, il joue avec foi et bien sûr talent. Malheureusement c’est un autre joueur pour l’Allemagne, il n’est pas anglais.

Sur l’âge de Gnabry quand il [Wenger] a commencé à Arsenal…

Il avait un an. Je ne peux pas le croire. Maintenant j’ai certains joueurs dans l’équipe qui n’était pas né quand je suis arrivé à Arsenal.

Sur la crise après la défaite du premier match…

Dans notre métier il n’y a qu’une seule réponse, c’est celle sur le terrain et c’est ce que nous avons fait.

Sur le fait de concéder un but évitable…

Oui c’était un peu un but brouillon. C’était un peu facile et était du à un manque de concentration.

Sur le fait de marquer deux buts successivement…

Vous sentez quand vous dépassez la ligne médiane en contre attaque que tout le monde a pris la bonne décision et vous voyez le danger venir. C’est un sentiment appréciable car vous sentez que quand nous sommes en contre nous pouvons marquer.

Sur la renaissance de Ramsey…

Premièrement n’oublions pas que sa carrière a été interrompue par une grosse blessure et qu’il faut être patient. Après cela des gens sont devenus impatient avec lui et ont mis de la pression sur lui quand il faisait de mauvais matchs. Je crois que c’était un tournant pour lui quand son jeu a été questionné car c’est toujours une période importante dans la vie d’un joueur de football, peut-il surmonter cela, revenir aux bases et s’entraîner encore plus fort ? Ou est-il désolé et arrête de se battre? C’est quand je l’ai vu répondre de la manière dont il l’a fait que j’ai toujours pensé qu’il reviendrait et c’est pour cela que j’ai gardé foi en lui.

Sur son nombre de but inscrits…

Honnêtement je ne pouvais prédire cela. La seule chose que je peux dire c’est qu’il a toujours été dans de bonnes positions dans la surface, et comme il a amélioré sa technique il ne se précipite plus dans ses décisions. Même le but qu’il a marqué aujourd’hui nécessité une bonne touche de balle, de passer un joueur et finir rapidement. Avant, il se précipitait pour finir mais maintenant il est plus confiant.

Sur Ramsey qui pourrait prolonger cette série de buts…

J’espère, mais la finition est un peu cyclique car il ne va pas marquer 38 buts en une saison et il faut l’accepter. Mais c’est bien d’avoir des joueurs du milieu de terrain qui peuvent marquer.

#Rodolphe (via arsenal.com)

Arsenal y prend goût

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By David Price.

By David Price.

Ce déplacement compliqué d’Arsenal à Swansea s’est révélé d’autant plus important en raison des défaites de Manchester United (2-1 face à West Brom), de Manchester City (3-2 face à Aston Villa) ainsi que du nul entre Chelsea et Tottenham (1-1). Arsenal avait donc une chance à saisir et de créer un petit écart avec ses rivaux. Du point de vue de l’effectif, Aaron Ramsey et Mathieu Flamini ont longtemps été incertain pour ce déplacement, mais finalement, ils ont tous deux tenus leurs postes.

Crispés

La première période du match fut équilibrée. Les Swans entamèrent mieux que les Gunners mais sans réellement se montrer dangereux. Au fil des minutes, Arsenal reprit le contrôle du ballon mais la possession resta stérile. Très disciplinés, les joueurs de Swansea se repliaient parfaitement, ne laissant aucun espace aux Gunners. Bien aidés par le manque de mouvements et des approximations techniques des compères d’Özil, Swansea réussit à contenir les assauts londonien. Penchant toujours à droite, avec un Wilshere dézonant son aile gauche en phase offensive, Arsenal se retrouvait sans solution face au bloc défensif de Swansea. La seule occasion à se mettre sous la dent côté Arsenal vint de Giroud, décalé sur la gauche de la surface, mais il croisa trop sa frappe (45e). Pour Swansea, la seule véritable occasion fut l’œuvre de Ramsey et Szczesny. Le premier fit une passe très forte en direction du second, qui rata son contrôle. Ce qui mit toute la défense en difficulté. Pour sa chance, le ballon sortit de justesse en corner.

Deux actions collectives géniales

Au retour des vestiaires, Arsenal revint avec de meilleures intentions. Toujours en possession du ballon, les Gunners alignèrent des séquences de jeu parfois impressionnantes. Swansea subissant l’audace retrouvée d’Arsenal finit par craquer sur une première très belle action collective conclue par Serge Gnabry (58e), qui marqua son premier but de la saison et devenant le 97ème joueur à inscrire un but pour Arsenal. L’Allemand, fut à l’image de ses matchs précédents. Il a clairement pris confiance au cours du match et s’affirme désormais comme une alternative crédible à Theo Walcott. Notamment lors de sa percée juste avant la mi-temps (45e+2) qui a offert une occasion de but à Olivier Giroud. Cinq minutes plus tard, à la suite d’une action collective absolument parfaite à une touche de balle, initiée et conclue par Aaron Ramsey (63e), Arsenal fit le break. Arsenal géra la suite de son match mais se fit, encore une fois, peur en encaissant un but à la 82ème minute signé Davies. Malgré quelques frayeurs dans les dernières minutes, notamment à cause de Bony, Arsenal assura sa victoire et signe la bonne opération de ce weekend de Premier League.

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La suite de la saison sous les meilleurs auspices

Cette victoire est synonyme de huitième victoire consécutive, à l’extérieur, en Premier League, égalant ainsi le record du club datant de la saison 2001-2002. Les retours prochains des Rosicky et Cazorla, et à plus long terme ceux de Podolski, Diaby et Chamberlain, sans compter ceux de Vermaelen et d’Arteta déjà enregistré, Arsenal aura un effectif solide pour aborder cette fin d’année civile chargée avec un enchainement Chelsea, Liverpool, Dortmund, Manchester United décisif début novembre. Cette saison est l’occasion pour Arsenal de faire taire les critiques car après seulement 6 journées de championnat, les Gunners ont déjà creu un (petit) écart avec certains de leurs rivaux, à savoir Manchester United (relégué à 8 points), Manchester City (à 5 points), Chelsea (à 4 points) et Tottenham (à 2 points). A noter aussi que la dernière fois qu’Arsenal a eu 8 points d’avance sur Manchester United, en ayant joué le même nombre de matchs, était le 11 mai 2005. Qui aurait cru, il y a un mois, qu’Arsenal serait en tête de Premier League aujourd’hui ?

Fiche du match

Swansea 1-2 Arsenal à Liberty Stadium (affluence: 20712)

6e journée de Premier League

Arbitre: Mark Clattenburg

Buts: Davies (81e) pour Swansea ; Gnabry (58e), Ramsey (62e) pour Arsenal

Avertissements: De Guzman (80e), Chico, Canas (84e) pour Swansea ; Flamini (60e), Arteta (90e+3) pour Arsenal

XI de départ
Swansea: Vorm – Tiendalli, Chico Florès, Amat, Davies – Canas, Shelvey (Bony, 61e) – Dyer, De Guzman, Routledge (Pozuelo, 64e)- Michu. Entr: B.Laudrup
Non utilisés: Tremmel, Taylor, Alfel, Britton, Alvaro

Arsenal: Szczesny – Sagna, Mertesacker, Koscielny, Gibbs – Flamini, Ramsey, Özil (Monreal, 88e)- Wilshere (Jenkinson, 90e+2), Giroud, Gnabry (Arteta, 78e). Entr: A.Wenger
Non utilisés: Fabianski, Vermaelen, Miyaichi, Bendtner

Chiffres du match

Possession : Swansea 58% – 42% Arsenal
Tirs (dont cadrés) : Swansea 10 (3) – 10 (4) Arsenal
Arrêts : Swansea 2 – 2 Arsenal
Corners : Swansea 4 – 3 Arsenal
Fautes : Swansea 6 – 11 Arsenal
Hors-jeu : Swansea 3 – 4 Arsenal
Pourcentage de passes réussies : Swansea 86% – 78% Arsenal
Pourcentage de duels aériens remportés : Swansea 30% – 70% Arsenal

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Notes d’AFC

Szczesny (6) : Peu de travail, mais rassurant dans ses sorties aériennes. Il a souvent été sollicité par ses partenaires lorsque l’équipe était sous pression. Son jeu au pied a relativement été efficace hormis sur un contrôle un peu long qui aurait pu coûter cher.

Sagna (6,5) : Très solide défensivement, il n’a pas apporté offensivement, concentré sur son rôle principal. Sa présence athlétique a permis de stopper de nombreuse situations. Son expérience lui a permis d’être efficace.

Mertesacker (7) L’Allemand a rempli son rôle de sentinelle ce soir. Présent sur tous les coups de pieds arrêtés défensifs mais également lors de nombreux duels aériens, il a donné de l’air sur quelques chaudes situations.

Koscielny (7) : Koko a une nouvelle fois assuré en défense. Son entente avec Mertesacker permet à la défense et à toute l’équipe d’être serein, et de partir sur des bases propres et efficaces.

Gibbs (6,5) : Il pourrait être ailier dans la plupart des clubs de BPL tant il est rapide et facile avec le ballon. Ses montées ont permis d’occupé le couloir quand Jacky Boy dézonnait. Attention a ne pas trop se jeter vers l’avant et oublier de défendre par moment.

Ramsey (8) : Que dire si ce n’est qu’il marche sur l’eau. Un but, une passe dé aujourd’hui, et une activité incessante dans l’entre-jeu (en témoigne sa récupération dans nos 20m à la 94e). Il fait tant de bien à l’équipe, et le retour d’Arteta devrait permettre de le faire souffler un peu. 

Flamini (6,5) : Il a su apporter sa fougue et son agressivité au milieu du terrain. Trop parfois ce qui lui a coûté un jaune, mais cela fait du bien à toute l’équipe. Un joueur qui apporte de l’équilibre à l’équipe grâce à son impact, on n’avait plus connu ça depuis Song…

Wilshere (7) : Une première mi-temps difficile, une seconde quasi parfaite, Jacky Boy a montré de belles choses après la pause. Son fighting spirit et sa hargne permette au bloc de remonter et à l’équipe de prendre confiance. Un super une deux avec Giroud sur le 2nd but.

Ozil (6) : En dessous de ce qu’il a proposé lors de ses premières sorties, l’Allemand a quand même gratifié le Liberty Stadium grâce à quelques belles passes, notamment pour Giroud. Il a besoin de temps pour être à son meilleur niveau mais fait déjà du bien à l’équipe.

Gnabry (7,5) : Le prodige allemand de l’équipe a inscrit son premier but en pro ce soir! Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il été important. Après une passe de Ramsey, il a parfaitement aligné Vorm d’un tir croisé à raz de terre. Un très bon math offensivement et défensivement.

Giroud (7) : Même si il n’a pas marqué ce soir, ses déviations ainsi que sa justesse ont permis à l’équipe de se créer plusieurs grosses situations (les 2 buts notamment). Il respire la confiance et on sent qu’il prend de plus en plus d’importance au sein de l’équipe.

#Yann, #Yannick et #Dimitri

Un déplacement périlleux.

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Les Gunners se rendront tout à l’heure au Liberty Stadium pour tenter d’empocher les trois points face à Swansea, et ainsi conserver la première place du classement de Premier League. Les hommes d’Arsène Wenger, en terre hostile suite aux derniers déplacement qui se sont avérés délicats, auront fort à faire face à la formation de Michael Laudrup. Mais l’enjeu est double ce samedi… En effet, Tottenham et Chelsea s’affronteront plus tôt dans l’après-midi, et Arsenal pourrait en profiter pour se faire la malle.

Des cygnes encourageants.

Les Swans ont certes échoué face à Tottenham et United lors des deux premières journées, mais leur départ n’en reste pas moins canon. En effet, depuis leur remontée en Premier League il y a deux ans, le club gallois n’a jamais été aussi bien placé au lendemain de la cinquième journée. Aujourd’hui neuvièmes, les hommes de Laudrup parviennent à jouer sur trois tableaux, même s’ils viennent d’un quitter un mercredi dernier en s’inclinant face à Birmingham en Capital One Cup. Ces derniers ont débuté de la meilleure des manières en Europa League en s’imposant sur le score de 0-3 à Valence en Espagne, et devraient donc maintenir leur rythme de croisière dans la compétition européenne, le vent en poupe. En Premier League, les Swans ont réussi à tenir tête à Liverpool et devraient avoir un calendrier plus tranquille après le choc face à Arsenal ce samedi.

Mais face aux Reds, Williams et ses comparses ont montré leurs limites dans les relances qu’on leur connaissait ces dernières années. En effet, ces derniers expriment plus de difficultés qu’auparavant à sortir le ballon, et le replacement de Michu en 10 laisse plus de liberté au milieu de terrain adverse. Les Swans n’en sont bien sur pas moins efficaces, mais Arsenal pourrait avoir plus de facilité à s’exprimer au Liberty Stadium que lors des dernières confrontations. Cependant, les gallois ne semblent pas nous avoir tout montré. Le recrutement à forte tendance hispanophone (trois des cinq recrues majeures du mercato sont espagnoles: Alvaro Vasquez, Alejandro Pozuelo et José Canas) prendra probablement peu de temps pour s’intégrer à l’effectif déjà bien huilé par le savoir-faire de Michael Laudrup. La légende a réussi à conserver ses cadres, notamment Michu et Ashley Williams, et a ajouté de bonnes additions à sa formation, comme Jonjo Shelvey, arrivé en provenance de Liverpool pour £5M. Si l’anglais a réalisé une performance pour le moins originale face à son ancienne équipe il y a deux semaines, ce dernier sera surement très utile à un Laudrup qui sait comment procéder face aux Gunners: “Il faudra couper les transmissions entre les lignes, pour que leur attaque ne touche pas trop de ballons” déclarait le danois sur le site officiel de son club. Le job rêvé pour Shelvey, s’il ne répète pas les bourdes qu’il a commis face aux Reds.

Les week-end se suivent et se ressemblent.

A Arsenal, Arsène Wenger devrait reconduire le onze de la semaine dernière, avec Gnabry en lieu et place de Theo Walcott, toujours out. Flamini et Ramsey, incertains, devraient tout de même tenir leurs places au coeur du jeu, et Özil reprendra sa place en milieu offensif après avoir été laissé au repos mercredi lors du match de Capital One Cup. Le seul changement envisageable serait de laisser Mertesacker, cramé après la rencontre dans les Midlands, sur le banc au profit de Thomas Vermaelen. Invaincus à l’extérieur depuis mars dernier, les Gunners tenteront de poursuivre leur stratosphérique série avec les mêmes joueurs clés, et pourraient en cas de victoire frapper un grand coup ce week-end. En effet, Tottenham, second, et Chelsea, 4ème, s’opposeront en début d’après-midi et Arsenal pourrait profiter du résultat, quel qu’il soit, si les Gunners parvenaient à arracher les trois points au Liberty Stadium

Forme des équipes:

Swansea:

Infirmerie: Pablo Hernandez (cuisse)
Incertain: Ashley Williams (cheville)
Suspendu: /
Forme: VNVDD
Casier disciplinaire: 12 jaunes, aucun rouge.
Meilleurs buteurs: Michu (2), Dyer, P.Hernandez (1)
Meilleurs passeurs: P.Hernandez (2), Routledge, Michu (1)

Arsenal:

Infirmerie: Abou Diaby (genou), Alex Oxlade-Chamberlain (genou), Lukas Podolski (ischios-jambiers), Tomas Rosicky (cuisse), Santi Cazorla (cheville), Theo Walcott (abdos), Yaya Sanogo (dos), Gedion Zelalem (inconnu).
Incertain: Ramsey (cuisse), Flamini (épaule).
Suspendu: /
Forme: VVVVD
Casier disciplinaire: 10 jaunes, 1 rouge.
Meilleurs buteurs: Giroud (4), Ramsey (3), Podolski (2)
Meilleurs passeurs: Özil (3), Cazorla, Walcott (1)

Compositions probables:

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L’actionnaire majoritaire d’Arsenal Stan Kroenke a apporté un soutien sans équivoque à Arsène Wenger afin qu’il reste en poste jusqu’à atteindre une troisième décennie de présence.

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Stan Kroenke a pratiquement offert une heure d’interview, écartant ses doutes quand à l’avenir d’Arsène Wenger. L’Américain souhaite que la manager Français reste en poste pour atteindre les 30 années de présence au Club.

« Je ne vois personne de plus qualifié et j’estime qu’il fait un travail fantastique. » dit Kroenke. « Nous avons toujours soutenu l’homme, nous n’avons jamais eu d’inquiétudes, nous sommes fiers de lui, du Club, de la manière dont le Club est géré et de sa portée à travers le Monde. »

Wenger est désormais dans l’ultime saison de son contrat de 3 ans mais lorsque l’on demande si l’entraineur ayant connu le plus de réussite demeure une pierre angulaire de sa vision à long terme d’Arsenal, Kroenke ne pouvait pas être plus catégorique.

« C’est exactement ça. » dit-il. « Arsène sait comment nous sommes et connait notre philosophie et notre ambition et j’ai l’impression que nous sommes sur la même longueur d’onde. Je pense qu’il souhaite réaliser les mêmes choses que nous. »

Cependant, il y a une certaine mise en garde. Kroenke sent que la passion de Wenger pour ce qu’il appelle « le club de sa vie » semble diminuer et pense également que son manager se rapproche des 64 ans et qu’il a traversé une des périodes les plus difficiles lors de ses 17 années de règne à Arsenal. Des pourparlers ont eu lieu et une offre a été proposée à Arsène Wenger mais Wenger lui-même estime qu’il a encore la sensation d’avoir des choses à prouver. Kroenke ne partage pas ce sentiment et avec le bon début de saison de l’équipe, il est optimiste quant à la possibilité d’un accord entre les deux parties.

« Arsène reste maitre de lui-même, il tirera ses propres conclusions. » dit Kroenke. « Il y a beaucoup de pression dans ce métier, il l’a toujours bien géré mais à un moment donné, nous devons tous prendre des décisions quant à la suite de notre carrière. Je ne veux pas dire des choses sur Arsène qui seraient fausses mais à mon sens, je sens qu’il aime ce qu’il fait. Mon fils et ses amis se sont rendu au centre d’entrainement. Deux sont d’ailleurs des joueurs de basket NBA. Nous étions sous la pluie à regarder la séance, il pleuvait à torrents. Ce fut le cas durant plusieurs heures. J’avais peur que les joueurs soient frappés par un éclair et Arsène était au milieu de ses joueurs. Tous les jours, il est la pour mener la séance. Il faut aimer cela sinon c’est impossible à faire. C’est une preuve de passion et d’attachement. »

Wenger est actuellement le manager possédant la plus grande longévité sur un banc d’un club de Premier League et malgré tout le changement qui s’est opéré autour de lui depuis toutes ces années, il possède les pleins pouvoirs sur l’ensemble du football d’Arsenal. Kroenke ne veut pas modifier ce fonctionnement et souligne également que les fonds annuels d’Arsenal, qui rejoindront bientôt le même montant que Manchester United, à savoir £300 millions, seront disponibles pour d’autres recrues de la même trempe que le transfert de £42 millions de Mesut Özil.

« J’apprécie vraiment Arsène, il est très intelligent, très consciencieux. » dit Kroenke. « Il a un contrôle absolu sur la façon de diriger cette équipe et le Club. Il a mérité ce droit. N’attendez pas de moi que j’interfère la dedans. J’ai pu me rendre compte au fil des années que les propriétaires qui essaient de mettre leur grain de sel font de grandes erreurs. Nous avons toujours dit qu’il y avait des fonds disponibles. Certaines personnes pensent que nous devrions pousser Arsène à dépenser davantage. C’est un point de vue, il y a toujours des opinions différentes mais Arsène est un libre penseur et un planificateur. Il travaille très dur cet aspect et possède un bagage fantastique dans le domaine. Il a été formé aux sciences économiques. »

Wenger avait précédemment fait un parallèle entre le football et l’art, et au delà du strict plan économique, il est clair que les deux hommes semblent se rejoindre sur ce point. Kroenke avait même admis que la présence de Wenger, tout comme le fait que le Club soit basé à Londres et soit un modèle en terme de business et d’infrastructures, fut fondamentale dans sa décision d’acheter des parts d’Arsenal en 2007. En effet, après avoir commencé à s’intéresser à Arsenal lors du doublé Coupe/Championnat en 2002, Kroenke considère encore le fait de ne pas s’être impliqué plus tôt comme sa « plus grosse erreur ».

« Leur style de jeu, le jeu de passes, le mouvement de balle, c’est tout simplement magnifique à regarder. » dit-il. « C’est boom, boom, boom, un joueur a de l’espace et ils l’exploitent. C’est super. Le basketball reste le sport de ma jeunesse. J’avais un bon shoot mais la meilleure sensation au basket, c’est quand un de vos coéquipiers réalise une superbe passe. »

Cette admiration pour le jeu d’Arsenal reste une preuve tangible mais Kroenke démystifie à nouveau l’idée que le Club et même Wenger puissent être satisfaits de simplement terminer dans le Top 4. Arsenal domine actuellement le championnat et remporter le titre reste l’objectif majeur.

« Rien ne serait plus beau. » dit Kroenke. « Je ne suis plus aussi jeune. J’aimerais vraiment y parvenir. J’ai pu le faire plusieurs fois aux USA (en NHL, NFL et MLS ndlr) et c’était incroyable. Pour les joueurs, les entraineurs et le manager, mais aussi pour tous les gens qui gravitent autour du Club, je ne peux imaginer le niveau d’excitation que cela engendrerait. L’idée que personne n’y pense ou ne soit passionné par ce genre de choses est tout simplement hors réalité. »

Il est sans aucun doute difficile de passer du temps en compagnie de Kroenke sans se rendre compte que sa passion pour Arsenal est à la fois bien réelle et grandissante. Il est présent à Londres chaque mois et passe entre 30 et 40 jours par an en Angleterre pour gérer les affaires d’Arsenal. Lorsqu’il est aux USA, le contact avec le directeur exécutif Ivan Gazidis et le nouveau président Sir Chips Keswick est constant.

Avec NBC retransmettant maintenant chaque match de Premier League en direct, il peut suivre les matchs sur son portable ou iPad. Kroenke utilise le mot « tortueux » pour décrire l’expérience que c’est de regarder ses équipes de sports.

« Une partie du problème d’être impliqué c’est que vous êtes tellement impliqué qu’à la fin cela peut ruiner  votre journée, votre weekend car vous suivez tout» dit-il. « Ma mère dit que la clé dans la vie c’est de rester équilibré. Je suis trop emballé par cela. »

Kroenke est aussi prêt à s’attaquer de front à quelques peurs et suspicions qui ont entouré les propriétaires américains dans le football.

Il est déconcerté par les oppositions à la famille Glazer à Manchester United et, sans pousser, cite des exemples de propriétaires d’enseignes sportives qui ont été fructueux aux Etats-Unis qui parfois gagnent du profit de leur club.

Il y a différentes règles aux Etats-Unis et dans les sports américains qui limitent les dépenses sur les salaires des joueurs et qui donc interdit les clubs d’investir tout leur revenu dans l’équipe.

Kroenke souligne aussi le risque que les propriétaires doivent maintenant prendre dans le monde du sport professionnel et suggère que leur ultime responsabilité et de subvenir à la stabilité du club et au potentiel sur le terrain avec une base commerciale optimal.

« Vous pouvez dire que les gens sont attirés par la Premier League autour du monde car ils pensent qu’ils vont venir et se faire du fric » dit-il. « Je pense que s’ils regardaient le championnat dans le sens opposé, ils  y verraient beaucoup de problèmes. Je dis à mes amis, ‘les gens devraient vouloir un club sain sur le plan commercial’. Quand ces équipes se ratent, que le propriétaire s’en va, les joueurs vont de l’avant et les managers trouvent d’autres emplois. Les gens qui restent sont les fans. C’est le groupe principal. Si j’étais un fan, ce serait extrêmement haut dans ma liste d’importance d’avoir des revenus sains au même titre qu’un système sain car généralement il y a une corrélation entre cela et le succès du club. Les Los Angeles Lakers au Etats-Unis sont de grands gagnants et leur propriétaires rendent cela profitable, ils prennent l’argent comme du profit mais les fans n’y font pas attention. Ils étaient le seul club financièrement sain en NBA et ils en ont gagné le plus. Si vous prenez Jerry Jones [le propriétaire des Cowboys de Dallas],  il a des revenus exorbitants mais ne peut pas dépenser plus que l’homme à Cininnati. Il y a des règles très strictes là dessus. Peu importe qu’il prenne l’argent en dehors du club, car il a fait augmenter les revenus et est limité sur ce qu’il peut dépenser. »

Et les Glazer ?

« Si j’étais un fan, j’aurais cette réaction : « ok ils ont doublé les revenus commerciaux, ils ont gagné la Premier League, ils jouent bien en Champions League et on réduit la dette globale ». Je pense seulement que c’est très intéressant car qu’est-ce que vous voulez demander de plus ? Je pense réellement que cela remonte à un temps où les finances étaient très différentes. Quand les gens ont littéralement des milliards d’investis, s’asseoir et dire ‘ceci est un investissement auquel personne ne peut toucher’. C’est l’inverse de tout les investissements que je connais. Ce sont des millions si les choses tournent mal. Personne n’assume quand cela tourne mal. Dans un monde économique ce n’est pas juste un cas. »

Contrairement à la prise de contrôle des Glazer à United, l’achat d’Arsenal par Kroenke n’a pris aucune place dans la dette ou aucun intérêt dans l’engagement du club. Avec un accord évaluant Arsenal à 731M£, et des paiements structurés sur 5 ans, cela représente le plus gros investissement dans un club de sport à travers le monde. Kroenke insiste qu’il a toujours supporté la philosophie auto-suffisante d’Arsenal qui fait que les revenus naturels du club sont disponibles pour renforcer l’équipe.

En réponse aux inquiétudes des fans sur le fait qu’il puisse prendre de l’argent en dehors du club d’un autre moyen, il invite les fans à regarder son historique pendant ses cinq ans à Asenal et presque deux décennies dans le sport américain.

Avec Alisher Usmanov qui détient toujours presque 30% des parts et vu par certains fans comme un investisseur à fort potentiel, Kroenke est sur que le model d’avoir un investisseur milliardaire comme à Chelsea, City ou au PSG offre beaucoup moins de stabilité.

« Les gens parlent d’injecter plus d’argent là dedans, pas envers moi mais d’autres propriétaires. » dit-il « Oui, pendant un moment. Les gens ne font pas ça indéfiniment. Même les plus riches et nous en connaissons beaucoup. Après un moment, ils n’aiment plus le faire. Donc, qu’arrive-t-il aux fans quand cela intervient ? Je tends à penser ‘ce que j’ai,  ce que sont nos revenus commerciaux, que pouvons nous faire pour aider à avoir le plus haut niveau sur le terrain ?’ »

Et avec son fils Josh qui dirige maintenant les opérations des équipes de basketball et de hockey à Denver, il est fort possible d’imaginer Arsenal rester dans la famille Kroenke pour une génération encore ou plus.

« Il y a beaucoup de raisons pour lesquelles vous vous impliquez. » déclare Kroenke. « J’aime le sport. J’aime les valeurs que cela transmet à nos jeunes. J’ai appris à mes propres enfants ces valeurs. Quand je ne pouvais pas jouer au plus haut niveau, j’ai toujours eu le rêve d’avoir une équipe. Je n’ai jamais vendu une seule et je n’ai aucun intérêt à cela.  J’ai toujours eu l’idée de construire quelque chose sur le long terme. Je pourrais me faire beaucoup d’argent en vendant mes parts. Cela ne m’intéresse pas. J’ai dis à ma femme il y a un certain temps, ‘Je pense que nous sommes chanceux. D’un côté tu peux te plaindre que je travaille trop, mais d’un autre j’adore ce que je fais. C’est pour ça que je travaille. Je voudrais que ça soit clair. Nous sommes ici et nous aimons être ici. »

#Max et #Rodolphe (via Telegraph.co.uk)

Une qualification au bout de la nuit.

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Il aura fallu attendre la fin de la séance de tirs au but pour voir les hommes d’Arsène Wenger exulter ce soir dans les Midlands face à West Bromwich. Globalement ennuyeux, le match n’a pas eu le lot d’occasions auxquelles on a pu assister lors des dernières sorties des Gunners. La faute à des Baby Gunners très peu en vue si l’on compare le contenu de cette rencontre à ce qu’ils ont pu nous offrir lors de la pré-saison.

Une première mi-temps soporifique.

Les deux premières minutes de jeu laissaient pourtant penser que ces jeunes pousses pouvaient réaliser quelque chose ce soir à The Hawtorns, à l’image d’un Gnabry très remuant. Mais rapidement, l’ambiance est retombée, et les deux formations se sont longuement observées, analysées, scrutées, sans que rien ne se passe. L’aile droite, composée de Jenkinson et Gnabry, a beau tenter combinaison sur combinaison, rien n’aboutit. Les Gunners peinent trop à faire tourner le jeu, et Arteta, tout juste de retour, ne peut garder le cuir plus de deux secondes sans que plusieurs Baggies le pressent. Devant, Miyaichi enchaînent les imprécisions malgré quelques bons centres, et Eisfeld est littéralement invisible. Inéluctablement, Bendtner, qui n’est pas un attaquant qui participe au jeu, se retrouve esseulé devant et ne peut rien face à Dawson et Lugano.

Les adversaires des Gunners, quant à eux, ne parviennent pas à percer l’excellent défense jaune, et s’essayent à plusieurs frappes lointaines, toutes non-cadrées. Sessegnon, qui aura été le seul à poser des problèmes à la paire Mertesacker-Vermaelen, aura été lui aussi bien seul tant le niveau technique de ses coéquipiers était bas. Le match ne s’emballant pas, la frustration gagna les rangs et les fautes s’enchaînèrent. Ainsi, Hayden n’était pas très loin de retrouver les vestiaires après un tacle assassin sur Mulumbu (32′) et Monreal a lui aussi écopé d’une biscotte pour un mauvais tacle sur Berahino (35′).

La fin de la première période se soldera par une occasion de chaque côté: un corner qui filera à travers la surface sans qu’aucun Gunner ne puisse toucher le cuir, et une frappe sur la transversale sur coup franc de Reid côté Baggies. Le coup de sifflet a quelque chose de soulageant tant les quarante-cinq premières minutes étaient soporifiques.

Quand Casper pointe le bout de son nez..

La seconde période ne s’annonçait pas sous d’autres couleurs. Devant le peu de rythme mis par ses coéquipiers, Mulumbu balance une praline des 25m à l’heure de jeu, mettant pour la première fois à contribution un des deux gardiens, en l’occurrence Fabianski. Et c’est là que Thomas Eisfeld, littéralement invisible en première période et dont on pouvait attendre mieux, se décida à frapper: bien décaler par Bentdner dans la profondeur de la surface, l’allemand ajusta Daniel d’un plat du pied et ouvre le score pour les Gunners (61′). Mais il ne fallu attendre qu’une dizaine de minutes pour que les Baggies égalisent par le biais de Berahino, sur coup de pied arrêté: Dorrans hérite du cuir au second poteau suite à un corner, et sert son coéquipier au premier poteau d’un centre du plat du pied. Ce dernier croise sa tête, trompe Fabianski et remet les deux équipes au coude à coude. Va s’en suivre un véritable coup de mou côté Gunners. Vermaelen et ses coéquipiers, cuits malgré les quelques changements, n’ont plus de force à jeter dans la bataille et le cours du match reprend sa monotonie jusqu’au coup de sifflet final, annonciateur de longues prolongations.

Des remplaçants brillants.

Et comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, Arteta a du céder sa place peu après le début des prolongations. Bellerin, à qui Jenkinson a été préféré, est rentré en lieu et place de son homologue espagnol et a illuminé cette partie bien morose de quelques coups de patte. En effet, à l’image de ce qu’il a proposé lors des NextGen Series l’an dernier, le latéral a fait preuve d’une grande maturité au coeur du jeu, et a très bien orienté deux ou trois ballons avec un grand savoir faire. Il n’a pas non plus hésité à se projeter vers l’avant, et il aura au final été le Gunner le plus dangereux lors des prolongations, avec deux tirs à son actif, dont un cadré. Akpom, lui aussi rentré en cours de jeu, s’est montré également solide dans les duels et a prouvé qu’il avait un profil plus complet que celui de Bendtner en pointe. Costauds et plein de fougue, les deux baby Gunners ont littéralement porté les quelques offensives jaunes en prolongation, et Arsenal leur doit une fière chandelle à la fin de cette rencontre, d’autant plus que les deux comparses auront tous deux transformé leur penalty. Les hommes d’Arsène Wenger peuvent d’ailleurs s’estimer heureux que le match soit allé jusqu’à la fameuse séance tant les Baggies les auront mis à mal dans les dernières minutes des prolongations. Amalfitano (115′), Rosenberg (116′), et Sinclair (117′), ratent tous trois l’immanquable alors que la défense des canonniers commencait à fléchir. Le destin pensait-on? Cela s’est confirmé, puisque les Gunners sont revenus dans la course aux tirs au but après avoir été menés 3-1 suite au raté de Gnabry. Amalfitano et Dawson manquant le cadre lorsque leurs tours vinrent, Akpom et Monreal remirent leur équipe sur de bons rails pour finalement l’emporter sur le score de 3-4 sur la séance de tirs au but.

C’est un bilan mitigé qui se dresse à la fin de ce match, avec de nombreuses déceptions parmi les jeunes. Aucun ne semble réellement prêt pour le moment pour intégrer véritablement l’équipe première, et Wenger pourra remercier ses vieux briscards qui auront tenu la baraque en défence, sans coup férir. Arsenal affrontera donc Chelsea à l’Emirates lors du 4ème tour, lors duquel on espère voir davantage de membres de l’équipe première.

Fiche du match

West Bromwich Albion 1-1 Arsenal (3 t.a.b à 4) à The Hawthorns (affluence: 18,649)
3e tour de Capital One Cup

Buts: Berahino (71e) pour WBA ; Eisfeld (61e) pour Arsenal
Avertissements: Lugano (88e), Popov (90e), Reid (98e) pour WBA; Hayden (33e), Monreal (36e), Vermaelen (52e), Arteta (85e)

Tirs au but:
Réussis : Reid (1-0), Bendtner (1-1), Rosenberg (2-1), Morrison (3-1), Olsson (3-2), Akpom (3-3), Monreal (3-4)
Manqués : Gnabry (2-1), Dawson (3-2), Amalfitano (3-3)

XI de départ
WBA: Daniels – Reid, Dawson, Lugano, Popov – Berahino (Amalfitano, 101e, Mulumbu (Morrison, 90e), Dorrans (, Sinclair – Sessegnon – Long (Rosenberg, 90e). Entr: S.Clarke
Non utilisés: Camp, Olsson, McAuley, Jones

Arsenal: Fabianski – Jenkinson, Mertesacker, Vermaelen, Monreal – Hayden (Olsson 84e), Arteta (Bellerin 95e), Eisfeld (Akpom, 82e)- Gnabry, Bendtner, Miyaichi. Entr: A.Wenger
Non utilisés: Viviano, Flamini, Park, Iwobi

Chiffres du match
Possession : WBA 47% – 53% Arsenal
Tirs (dont cadrés) : WBA 25 (6) – 12 (4) Arsenal
Arrêts : WBA 3 – 4 Arsenal
Corners : WBA 11 – 2 Arsenal
Fautes : WBA 17 – 14 Arsenal
Hors-jeu : WBA 2 – 4 Arsenal
Pourcentage de passes réussies : WBA 82% – 84% Arsenal
Pourcentage de duels aériens remportés : WBA 56% – 44% Arsenal

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Les notes des joueurs

Fabianski (6,5) : Il a eu peu de travail mais a été présent sur les quelques claquettes qu’il fallait faire. Il ne peut rien sur le but où il se fait allumer de la tête à bout portant. Il mériterait de jouer des matchs supplémentaires cette saison.

Jenkinson (6) : Comme d’habitude, de l’envie, et une forte volonté d’aller de l’avant constamment. Cependant, il faudrait qu’il soit plus propre et efficace dans sa contribution offensive. Néanmoins il semble se diriger comme le successeur de Sagna dans le futur, à moins que Bellerin vienne perturber cela.

Mertesacker (7) : Sûrement le meilleur Gunner ce soir. Seul rescapé des derniers matchs, il a su gérer sa partie en se plaçant parfaitement sur la plupart de ses actions et en remportant un grand nombre de ballons de la tête, notamment sur coups de pieds arrêtés. Il n’a pas eu trop de mal dans son entente avec Vermaelen.

Vermaelen (6,5) : Le capitaine de notre équipe effectuait son grand retour en tant que titulaire ce soir. Dans une équipe assez jeune, il a tenu son rôle de meneur, et a fait son match, rarement mis en danger. Espérons que son retour lui permette de retrouver son meilleur niveau. On aura besoin de lui cette saison.

Monreal (6,5) : Nacho a réalisé un match satisfaisant aujourd’hui. Il a été propre et efficace derrière mais aurait sans doute pu apporter davantage offensivement, à l’image d’un Gibbs, titulaire du poste. Ce match lui aura quand même permi d’engranger du temps de jeu et de prendre ses marques cette saison.

Hayden (6,5) : Malgré quelques erreurs de jeunesse (notamment au niveau du placement et de la lucidité offensive), Hayden a sans doute été le meilleur jeune ce soir. Agressif dans les duels, concentré et attentif, il a tenté de peser sur le milieu du terrain. Il pourrait avoir un peu de temps de jeu cette saison.

Arteta (6) : Un match moyen du vice-capitaine ce soir. Il est de retour et ça se sent. Il manque encore de rythme (ses crampes en fin de match en sont la preuve). Sa justesse et son expérience ont quand même fait du bien au milieu du terrain. Son retour va être important pour l’équipe tant sur le terrain qu’en dehors.

Gnabry (4) : Maladroit et individualiste, le jeune allemand n’a que rarement porté le danger sur le but adverse. S’enfermant dans des grigris inutiles, il a perdu un grand nombre de ballons. Ses (rares) passes ont également laissé à désirer. Mais bon, il enchaîne 2 matchs en 3 jours et il n’a que 18 ans…

Eisfeld (4,5) : A l’image d’un Podolski, le virtuose allemand a été invisible une grande partie du match. Trop frêle physiquement, il n’a pas existé face à Mulumbu dans l’impact. Néanmoins, son efficacité lui a permi de marquer son premier but en pro. Décevant dans l’ensemble.

Miyachi (4) : Tout comme Gnabry et Eisfeld, il n’a pas su saisir sa chance ce soir, et n’a existé que par intermittence, lors de quelques timides débordements et approximatifs centres. Il n’aura peut-être pas beaucoup de nouvelles occasions pour se montrer et pourrait regretter ce match plus que moyen. Peut-être n’est il tout simplement pas au niveau pour prétendre une place dans le groupe Pro…

Bendtner (6,5) : De retour après un long moment où il fût considéré comme un indésirable, le géant danois a essayé de peser sur ce match grâce à son imposant physique. A cours de rythme, il n’a pas été tranchant (notamment sur son face à face), mais a néanmoins tenté aujourd’hui. Auteur d’une passe décisive, il a sans doute marqué de précieux points dans l’esprit de Wenger ce soir.

Wenger – «Bendtner peut être redoutable»

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Arsène Wenger croit que Nicklas Bendtner peut être un attaquant « impossible à stopper », s’il montre la bonne attitude. 

L’attaquant danois a fait sa dernière apparition avec Arsenal contre Liverpool en Août 2011 mais est de retour dans l’équipe pour le tour de Capital One Cup à West Bromwich Albion mercredi soir.

Bendtner n’a pas été utilisé lors de la victoire contre Stoke alors qu’il était remplaçant, et Wenger déclare que ce match est une opportunité pour lui de prouver ses qualités.

« Il était presque parti autre part [au mois d’Août] et à la fin il est resté car cela n’a pas fonctionner et que nous avions besoin de lui ici » a dit le boss à Arsenal Player.

« Maintenant il peut convaincre tout le monde. Nous sommes ouverts et nous croyons en ses qualités. Je crois personnellement en ses qualités. Cela dépend juste de son attitude et de son esprit de combativité. Quand il a cela, Nicklas peut devenir un attaquant redoutable. Il a sa chance, c’est notre travail de la lui offrir, qu’il la saisisse. »

« Les fans pardonnent tout du moment que vous êtes performants sur le terrain. C’est ce que les gens veulent. Je pense que nos fans ont une attitude positive envers Bendtner et ils seront derrière lui. Seulement vous pouvez créer cela avec vos performances. »

Wenger a aligné Bendtner sur la droite de l’attaque d’Arsenal dans le passé – quand Robin van Persie jouait dans l’axe. Mais il pense que le danois est sous son meilleur joueur à la pointe de l’attaque.

« Je le vois comme un avant-centre. » dit Wenger. « Il peut utiliser son corps dos au but. C’est un joueur intelligent, il peut passer intelligemment et protéger le ballon. Il est d’un gabarit similaire à Olivier Giroud. Le rôle central est parfait pour lui. »

#Rodolphe (via arsenal.com)