Wenger : « Ce n’est pas le meilleur moment »

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OxArsène Wenger a tenu à soutenir Alex Oxlade-Chamberlain après la blessure de ce dernier.

L’international anglais manquera au moins trois semaines de compétition après s’être blessé à la cuisse lors de la victoire des Gunners face à Manchester United.

Bien qu’il soit déçu pour son joueur, Arsène Wenger est confiant.

Oxlade-Chamberlain sera rapidement de retour :

« C’est très frustrant pour lui car il a joué beaucoup de matchs cette saison. Durant les deux derniers mois je l’ai senti un peu hésitant, il n’était pas régulier. »

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« Lundi soir, il a une nouvelle fois démontré qu’il peut être un joueur majeur du Club comme de la sélection Anglaise. C’est dommage qu’il soit out pour le sprint final. »

« Cette blessure le touche car il adore jouer. Mais il sait aussi que c’est une blessure mineure et commune, une blessure qui ne demande pas trop de temps avant de revenir sur les terrains. C’est vrai que ce n’est pas le meilleur moment. »

Henri via Arsenal.com

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Chambers : « Arsenal a déjà fait face à cette situation. »

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Calum Chambers explique que l’expérience d’Arsenal aidera l’équipe à terminer dans le Top 4.

Les Gunners sont actuellement troisième de la Premier League  à seulement quatre points de la deuxième place occupée par Manchester City et avec un point d’avance sur Manchester United.

Chambers est arrivé cet été à Arsenal. Il affirme que l’expérience de ses coéquipiers l’aide à maintenir sa confiance en lui et en l’équipe pour la dernière partie de la saison.

« Tous les joueurs sont accessibles. Il est très facile d’obtenir des conseils de l’un de mes coéquipiers. »

« C’est toujours agréable de pouvoir compter sur des joueurs d’expérience dans un effectif. Ils ont déjà fait face à cette situation. Si à un moment j’ai besoin d’aide, je sais que mes coéquipiers seront là. »

« Je veux juste me sentir impliqué dans les gros matchs. Les situations de haute pression sont celles où l’on apprend le plus. C’est très bénéfique. »

« Il y a beaucoup de grandes équipes dans la première moitié de tableau et elles se battent toutes pour une place dans le Top 4. Nous devons aborder les matchs en étant confiant de notre réussite et en croyant en nos chances de victoire. »

Henri via Arsenal.com

Interview Exclusive de Dennis Bergkamp pour le Telegraph

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Cette saison se présente de mieux en mieux pour les supporteurs d’Arsenal. Leur équipe est en tête de la Premier League et de leur groupe de Ligue des Champions et elle joue un de ses meilleurs football depuis des années, inspirés pas l’arrivée de Mesut Özil. Et ce n’est pas tout, Dennis Bergkamp révèle qu’il veut faire son retour.

Dans une interview exclusive pour le Telegraph Sport, Bergkamp déclare qu’il espère retourner à Arsenal un jour, mais en tant que coach et non pas en tant que manager.

Il annonce également qu’il est temps qu’Arsène Wenger mette fin à 8 ans de disette au niveau trophée et révèle son admiration pour Özil, observant les similarités entre lui et l’Allemand.

 « Le sentiment de Johan Cruyff envers Barcelone, je le partage pour Arsenal, » explique Bergkamp, qui est entraineur-adjoint à l’Ajax d’Amsterdam, son club d’enfance.

« A Arsenal, tout s’est toujours bien passé. J’ai toujours apprécié le club. Je n’y est pas passé un seul mauvais jour. Ca reste gravé dans mon esprit. Y retourner fait partie de mes ambitions sur le long terme. Je ne peux pas vraiment me projeter. Je sais que je resterai [à l’Ajax] encore trois ou cinq ans au moins et après, je ne sais pas. Je ne me vois pas rester à l’Ajax pour le reste de ma carrière de coach. Je ne me vois pas devenir manager. »

« Je me vois bien en tant que membre du staff, en tant que coach. J’aime beaucoup ce rôle, plus particulièrement l’entrainement individuel avec les buteurs.

« J’ai parlé à certains et j’ai entendu dire que d’autres [anciens coéquipiers d’Arsenal] aimeraient faire leur retour. Steve Bould est là maintenant, ce qui est excellent. J’ai parlé avec Patrick Vieira et Thierry Henry qui aimeraient revenir à Arsenal un jour. Tony [Adams] est une option sérieuse également. »

Bergkamp, qui a fait les deux doublés et faisait partie des « Invincibles » entre 1995 et 2006 savait bien que dès que Özil aurait fait ses marques à l’Emirates, on lui demanderait de faire la comparaison avec le joueur qu’il était, et il est préparé.

« Je n’aime pas comparer. Nous sommes tous uniques. Mais je comprends les similarités que certains voient et je crois qu’il peut être très important pour l’équipe.

« C’est encore un peu tôt pour en parler. C’est un joueur fantastique avec des abilités techniques efficaces comme sa touche de balle, ses passes clés et ses passes décisives, sa capacité à être au bon endroit du terrain à tout moment. Et il a beaucoup d’expérience. Tout ça mis ensemble, je pense que vous avez un joueur qui peut être le chainon manquant de l’équipe d’Arsenal, un joueur qui fera marquer le buteur, qui fera le lien dans le jeu de positionnement d’Arsenal et qui marquera des buts également.

Le football technique, décisif et pensé a toujours été le credo de Bergkamp.

« Derrière chacune des passes, il doit y avoir une pensée, » comme il le dit. Et le nouveau Monsieur Passe-Décisive d’Arsenal doit y croire dur comme fer.

« Özil sait exactement comment contrôler le ballon dans l’espace qui lui permettra de le faire. Voilà la différence entre les joueurs et les grands joueurs. Avec son intelligence, son touché de balle et sa technique, il essaye de faire quelque chose de bien avec chacun des ballons qu’il reçoit. »

Özil a fait briller le mois de septembre d’Arsenal grâce à ses passes perçantes et ces passes décisives parfaites. Bergkamp choisit de prendre en exemple le ballon qui arrive à Giroud et qui va mettre en mouvement l’action sur laquelle Jack Wilshere égalise pour Arsenal contre West Bromwich Albion.

« Sur cette action, Özil semble avoir déjà calculé sa prochaine passe. Il met le ballon sur le coté ce qui oblige Giroud à ne prendre qu’une option possible, celle de passer le ballon au troisième joueur. Ce que je veux dire ici, c’est qu’il y a de la réflexion derrière cette passe. Vous pouvez le voir quand il bouge et quand il contrôle, et c’est ce que j’aime. »

« Avec tout le respect que je peux avoir pour les autres joueurs d’Arsenal, je pense que c’est le joueur qui peut faire la différence. Les autres joueurs sont bons au milieux. Mais vous devez avoir un joueur de classe mondiale pour briller dans tous les compartiments du jeu. »

Dans le livre de Bergkamp “Stillness and Speed”, Patrick Vieira raconte comment il avait l’habitude de monter seul à l’attaque car il savait que Bergkamp le trouverait. Lorsque Bergkamp ne jouait pas, il ne s’y essayait pas car il savait que les autres ne verraient pas la passe. Bergkamp voit quelque chose de similaire avec Özil.

« Ca semble être un soulagement pour les autres joueurs. ‘Oh oui, c’est ça qu’on veut’, ‘Oh, ça c’est une superbe passe’. Ils s’adaptent à Özil, et ils prennent des espaces qu’ils n’auraient peut-être pas pris avant car ils ne s’attendaient pas à y recevoir le ballon. »

La forme d’Özil ne surprend guère Bergkamp, il l’avait vu jouer au Real Madrid et avec la sélection allemande.

« Nous avons joué plusieurs fois contre lui à l’Ajax, donc j’ai pu le voir de près. A Madrid, le problème était qu’il représentait plus ou moins le quatrième ou cinquième grand joueur dans cette équipe. Il méritait mieux. Il méritait un rôle libre sur le terrain offensivement. C’est un créateur. »

Ian Wright, ancien partenaire de Bergkamp, estime que l’arrivée de ce dernier à Highbury en 1995 a contribué à transformer le « Boring Arsenal » (« le Arsenal ennuyeux »-ndlr) en Invincibles du football total. Il dit que son influence a changé la culture du Club à jamais.

« Mais ça marche aussi dans le sens inverse ! » s’exprime Bergkamp. « Le football anglais à changé mon ADN également. Je suis un meilleur joueur grâce à la Premier League. J’ai joué onze ans à Arsenal et la chaleur des joueurs, du staff et des fans… J’ai dû accomplir quelque chose de bien. Au Pays-Bas, les gens me posent toujours des questions sur ’mon équipe’ en parlant d’Arsenal. »

Bergkamp a été choqué de voir que certains fans ont malmené et insulté Wenger lorsque leur équipe fut battue lors du premier match de la saison face à Aston Villa.

« Les choses que certains fans disaient à Wenger étaient plutôt choquantes. Arsène est un homme normal et gentil et je suis sûr que c’est le premier à vouloir gagner des trophées. »

Bergkamp continue d’appeler Wenger « The Boss » et n’arrive pas à croire que certains doutent de ses ambitions.

« Il veut gagner des titres bien entendu. C’est dans sa nature. Il y a surement des raisons autres pour expliquer qu’Arsenal n’ait pas été en réussite ces dernières années dont nous n’avons pas conscience. »

« Depuis des années, Arsenal est un club aux finances saines avec un grand stade fantastique et pratiquant un football de qualité. Mais maintenant, il est temps de laisser cette histoire derrière nous. »

« Vous savez : payer pour le stade, jouer du beau football, développer quelques bons joueurs. Maintenant, vous pensez : « Ok, il est temps de changer ça, faire un effort et gagner un trophée. »

« A un moment, le club raisonnait ainsi: ‘Qualifions nous pour la Ligue des Champions à nouveau pour la saison suivante, nous allons encaisser l’argent, construire une équipe et avec un peu de chance gagner un trophée’. Mais ça ne s’est pas passé ainsi et maintenant, il y a plus de pression qu’avant. Est-ce que Arsenal peut aller jusqu’au bout et gagner un trophée ? Les signes sont au beau fixe. »

« Je pense que devant, ils devraient marquer quelques buts en plus. Peut-être qu’ils pourraient y remédier au mercato hivernal . Mais je pense qu’il y a une chance que cette équipe atteigne un niveau supérieur.

#ALEX (via Telegraph Sport)

Ca rassure !

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Les Gunners ont parfaitement rempli leur mission en s’imposant en Turquie contre une faible équipe du Fenerbahçe. L’avenir s’éclaircit.

De l’Angleterre à la Turquie. Il suffit parfois,d’un voyage pour endormir ses incertitudes et calmer des maux qui sont finalement plus passagers que profonds. C’est avec le coeur léger et le regard reflétant le devoir accompli que la délégation anglaise va pouvoir reprendre sa route à Londres, où l’attend la suite de sa saison que certains hypothéquaient déjà. Les doutes et les inquiétudes demeurent toujours, mais ce soir, elles se feront discrètes. Elles reviendront. C’est sûr. C’est certain. Mais pour l’heure, c’est le soulagement qui fait le show.

Car en battant Fenerbahçe par une différence de trois buts à rien (on peut même pas parler d’exploit tant la différence de jeu fut flagrante), Arsenal a déjà commencé à préparer ses retrouvailles avec sa fiancée européenne, pour la seizième année de suite. Il reste certes le match retour, qu’il faudra jouer avec sérieux, mais l’équipe de ce soir a montré pourquoi son entraîneur a autant une confiance aveugle en elle. La gifle de samedi a été retenue et cela s’est vu dès l’allumage du chronomètre. Mieux discipliné, bien en place tactiquement, volontaire sur les duels, créative en attaque (Cazorla…), la troupe londonienne a joué sa musique devant des spectateurs stambouliotes, moins agités que d’habitude lorsque l’Europe s’invite à domicile. Fenerbahçe a tout simplement manqué son match.

Une victoire et le mercato repart ? 

Les Gunners ont déroulé et c’est à la 51e minute qu’ils se sont décidés à prendre le match par le col quand Gibbs balança dans les filets un centre « de la mort » de Walcott, lui-même servi par une merveille de passe provenant de Ramsey. Ce même Ramsey, qui a grandi en un été quand d’autres grandissent en quatre, doubla la mise un quart d’heure après d’une frappe lointaine bien placée (2e but pour lui en C1 contre le Fenerbahçe). Olivier Giroud se chargea d’emballer l’affaire en transformant de belle manière un penalty à la 77e.

Si sur le plan de la confiance, cette victoire permet de bien préparer un délicat (mais court) déplacement à Craven Cottage pour y affronter Fulham, elle est aussi bénéfique pour la suite de l’été d’Arsenal, qui trouvera peut-être plus facile d’acheter des joueurs maintenant que l’assurance Ligue des champions a été souscrite. La très probable fracture de Koscielny, sorti en première période, fait un peu tâche dans ce bilan.

Les notes des joueurs

Homme du match:
Ramsey (8,5) : Dans sa lancée de sa pré-saison, Ramsey a livré une partie géniale. C’est celui qui a touché le plus de ballon (99, dont 79 furent des passes) et fut à l’origine du premier but en délivrant une passe, derrière la défense, pour Walcott (51e). Cela ne lui suffisant pas, il ira même marquer son propre but (64e). Cinq ans après avoir marqué sur le même terrain pour la même rencontre, le destin surement. Voilà le Ramsey que l’on souhaite voir pour cette nouvelle saison.

Szczesny (6) : Après un début de match assez reposant pour notre portier, il s’est illustré un peu plus en deuxième mi-temps faisant clairement le travail. L’arrêt principal du match est effectué sur une demi-volée de Kadlec (82e) que Wojciech sortira magnifiquement bien d’une main ferme. Une prestation a l’opposé du match contre Aston Villa qui fait plaisir à voir.

Sagna (6.5) : Sagna fut auteur d’un match propre. Après la blessure de Koscielny (31e), il fut replacé dans l’axe, une image qu’on devrait souvent voir cette saison. Malgré ce changement, rien ne semblait le déranger et le travail fut effectué de belle manière.

Mertesacker (6) : Voir Mertesacker en bonne forme fait plaisir. Impérial de la tête (100% de réussite sur les ballons aériens) il est à l’image de notre défense ce soir, appliqué face au jeu des turcs. Un clean sheet en partie due donc au travail de cette défense.

Koscielny (Non noté) : Bon début de match pour Bosscielny, malheureusement stoppé par un coup de pied survenu à la 31ème minute en pleine tête. Blessure qui le contraint à sortir, saignant abondamment du visage. Remplacé par Jenkinson qui a fait une bonne rentrée comme l’atteste ses 90% de passes réussies)

Gibbs (5.5) : Quelques percées sur son coté ont permis à Arsenal d’être dangereux sans pour autant concrétiser. Son coup d’éclat dans ce match est évidemment son but (51e) sur une passe caviar de Walcott. Un seul tir pour un but, c’est ce qu’on appelle de l’efficacité.

Wilshere (6) : L’Anglais fut l’auteur d’un bon match en général. Quelques actions de grande classe comme son entrée dans le camp turc (62e) qu’il finira avec une frappe cadrée mais peu inquiétante. Il est l’auteur d’une passe décisive sur le deuxième but des Gunners.

Rosicky (5) : Présent dans les bonnes actions en triangle de la première période, il fut un peu plus transparent lors de la deuxième délaissant la création des attaques à Cazorla.

Walcott (7) : Un match complet, aussi à l’opposé du match contre Villa ou il fut quasi-inexistant. Auteur de 6 frappes (pour 2 cadrés), il effectue la passe décisive sur le premier but de Gibbs (51e). Il est à l’origine du penalty après une incursion dans la surface turc et une faute dans le dos de Kadlec. Il ne lui manque juste un but pour faire le match quasi-parfait. Remplacé à la 86e par Monreal qui fêtait son grand retour.

Cazorla (7.5) : Quand on voit les difficultés du club à faire signer des recrues, on ne peut que se féliciter d’avoir dans nos rangs un talent brut que celui de l’Espagnol. Avec pas loin de 90% de passes réussies, Santi fut le véritable maître d’orchestre de cette partie distillant d’excellent ballon envers Ramsey et Walcott. Un organisateur parfait pour une rencontre importante.

Giroud (5) : Peu d’actions importantes pour notre buteur en titre dans cette rencontre. Il fut même carrément invisible en deuxième période. Son but sur penalty permet néanmoins à Arsenal de valider pratiquement sa qualification en C1. Deux buts en deux matchs officiels pour Olivier. Le début d’une longue série, on espère. Remplacé à la 81e par Podolski.

La fiche du match: 
Fenerbahçe 0-3 Arsenal à Sukru Saracoglu Stadium (affluence: 50,500)

Phase aller de barrage d’accession à la Ligue des champions

Arbitre: Gianluca Rocchi (ITA)

Buts: Gibbs (51e), Ramsey (64e), Giroud (77e, sp)

Avertissements: Webó (30e), Alves (65e), Kadlec (76e) pour Fenerbahçe ; Szczesny (75e) pour Arsenal

Equipes de départ
Fenerbahçe: Demiret – Irtegün (Gönül, 46e), Yobo Alves, Kadlec – Meireles (Potuk, 82e), Topal, Emere – Kuyt, Webó (Emenike, 64e), Sow. Entr: E.Yanal
Non utilisés: Günok, Erkin, Cristian, Korkmaz,

Arsenal: Szczesny – Sagna, Mertesacker (cap.), Koscielny (Jenkinson, 33e), Gibbs – Ramsey, Wilshere, Rosicky – Walcott (Monreal, 87e), Giroud (Podolski, 82e), Cazorla. Entr: A.Wenger.
Non utilisés: Fabianski, Frimpong, Gnabry, Sanogo

Chiffres du match
Possession: Fenerbahçe 44% – 56% Arsenal
Tirs (dont cadrés): Fenerbahçe 9 (2) – 16 (7) Arsenal
Corners: Fenerbahçe 3 – 5 Arsenal
Fautes: Fenerbahçe 9 – 8 Arsenal
Pourcentage de passes réussies: Fenerbahçe 82% – 85% Arsenal
Duels aériens remportés: Fenerbahçe 44% – 58% Arsenal

Arsène Wenger: « Les jeunes savent qu’ils peuvent avoir leur chance ici. C’est l’une des plus grande force d’Arsenal. »

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Le manager d’Arsenal a participé à un « questions-réponses » vendredi dernier devant un groupe d’investisseurs locaux en marge de la tournée asiatique du club. Le Français a tenu à souligner l’importance de la politique du club, à savoir recruter les meilleurs jeunes du globe et sur la façon d’en faire des joueurs de haut-niveau. Il a également donné son point de vue sur l’évolution des problèmes d’égos dans le football moderne et sur les ingrédients nécessaires selon lui pour constituer une équipe de vainqueurs.

 

Comment Arsenal parvient à dénicher les meilleurs talents dans un marché aussi compétitif et mondialisé?

L’une de nos forces, c’est que les jeunes joueurs savent qu’ils auront une chance ici. Mais il faut également qu’ils possèdent l’ambition nécessaire.

 

Mais de quelle ambition parlez-vous? Comment savoir si un joueur est ambitieux? Comment les maintenir motivés?

Et bien pour moi, une personne motivée est quelqu’un capable de rassembler les ressources nécessaires pour atteindre un objectif. Par exemple, ce matin je suis partir courir dans Saitama, mais je n’arrivais pas retrouver mon chemin. Je voulais retourner à l’hôtel mais je n’arrivais pas à retrouver le chemin. Et bien, je suis resté très motivé et peu à peu, j’ai retrouvé la route.

Et cela prouve quoi?

Cela démontre que la motivation est essentielle mais pas suffisante. Vous avez également besoin d’une certaine logique dans votre ambition et c’est également ce qu’on essaie de définir en chaque joueur. Selon moi, c’est une qualité sous-estimée. J’aurais très bien pu me dire: « Bon, je n’arrive pas à trouver le chemin du retour donc je vais voir si je peux prendre un taxi. » Mais parce que je suis un sportif, je n’ai pas choisi de chercher un taxi car je voulais vraiment retrouver mon chemin et ce, peut importe le temps que cela prendrait. Donc j’ai continué à courir. C’est ce que je veux dire lorsque je parle de logique de motivation, de la force d’ambition. Lorsque vous regardez les gens qui réussissent, vous vous rendez compte que ce ne sont pas des gens motivés mais qui possèdent une logique de construction. Vous trouverez plein de personnes qui commencent un régime le 1er janvier. Certains arrêtent mi-janvier, d’autres mi-juin et d’autres qui persévèrent. Nous sommes intéressés par ceux qui persévèrent car c’est ce qui fait un sportif accompli. Cela ne veut pas forcément dire que les sportifs accomplis sont des gens heureux, mais cela prouve qu’ils demeurent déterminés et qu’ils sont prêts à dépasser leurs limites pour réussir. C’est ce genre de joueur qui nous intéresse. Des gens qui sont très exigeants avec eux-mêmes et avec les autres depuis longtemps. Cette ambition caractérisée est applicable au football, au business et à tout autre chose de la vie.

Mais ou cherchez-vous ce genre de talent?

On cherche partout dans le monde. C’est aussi simple que cela. J’ai passé beaucoup de temps dans ce milieu et je pense toujours que c’est un petit miracle la façon avec laquelle ce sport s’est mondialisé aussi rapidement. Aujourd’hui, lorsque quelque chose se produit à Londres, ils sont au courant à Saitama dans la minute. Donc cela prouve qu’Arsenal est un club de dimension internationale et nous sommes intéressés par le talent du monde entier. Cette planète n’est pas si grande. Auparavant, un jeune garçon de Saitama n’avait aucune chance de devenir un joueur de classe internationale mais aujourd’hui, il en a la possibilité. Car s’il possède le talent et la détermination nécessaires, il peut avoir sa chance quelque part et c’est ce que nous essayons de faire. Nous essayons de dénicher des joueurs qui possèdent le talent et l’envie partout dans le monde mais malheureusement dans le football, il y a plus de place pour l’argent que pour le talent.

Comment parvenez-vous à nourrir un talent pour en faire un joueur de classe mondiale?

Je pense que l’une des meilleures choses du métier de manager est le fait de pouvoir influencer des vies de manière positive. C’est le principe basique du manager. Lorsque j’y parviens, j’en suis très heureux. Ce n’est pas la partie la plus importante de mon métier, qui consiste surtout à gagner le samedi après-midi mais cela reste une partie importante. Dans un monde ou il n’y en a que pour les stars, il est important de pouvoir dire aux joueurs: « Tu n’es pas encore une star mais tu peux le devenir et je vais te donner ta chance. »  A Arsenal, nous sommes fiers de le faire et nous nous sommes battus contre la politique d’engager uniquement des stars. Il faut savoir qu’une star fut à un moment donné un inconnu qui avait du talent. Nous voulons être le club qui peut donner une chance à ce garçon.

Vous travaillez avec des sportifs les mieux payés de la planète donc comment parvenez-vous à gérer les égos dans votre métier?

Vous me demandez si les égos sont importants? Oui. Vous devez savoir qu’une personne, toute star mondiale puisse-elle être, est prête a vous parler si cela sert à ses besoins. Pour lui, la condition première est de vous tester pour savoir si vous allez répondre à ses attentes. Si le manager est capable de faire de lui le joueur qu’il souhaite être. Malheureusement, dans le management, vous ne pouvez pas faire semblant trop longtemps. Lorsque vous avez un groupe de 30 joueurs, ils détectent très vite vos faiblesses. Donc le moment de vérité, c’est quand la personne est en face de vous. Elle vous observe et puis essaie de savoir si vous pouvez l’aider. S’ils pensent que vous êtes la personne qui peut les aider, ils vous respecterons. La prochaine étape pour eux est de savoir s’ils sont dans une équipe qui peut les aider à réussir. Nous avons rencontré ce problème lorsque nous traversions des restrictions financières. Pour certains joueurs, nous n’avions pas assez de stars pour réussir aussi vite qu’ils l’auraient souhaité. C’est évidemment un des nombreux problèmes auquel il faut faire face dans notre métier.

 

Est-ce que votre idée du football s’appuie uniquement sur les résultats sur le terrain?

Un manager est un guide. Il prend en charge un groupe de personnes et vous dit qu’il peut faire de ce groupe un succès et montrer la voie. Mais d’abord, il faut avoir une idée bien précise de ce que vous voulez. Il faut absolument avoir un concept précis et le rendre compréhensible afin que les joueurs travaillent avec vous et ce n’est pas évident. C’est pourquoi ce fut très intéressant pour moi de travailler au Japon car il faut rendre vos idées aussi claires que possible et savoir s’adapter aux chocs culturels. Et parfois, il faut savoir conserver ses propres idées en dépit des résultats du terrain.

Y a-t-il une différence entre le management footballistique et celui du business?

Pas vraiment. La seule différence, c’est que dans les affaires, la plupart du temps vous gérez des gens qui possèdent une certaine maturité. En football, vous gérez des personnes de 18, 19, 20 ans. Les responsabilités sont plutôt lourdes pour eux. On oublie que ces joueurs doivent être performants face à une énorme pression populaire, face à 60 000 personnes avec de réelles responsabilités afin de gagner les matchs. Je ne sais pas comment j’aurais pu affronter tout cela si j’avais 20 ans, si j’étais riche et reconnu mondialement. C’est compliqué à gérer. C’est la principale différence entre le management du football et des affaires. L’autre grosse différence est que vous pouvez travailler dans un bureau, être à 70% de votre potentiel et travailler correctement. Vous ne pouvez pas être à 70% de vos capacités et bien jouer lorsque vous êtes footballeur. Et c’est d’ailleurs ici que le bât blesse. Un joueur devenant plus faible peut vous couter un match et les joueurs le savent. C’est à partir de la que la pression commence à poindre. Chaque minute de chaque jour, un footballeur se teste, ce qui met son corps sous pression car vous savez que vous pouvez être performant dans un match uniquement en étant à 100%. Regardez le Tour de France. Chris Froome gagne mais il peut tout perdre en un jour, juste en passant une mauvaise journée au bureau. [Parallèle football/business ndlr] C’est ça le sport de haut niveau.

Y a-t-il un marché en Europe pour les joueurs japonais?

En tant que manager, c’est un rêve d’avoir un joueur japonais. Si vous lui dites de faire 10 tours de terrain, vous n’aurait même pas fini votre phrase qu’il aura déjà commencé à courir. En Europe il faut convaincre le joueur qu’il doit faire 10 tours de terrain.

Quels sont les ingrédients d’une équipe victorieuse?

Vous ne pouvez pas avoir de point faible. Il vous faut des joueurs sachant faire la différence. Il faut une équipe capable d’empêcher l’autre de marquer donc il vous faut un bon gardien et une bonne défense, de plus, il vous faut marquer. Vous avez besoin d’un joueur qui passe le ballon, un meneur de jeu, à un qui sait marquer, le buteur. Lorsque vous avez un joueur qui sait donner des passes décisives, vous avez toujours une chance de remporter les matchs. Le reste est basé sur le travail d’équipe et l’attitude.

Comment gérez-vous le fait d’avoir une équipe multiculturelle?

En créant une culture propre à nous-mêmes. J’ai vécu des saisons avec des joueurs de 18 pays différents. Par exemple, être à l’heure ne signifie pas la même chose pour un Japonais que pour un Français. Lorsqu’un Français arrive avec 5 minutes de retard, il pense qu’il est encore à l’heure. Au Japon, 5 minutes avant l’heure prévue, c’est trop tard. Cela signifie qu’il vous faut créer une nouvelle identité et savoir comment nous devons tous nous comporter afin de créer une culture à part entière. Ainsi, lorsque quelqu’un dépasse les limites, vous pouvez dire : »Attends mon ami, ce n’est pas ce qui était prévu. » Donc il est primordial d’avoir des règles établies que tout le monde accepte.

Avez-vous une méthode précise pour remonter le moral des troupes lorsqu’il est en berne?

Nous vivons dans une époque ou tout le monde vous dit ce que vous n’avez pas. La plupart du temps, je préfère faire attention a ce que mon équipe et mes joueurs possèdent. Personne ne possède toutes les qualités dans la vie mais ce qui est bon, c’est que nous pouvons tous réussir sans avoir toutes les qualités possibles. Les joueurs ne devraient pas oublier les qualités qui leur font défaut.

 

Dans les affaires, beaucoup de choses dépendent des objectifs personnels à atteindre et pénalisent souvent ceux qui ne remplissent pas ces objectifs. Qu’en pensez-vous?

La réussite dans la vie est un équilibre entre l’aboutissement personnel et le travail avec les autres. L’Occident est totalement focalisé sur la réussite personnelle, il vous faut réussir, peu importe la manière. Même si pour cela, il vous faut anéantir vos partenaires ou tricher un peu, l’important est de réussir sur le plan personnel quel que soit le prix. La culture japonaise est davantage basée sur le travail en équipe. Votre réussite est basée sur votre capacité à vous intégrer à l’état d’esprit collectif de votre entreprise. Et parfois, cela vire à l’excès car les performances individuelles sont totalement oubliées au profit d’une réussite collective. Mais en Europe, nous sommes à l’extrême, le sens du travail avec les autres a dramatiquement disparu. La satisfaction est un équilibre des deux notions. C’est ce que prouve une équipe sportive. Un bon footballeur devrait se sentir en mesure de s’exprimer mais également d’être utile au groupe. Si l’un des deux manque, il ne sera jamais heureux complètement. C’est la magie du sport collectif.

Comment gérez-vous ceux qui n’atteignent pas leurs objectifs?

S’ils sont contre-performants, notre plus grand pouvoir est de mettre le joueur sur la touche. L’une des grosses difficultés de ce travail est que nous avons 25 joueurs qui se battent pour jouer le samedi et que le vendredi soir, il y en a 14 qui ne jouent pas. Le lundi suivant, il faut leur dire : »C’est reparti, tu as une nouvelle chance. » C’est ce qui rend notre travail si difficile.

#Max (via dailymail.co.uk)

Compte-rendu des 5 joueurs à suivre sur l’année précédente.

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L’an dernier à la même époque, l’équipe d’AFC vous présentait un prologue de la saison à venir, en quelque sorte les “carnets de santé” de cinq joueurs parmi lesquels Theo Walcott, Gervinho, Francis Coquelin, Kieran Gibbs et enfin Alex Oxlade-Chamberlain. Dressées dans ces carnets, les attentes envers les uns et les autres ont-elles obtenu réponse? Leurs prestations ayant été épluchées cette saison, lesquels nous auront fait exulter, lesquels nous auront fait déchanter? Un an après, l’heure est au bilan pour les cinq concernés.

 

Gervinho (26 matchs TCC, 7 buts, 5 passes décisives):

Arsenal était en droit d’attendre beaucoup mieux de lui et de sa première saison. Gervinho avait été phénoménal en Ligue 1, mais a finalement prouvé qu’il existait un gouffre entre les deux championnats que la Manche sépare. Pour sa défense, il faut tout de même noter que l’Ivoirien n’aura joué que 26 matchs cette saison, contre 37 la saison passée. En effet, avec le recrutement de Podolski et le replacement sur l’aile de Cazorla, Gervais a de nombreuses fois du s’asseoir sur le banc. Et pourtant, ce dernier a eu sa chance en début de saison, et pas n’importe où puisqu’il a eu la possibilité d’évoluer en pointe, en raison de l’inefficacité des deux recrues offensives de Wenger. Ainsi, en soignant ses statistiques notamment en C1, il prouve que son coach peut lui faire confiance à cette place. Néanmoins, on attendait de Gervinho qu’il améliore sa finition, mais il a déçu une fois de plus dans ce domaine malgré ses 7 buts inscrits, contre 5 l’an dernier. Une fois Cazorla replacé sur l’aile, l’ancien Lillois est malheureusement vite devenu encombrant, d’autant plus à son retour de la CAN, qui encore une fois lui a laissé de sérieuses séquelles. Au bout de sa deuxième année, Gervinho n’a jamais su séduire l’Emirates, et est devenu un joueur quelconque, subissant la concurrence et ayant du faire face à plusieurs échecs avec sa sélection, ce qui l’a particulièrement affecté. Aujourd’hui, Gervinho est logiquement sur le départ, Wenger ne pouvant lui laisser une troisième chance avec les chamboulements qui se préparent durant cette intersaison.

Theo Walcott (43 matchs TCC, 21 buts, 16 passes décisives):

Enfin! Après 7 saisons passées au club, il semblerait que l’Anglais ait enfin passé un cap. Au niveau des statistiques, ce dernier a littéralement explosé son record, établi la saison dernière. Walcott a prouvé qu’il avait considérablement amélioré sa finition, et qu’il était désormais meilleur devant le but. Ainsi, Wenger lui a plusieurs fois confié la pointe de l’attaque, même si ce positionnement avait également un but politique, à savoir la signature de son nouveau contrat. Pourtant, le jeune ailier doit subir non-titularisation sur non-titularisation en début de saison. Mais l’hiver lui redonne des couleurs, et ce dernier tient haut le flambeau de son club lors de la période du Boxing Day, avec un final en apothéose lors du Arsenal-Newcastle le 29 décembre, où Walcott inscrit trois buts et délivre deux passes décisives. Pour l’une des premières fois depuis qu’il est à Arsenal et en partie grâce au départ de Van Persie, l’Anglais s’impose comme un leader sur le terrain et prouve qu’il sait être décisif en scorant contre les “gros” du championnat, et en boostant son club sur le plan comptable lors des dernières journées. Par ailleurs, Walcott donne l’impression d’avoir pris confiance en sa vitesse, et semble être plus à l’aise ballon au pied. Le jeune joueur est clairement l’un des très bons élèves de cette fournée 2012-2013. Néanmoins, sa progression ne fait que débuter, et il devra confirmer l’an prochain, sans quoi son entraineur pourrait se montrer moins clément qu’autrefois.

Francis Coquelin (22 matchs TTC, aucun but, une passe décisive):

Moins de 1000 minutes de jeu sur cet exercice 2012-2013. Voici le pâle bilan de Francis Coquelin. Ce dernier avait pourtant réalisé un bonne saison en 2011-2012, répondant présent lorsque Wenger avait besoin de lui. Mais cette année, avec le retour de Wilshere, un Arteta inamovible et un retour en grâce d’Aaron Ramsey, le jeune français n’aura eu que des miettes. Même avec la blessure de Sagna, Le Coq n’aura pas eu sa chance à droite, Jenkinson lui étant préféré. Néanmoins, le Breton aura encore une fois montré de belles choses sur le peu de temps de jeu qu’il ait eu, et c’est surement pour cette raison que Wenger le prête pour cette nouvelle saison. Coquelin doit jouer et montrer ce dont il est capable sur la durée et dans un bon club. Ainsi, Fribourg semble être le port d’attache idéal.

Alex Oxlade-Chamberlain (33 matchs TCC, 2 buts, 5 passes décisives):

le jeune Anglais aurait pu profiter de la mise à l’écart de Theo Walcott, mais n’en fit rien, réalisant un début de saison catastrophique, bien en dessous de ce que nous pouvions attendre de lui. Trop prévisible, le chouchou de l’Emirates s’est heurté aux défenses adverses sans jamais réellement prouver ce dont il était capable. Ainsi, ce dernier n’a participé qu’à une seule rencontre dans son intégralité, lors de la claque infligée à son ancienne formation, et durant laquelle il sera resté muet. Heureusement, l’ailier est encore jeune, et son futur s’inscrit dans celui du club. Son poste n’étant pas réellement déterminé, il aura probablement l’occasion de s’illustrer la saison prochaine.

Kieran Gibbs (34 matchs TCC, un but, 5 passes décisives):

Kieran Gibbs est probablement le mieux verni de cette fournée, ayant réalisé une saison haute en couleurs. L’Anglais, qui s’est révélé la saison dernière, a surmonté les blessures et la concurrence en survolant les débats dans son couloir gauche. Cette saison, il a impressionné par sa vivacité, sa pointe de vitesse et par sa fougue et a marqué un but qui restera dans les annales du club. Face à sa blessure l’hiver dernier, Wenger lui a rapporté un peu de concurrence made in Malaga. En effet, Monreal est venu doubler le poste de latéral gauche dans les dernières heures du mercato de janvier. Toutefois, cela n’a pas semblé impressionner son homologue Anglais, qui, fort de son nouveau contrat fraichement signé en compagnie de ses compatriotes, est resté au dessus de l’Espagnol. Cependant, Gibbs, qui a disputé 1000 minutes de plus que l’an dernier, doit absolument améliorer son placement parfois approximatif. Attention à cet aspect, non négligeable pour un latéral. D’autant plus que l’ombre de Nacho Monreal plane.

Wenger met fin à la rumeur PSG et a débuté des négociations pour prolonger son contrat de £7,5 millions/an à l’Emirates.

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Arsène Wenger a lié son futur à Arsenal après avoir révélé qu’il avait débuté des négociations au sujet d’un nouveau contrat. Le contrat du manager français expire l’été prochain et les rumeurs affirmaient qu’il allait effectuer sa dernière saison au club. Mais Wenger a précisé qu’il souhaitait prolonger son contrat de £7,5 millions/an et que des discussions avec le directeur exécutif Ivan Gazidis étaient en cours.

Staying put: Arsene Wenger (left) will stay at Arsenal after admitting talks over a new deal have begun

« Je suis enclin à rester plus longtemps à la tête de ce club. J’ai déjà discuté avec Ivan. Cela s’est très bien passé, il n’y a aucun problème. » dit le manager de 63 ans.  Mais Wenger, en poste depuis 1996, a précisé que la décision ne lui appartenait pas uniquement. « Je ne me servirais jamais de ma longévité comme un avantage pour rester en poste si je ne fais pas bien les choses. La décision au sujet du contrat sera prise au moment opportun. Cela dépendra de mes résultats. J’ai toujours montré ma loyauté envers ce club et je ne pense pas avoir besoin de prouver quoi que ce soit à ce sujet. Est-ce que ma décision dépendra de la saison à venir? Je suis comme tout le monde et évidemment, il est important de voir comment les choses vont se passer. Je ne dis pas que je serais automatiquement présent dans le futur. Je pense que je savais lorsque j’ai signé mon précédent contrat et celui d’avant que le club allait traverser une période assez fragile car nous avions moins de ressources financières et que l’objectif était de rester le mieux classé possible et d’être en Ligue des Champions. Nous sommes en train de sortir de cette période et j’espère que dans les 2 ou 3 années à venir, le club sera en mesure de rivaliser pour le titre en Premier League. »

Au début de l’été, Wenger a refusé les avances du Paris Saint Germain. Le club champion de France a nommé l’ancien défenseur de Manchester United Laurent Blanc en remplacement de Carlo Ancelotti, mais le fait que le Français ait signé un contrat d’un an a nourri la rumeur voyant Wenger retourner dans son pays natal l’an prochain. Pourtant, sans avoir clairement dit que le PSG lui avait offert le poste, Wenger a insisté sur le fait que son futur reste dans le nord de Londres.

« La corrélation avec le PSG existe parce que je suis Français et que je connais les propriétaires. Mais si j’avais du partir là-bas, j’y serais déjà. Mon cœur est à Arsenal, je ne suis pas au PSG parce que j’aime Arsenal. » dit-il. Wenger est arrivé en Indonésie hier pour la première partie de la tournée en Asie d’Arsenal, enregistrant une seule recrue pour l’heure, l’ancien attaquant d’Auxerre, Yaya Sanogo âgé de 20 ans. Après des années discrètes sur le marché des transferts, les Gunners vont se lancer dans ce domaine avec au minimum, une recrue d’envergure. Wenger pourrait ainsi recruter l’attaquant du Real Madrid Gonzalo Higuain pour 23 millions de livres et le club n’a pas caché son intérêt pour Wayne Rooney et Luis Suarez. Les faire venir tous les trois serait sans doute un peu exagéré pour Arsenal, malgré les ressources économiques évidentes mais Wenger a déclaré: « Ils demeurent tous des cibles de qualité réalistes mais ils ne sont pas tous en mesure de nous rejoindre. Tout d’abord, ces joueurs sont sous contrats et c’est leurs clubs qui décident de les libérer ou non. Si c’est le cas, il faut voir s’ils sont en mesure de nous rejoindre. Nos capacités financières sont meilleures que les années passées surtout que nous les avons générées nous-mêmes. Cela demeure très important pour nous. Pendant des années, nous étions dans l’impossibilité d’effectuer des transferts de top niveau mais c’est désormais le cas car notre situation économique est meilleure mais aussi grâce au Fair Play Financier. Cela donnera à tout le monde un peu d’équité. Il faut aussi prendre en mesure la qualité de notre travail, notre style de jeu et notre capacité à former nos propres joueurs. Nous n’utiliserons nos ressources financières seulement si un ou deux joueurs sont capables de nous apporter quelque chose en plus. Nous allons voir ce que nous pourrons faire jusqu’à la fin du mercato et sans doute avant le début de la saison. C’est l’objet du travail fourni actuellement. Les supporters, les joueurs, tout le monde est rassuré de nous voir relié à tant de grands noms. Mais l’important c’est que nous n’avons pas besoin de grossir l’effectif mais d’y apporter de la qualité. Nous travaillons très dur et je suis confiant dans notre capacité à le faire. »

Wenger va se lancer dans une nouvelle saison avec un Top 4 qui sera sans doute totalement différent. Le Français est le manager de Premier League à la plus grande longévité suite au départ à la retraite de Sir Alex Ferguson, tandis que Chelsea et Manchester City ont procédés à des changements d’envergure sur leur banc. Wenger ajoute: « C’est le changement du top 4 le plus important que j’ai pu voir depuis que je suis à Arsenal. Est-ce que le championnat sera plus ouvert qu’avant? On ne sait pas, personne ne sait. Ce sera comme cela doit être mais le plus important n’est pas de savoir qui s’assoit sur le banc mais les joueurs qui sont sur le terrain. Mais nous avons davantage de stabilité et nous espérons en tirer profit. Il y avait un certain écart entre nous et Manchester United l’an passé et notre objectif est de réduire cet écart. Mais vous vous rendez à City, ils voudront gagner le titre. A United également, à Liverpool, à Chelsea…Tout le monde veut gagner le championnat. »

#Max (via dailymail.co.uk)