Arsène Wenger: « Les jeunes savent qu’ils peuvent avoir leur chance ici. C’est l’une des plus grande force d’Arsenal. »

Par défaut

 

Le manager d’Arsenal a participé à un « questions-réponses » vendredi dernier devant un groupe d’investisseurs locaux en marge de la tournée asiatique du club. Le Français a tenu à souligner l’importance de la politique du club, à savoir recruter les meilleurs jeunes du globe et sur la façon d’en faire des joueurs de haut-niveau. Il a également donné son point de vue sur l’évolution des problèmes d’égos dans le football moderne et sur les ingrédients nécessaires selon lui pour constituer une équipe de vainqueurs.

 

Comment Arsenal parvient à dénicher les meilleurs talents dans un marché aussi compétitif et mondialisé?

L’une de nos forces, c’est que les jeunes joueurs savent qu’ils auront une chance ici. Mais il faut également qu’ils possèdent l’ambition nécessaire.

 

Mais de quelle ambition parlez-vous? Comment savoir si un joueur est ambitieux? Comment les maintenir motivés?

Et bien pour moi, une personne motivée est quelqu’un capable de rassembler les ressources nécessaires pour atteindre un objectif. Par exemple, ce matin je suis partir courir dans Saitama, mais je n’arrivais pas retrouver mon chemin. Je voulais retourner à l’hôtel mais je n’arrivais pas à retrouver le chemin. Et bien, je suis resté très motivé et peu à peu, j’ai retrouvé la route.

Et cela prouve quoi?

Cela démontre que la motivation est essentielle mais pas suffisante. Vous avez également besoin d’une certaine logique dans votre ambition et c’est également ce qu’on essaie de définir en chaque joueur. Selon moi, c’est une qualité sous-estimée. J’aurais très bien pu me dire: « Bon, je n’arrive pas à trouver le chemin du retour donc je vais voir si je peux prendre un taxi. » Mais parce que je suis un sportif, je n’ai pas choisi de chercher un taxi car je voulais vraiment retrouver mon chemin et ce, peut importe le temps que cela prendrait. Donc j’ai continué à courir. C’est ce que je veux dire lorsque je parle de logique de motivation, de la force d’ambition. Lorsque vous regardez les gens qui réussissent, vous vous rendez compte que ce ne sont pas des gens motivés mais qui possèdent une logique de construction. Vous trouverez plein de personnes qui commencent un régime le 1er janvier. Certains arrêtent mi-janvier, d’autres mi-juin et d’autres qui persévèrent. Nous sommes intéressés par ceux qui persévèrent car c’est ce qui fait un sportif accompli. Cela ne veut pas forcément dire que les sportifs accomplis sont des gens heureux, mais cela prouve qu’ils demeurent déterminés et qu’ils sont prêts à dépasser leurs limites pour réussir. C’est ce genre de joueur qui nous intéresse. Des gens qui sont très exigeants avec eux-mêmes et avec les autres depuis longtemps. Cette ambition caractérisée est applicable au football, au business et à tout autre chose de la vie.

Mais ou cherchez-vous ce genre de talent?

On cherche partout dans le monde. C’est aussi simple que cela. J’ai passé beaucoup de temps dans ce milieu et je pense toujours que c’est un petit miracle la façon avec laquelle ce sport s’est mondialisé aussi rapidement. Aujourd’hui, lorsque quelque chose se produit à Londres, ils sont au courant à Saitama dans la minute. Donc cela prouve qu’Arsenal est un club de dimension internationale et nous sommes intéressés par le talent du monde entier. Cette planète n’est pas si grande. Auparavant, un jeune garçon de Saitama n’avait aucune chance de devenir un joueur de classe internationale mais aujourd’hui, il en a la possibilité. Car s’il possède le talent et la détermination nécessaires, il peut avoir sa chance quelque part et c’est ce que nous essayons de faire. Nous essayons de dénicher des joueurs qui possèdent le talent et l’envie partout dans le monde mais malheureusement dans le football, il y a plus de place pour l’argent que pour le talent.

Comment parvenez-vous à nourrir un talent pour en faire un joueur de classe mondiale?

Je pense que l’une des meilleures choses du métier de manager est le fait de pouvoir influencer des vies de manière positive. C’est le principe basique du manager. Lorsque j’y parviens, j’en suis très heureux. Ce n’est pas la partie la plus importante de mon métier, qui consiste surtout à gagner le samedi après-midi mais cela reste une partie importante. Dans un monde ou il n’y en a que pour les stars, il est important de pouvoir dire aux joueurs: « Tu n’es pas encore une star mais tu peux le devenir et je vais te donner ta chance. »  A Arsenal, nous sommes fiers de le faire et nous nous sommes battus contre la politique d’engager uniquement des stars. Il faut savoir qu’une star fut à un moment donné un inconnu qui avait du talent. Nous voulons être le club qui peut donner une chance à ce garçon.

Vous travaillez avec des sportifs les mieux payés de la planète donc comment parvenez-vous à gérer les égos dans votre métier?

Vous me demandez si les égos sont importants? Oui. Vous devez savoir qu’une personne, toute star mondiale puisse-elle être, est prête a vous parler si cela sert à ses besoins. Pour lui, la condition première est de vous tester pour savoir si vous allez répondre à ses attentes. Si le manager est capable de faire de lui le joueur qu’il souhaite être. Malheureusement, dans le management, vous ne pouvez pas faire semblant trop longtemps. Lorsque vous avez un groupe de 30 joueurs, ils détectent très vite vos faiblesses. Donc le moment de vérité, c’est quand la personne est en face de vous. Elle vous observe et puis essaie de savoir si vous pouvez l’aider. S’ils pensent que vous êtes la personne qui peut les aider, ils vous respecterons. La prochaine étape pour eux est de savoir s’ils sont dans une équipe qui peut les aider à réussir. Nous avons rencontré ce problème lorsque nous traversions des restrictions financières. Pour certains joueurs, nous n’avions pas assez de stars pour réussir aussi vite qu’ils l’auraient souhaité. C’est évidemment un des nombreux problèmes auquel il faut faire face dans notre métier.

 

Est-ce que votre idée du football s’appuie uniquement sur les résultats sur le terrain?

Un manager est un guide. Il prend en charge un groupe de personnes et vous dit qu’il peut faire de ce groupe un succès et montrer la voie. Mais d’abord, il faut avoir une idée bien précise de ce que vous voulez. Il faut absolument avoir un concept précis et le rendre compréhensible afin que les joueurs travaillent avec vous et ce n’est pas évident. C’est pourquoi ce fut très intéressant pour moi de travailler au Japon car il faut rendre vos idées aussi claires que possible et savoir s’adapter aux chocs culturels. Et parfois, il faut savoir conserver ses propres idées en dépit des résultats du terrain.

Y a-t-il une différence entre le management footballistique et celui du business?

Pas vraiment. La seule différence, c’est que dans les affaires, la plupart du temps vous gérez des gens qui possèdent une certaine maturité. En football, vous gérez des personnes de 18, 19, 20 ans. Les responsabilités sont plutôt lourdes pour eux. On oublie que ces joueurs doivent être performants face à une énorme pression populaire, face à 60 000 personnes avec de réelles responsabilités afin de gagner les matchs. Je ne sais pas comment j’aurais pu affronter tout cela si j’avais 20 ans, si j’étais riche et reconnu mondialement. C’est compliqué à gérer. C’est la principale différence entre le management du football et des affaires. L’autre grosse différence est que vous pouvez travailler dans un bureau, être à 70% de votre potentiel et travailler correctement. Vous ne pouvez pas être à 70% de vos capacités et bien jouer lorsque vous êtes footballeur. Et c’est d’ailleurs ici que le bât blesse. Un joueur devenant plus faible peut vous couter un match et les joueurs le savent. C’est à partir de la que la pression commence à poindre. Chaque minute de chaque jour, un footballeur se teste, ce qui met son corps sous pression car vous savez que vous pouvez être performant dans un match uniquement en étant à 100%. Regardez le Tour de France. Chris Froome gagne mais il peut tout perdre en un jour, juste en passant une mauvaise journée au bureau. [Parallèle football/business ndlr] C’est ça le sport de haut niveau.

Y a-t-il un marché en Europe pour les joueurs japonais?

En tant que manager, c’est un rêve d’avoir un joueur japonais. Si vous lui dites de faire 10 tours de terrain, vous n’aurait même pas fini votre phrase qu’il aura déjà commencé à courir. En Europe il faut convaincre le joueur qu’il doit faire 10 tours de terrain.

Quels sont les ingrédients d’une équipe victorieuse?

Vous ne pouvez pas avoir de point faible. Il vous faut des joueurs sachant faire la différence. Il faut une équipe capable d’empêcher l’autre de marquer donc il vous faut un bon gardien et une bonne défense, de plus, il vous faut marquer. Vous avez besoin d’un joueur qui passe le ballon, un meneur de jeu, à un qui sait marquer, le buteur. Lorsque vous avez un joueur qui sait donner des passes décisives, vous avez toujours une chance de remporter les matchs. Le reste est basé sur le travail d’équipe et l’attitude.

Comment gérez-vous le fait d’avoir une équipe multiculturelle?

En créant une culture propre à nous-mêmes. J’ai vécu des saisons avec des joueurs de 18 pays différents. Par exemple, être à l’heure ne signifie pas la même chose pour un Japonais que pour un Français. Lorsqu’un Français arrive avec 5 minutes de retard, il pense qu’il est encore à l’heure. Au Japon, 5 minutes avant l’heure prévue, c’est trop tard. Cela signifie qu’il vous faut créer une nouvelle identité et savoir comment nous devons tous nous comporter afin de créer une culture à part entière. Ainsi, lorsque quelqu’un dépasse les limites, vous pouvez dire : »Attends mon ami, ce n’est pas ce qui était prévu. » Donc il est primordial d’avoir des règles établies que tout le monde accepte.

Avez-vous une méthode précise pour remonter le moral des troupes lorsqu’il est en berne?

Nous vivons dans une époque ou tout le monde vous dit ce que vous n’avez pas. La plupart du temps, je préfère faire attention a ce que mon équipe et mes joueurs possèdent. Personne ne possède toutes les qualités dans la vie mais ce qui est bon, c’est que nous pouvons tous réussir sans avoir toutes les qualités possibles. Les joueurs ne devraient pas oublier les qualités qui leur font défaut.

 

Dans les affaires, beaucoup de choses dépendent des objectifs personnels à atteindre et pénalisent souvent ceux qui ne remplissent pas ces objectifs. Qu’en pensez-vous?

La réussite dans la vie est un équilibre entre l’aboutissement personnel et le travail avec les autres. L’Occident est totalement focalisé sur la réussite personnelle, il vous faut réussir, peu importe la manière. Même si pour cela, il vous faut anéantir vos partenaires ou tricher un peu, l’important est de réussir sur le plan personnel quel que soit le prix. La culture japonaise est davantage basée sur le travail en équipe. Votre réussite est basée sur votre capacité à vous intégrer à l’état d’esprit collectif de votre entreprise. Et parfois, cela vire à l’excès car les performances individuelles sont totalement oubliées au profit d’une réussite collective. Mais en Europe, nous sommes à l’extrême, le sens du travail avec les autres a dramatiquement disparu. La satisfaction est un équilibre des deux notions. C’est ce que prouve une équipe sportive. Un bon footballeur devrait se sentir en mesure de s’exprimer mais également d’être utile au groupe. Si l’un des deux manque, il ne sera jamais heureux complètement. C’est la magie du sport collectif.

Comment gérez-vous ceux qui n’atteignent pas leurs objectifs?

S’ils sont contre-performants, notre plus grand pouvoir est de mettre le joueur sur la touche. L’une des grosses difficultés de ce travail est que nous avons 25 joueurs qui se battent pour jouer le samedi et que le vendredi soir, il y en a 14 qui ne jouent pas. Le lundi suivant, il faut leur dire : »C’est reparti, tu as une nouvelle chance. » C’est ce qui rend notre travail si difficile.

#Max (via dailymail.co.uk)

Analyse de match: Comment le derby a t-il été remporté?

Par défaut

Il existe une stratégie standard lorsque vous evoluez face à 10 joueurs, et ce, peut importe votre formation et quel que soit votre style de jeu général. Vous rendez le terrain aussi grand que possible en jouant dans les grandes largeurs.

Les 10 adversaires sont dans l’obligation de s’écarter et plus il ont de grandes distances à couvrir, plus leur infériorité numérique devient évidente.

Arsenal a parfaitement su mettre cela en place contre Tottenham samedi après-midi, retournant la situation d’être mené 1-0 en gagnant ce match 5-2 grâce a un superbe travail sur les ailes.

Les différentes équipes d’Arsène Wenger ont toujours su jouer avec un certain niveau de largeur, il n’a jamais tenté un milieu en losange par exemple, mais souvent, les milieux excentrés ont dérivés vers des positions plus axiales.

Par exemple, dans la même rencontre il y a de cela 6 ans, Freddie Ljungberg et Tomas Rosicky étaient les milieux excentrés, le premier se concentrant surtout sur le fait de pénétrer dans la surface pour se retrouver en positions de frappes, tandis que Rosicky tournait dans les zones centrales, la ou la création a lieu. A l’époque, élargir le jeu aurait été plus compliqué.

Samedi, les deux joueurs se retrouvant dans les mêmes positions étaient Theo Walcott et Lukas Podolski. Ils sont plus rapides, avec et sans la balle, et bien que les deux soient capables de jouer dans l’axe de l’attaque, ils sont restés proches des lignes de touches lorsque le jeu s’est élargi.

En forçant la défense adverse à s’étirer, des espaces se sont ouverts dans la défense, permettant aux joueurs créatifs d’Arsenal d’avoir des possibilités de jouer dans ces espaces.

Ce fut d’ailleurs notable lorsque Santi Cazorla et Mikel Arteta ont fait de perspicaces passes, mais davantage évident lorsque Arsenal utilisait directement la largeur.

En d’autres termes, ils n’ont pas élargi le jeu simplement pour le plaisir, ils l’ont fait pour se retrouver en bonnes positions de centre, ce qui n’est pas un caractéristique habituelle du jeu d’Arsenal. Per Mertesacker a égalisé de la tête sur un bon centre de Walcott, puis par la suite, Olivier Giroud a eu une bonne occasion sur un service de Bacary Sagna.

Deux buts supplémentaires, marqués par Giroud et Cazorla, sont venus de centres bas depuis les ailes. Le centre n’est pas toujours une garantie, seulement 5 sur 24 centres furent rentables samedi après-midi (ce qui n’est pas commun: les taux de réussite de centre sont en général de 20 à 25%.) mais trois ont défoulés sur un buts, ce qui justifie la stratégie proposée.

Il est intéressant de noter que beaucoup de centres d’Arsenal sont venus de la droite contre Tottenham.
Il y a plusieurs raisons pour expliquer le penchant vers ce côté. Premièrement, avec Sagna en arrière-droit et Vermaelen à gauche, il est évident que le français est d’un naturel plus offensif et plus habitué pour passer la ligne médiane et centrer.

Les heatmaps suivantes (positions des joueurs calculées par un degré de couleur, le rouge étant la position ou le joueur a été le plus présent ndlr), montrent que Sagna a davantage participé au jeu offensif que le capitaine d’Arsenal, qui a joué un rôle plus défensif à gauche.

Le positionnement de Cazorla à également été crucial. Bien qu’il a pris diverses positions durant la première mi-temps, il a de plus en plus bougé sur le côté droit après l’expulsion d’Emmanuel Adebayor, créant des situations de 3 contre 2 avec Walcott et Sagna.

Grâce aux plus grandes possibilités d’attaque sur ce côté, le chef d’orchestre d’Arsenal Mikel Arteta a constamment dirigé le jeu sur ce côté depuis sa position au milieu de terrain.

Cette approche a considérablement avantagée Giroud. Sur ses 7 buts avec Arsenal, seulement un seul, contre Coventry en Capital One Cup fut assisté par une passe verticale, plutôt qu’un centre ou un passe depuis les ailes. Le français affectionne les passes depuis les ailes et Arsenal est très bien fourni pour le pourvoir dans ce domaine.

Traduit par #Max (via arsenal.com)

Compte-rendu du match Arsenal 1-0 QPR (9ème journée de Premier League)

Par défaut

Tous droits réservés à Stuart MacFarlane

Les 3 points resteront l’essentiel

Après une semaine difficile entachée par 2 défaites, Arsenal prend les 3 points de la victoire ce samedi face à QPR, actuellement dernier du championnat. Un match encore très compliqué pour les hommes d’Arsène Wenger, qui auront dû attendre l’expulsion de M’bia, puis la 83ème minute pour voir Arteta délivrer tout un stade.

Tout a commencé avec une très bonne entame de match de la part de Vermaelen et ses troupes. Comme toujours au-dessus dans la possession, ces derniers rodaient dangereusement autour de la surface et le danger planait au-dessus des buts de César. Mais les gunners sont rapidement retombés dans leurs travers, et leur jeu est devenu stérile, à l’image des deux matches de cette semaine : beaucoup de difficultés à rentrer dans la surface, manque de présence devant le but, mauvais choix dans la dernière passe, surexploitation des ailes alors que ce fonctionnement n’était surement pas le bon aujourd’hui. Tactiquement, QPR était très bien en place et bloquait bien les montées des latéraux et leur milieu à 5 a surement beaucoup perturbé notre milieu hispano-anglais qui n’a pas souvent cherché à passer par l’axe.

En seconde mi-temps, les gunners réussiront un peu plus à inquiéter leurs adversaires mais se heurteront à un stratosphérique Julio César, pourtant fébrile en 1ère mi-temps. Le gardien brésilien enchaine parade sur parade et évitera un score de deux ou trois à zéro pour les canonniers en fin de match.

Alors que les changements opérés par Wenger n’apporte pas grand-chose de plus (un Gervinho qui a à peu près raté tout ce qu’il a tenté et un Walcott qui, malgré sa très bonne qualité de centre qui a fait reculer le bloc défensif, n’a pas apporté ce qu’on attendait dans la provocation et dans la finition), le match va finalement se décanter à la 79ème : Vermaelen va au duel avec Mbia et le fait tomber suite au contact à l’épaule. L’ancien marseillais, alors au sol, met volontairement une semelle au belge sous les yeux de l’arbitre assistant qui transmet l’info à M.Taylor qui l’expulse. S’en suit alors la blessure de Gervinho, qui sort sur civière et qui cède la place à Arshavin. Ce dernier provoque 2mn plus tard et centre parfaitement pour Giroud qui smash le ballon de la tête, obligeant César à repousser le ballon sur la barre. Suite à un cafouillage, Arteta, alors hors-jeu après la tête du français, parvient à pousser le ballon au fond et donne l’avantage aux gunners.

Alors réduit à 10, QPR va subir pendant les minutes qui vont suivre, mais parallèlement réussiront à apporter le danger en fin de match. C’est là que Don Vito intervient et sauve son équipe par deux fois : Mackie élimine toute la défense avant de se retrouver seul face à l’italien et de frapper en force mais ce dernier repousse le cuir avec son corps. Quelques minutes plus tard, Mannone sort le ballon d’une claquette alors que le coup franc de Granero se dirigeait vers la lucarne. A noter également que les gunners auraient pu doubler la mise plusieurs fois en fin de match grâce à Cazorla ou encore Ramsey, qui se sont tous deux heurtés à un Julio César exceptionnel.

Cliquez ici pour voir le résumé du match.

Zoom sur deux retours majeurs

Jack Wilshere

En balance de longues heures avant le match, Jack Wilshere a longtemps été pressenti sur le banc, puis titulaire par la suite. Finalement, l’anglais était bel et bien sur le terrain pour le coup d’envoi. Résultat ? Sa prestation a surement du faire taire la presse anglaise qui le voyait déjà comme Ramsey, errant de longs mois après sa blessure, ou comme Diaby, incapable de retrouver la plénitude de son corps. Le jeune prodige, qui aura fait aujourd’hui ses 67 minutes en pro depuis plus de 14 mois, a obtenu le meilleur taux de passes réussies de son équipe avec 94%. Il a très bien orienté le jeu avec beaucoup de précision dans ses passes, qu’elles soient longues ou courtes, et n’a pas retenu son corps dans les engagements. Bien qu’en confiance, on sent qu’il lui manque encore ce petit quelque chose pour qu’il retrouve son côté perforateur de lignes qu’on lui connait, même s’il n’a pas hésité à se projeter vers l’avant une ou deux fois cet après-midi.

Touchées – 58
Tirs – 1, cadré – 1
Dribbles réussis  – 4
Récupérations – 2
Interception – 1
Passes réussies – 47
Passes clés – 1
Pourcentage de passes réussies – 94%

Bacary Sagna

Son retour a quelque peu éclipsé celui de Sagna, qu’on ne pensait pas forcément titulaire aujourd’hui, mais le français a signé lui aussi un retour fracassant. Contrairement à sa première blessure de l’an dernier (après laquelle il avait mis un peu de temps à retrouver son meilleur niveau), il a très vite prouvé qu’il avait retrouvé toute sa forme physique en jouant tout le match, et a été l’auteur de bon centre. Par forcément aider par un Ramsey qui a souvent déserter son poste, Sagna s’est bien battu offensivement, et, comme Wilshere, ne s’est pas retenu dans l’engagement aujourd’hui. Voilà deux retours, qui, incontestablement, vont nous faire le plus grand bien.

Les chiffres du match

Arsenal 1 -0 QPR

But : Arteta (83ème)

Arsenal : Mannone – Sagna, Mertesacker, Vermaelen, Santos- Arteta, Wilshere (remplacé par Walcott 67ème), Cazorla – Podolski (remplacé par Gervinho 71ème, lui-même replacé par Arshavin 82ème), Ramsey, Giroud.

QPR : J.César – Bosingwa, Mbia, Nelsen, Traoré (remplacé par Onuoha 73ème) – Wright-Phillips (remplacé par Mackie 79ème), Diakité, Granero, Taarabt – Hoilett, Zamora (remplacé par Cissé 73ème)

Tirs (dont cadrés) : Arsenal 22 (9) – 6(2) QPR

Hors-jeu : Arsenal 1 – 7 QPR

Corners : Arsenal 5 – 2 QPR

Taux de passes réussies : Arsenal 88% – 77% QPR.

Possession : Arsenal 67% – 33%

Les notes d’AFC

Mannone ( 7 ) : 2 arrêts dans le match, 2 arrêts décisifs. Bien protégé par Mertesacker et Vermaelen il a sorti l’un de ses meilleurs matchs de la saison en se montrant autoritaire .

Sagna ( 6,5 ) : Pour un retour, c’est un retour réussi. Il s’est montré dur sur l’homme, et a eu un engagement à 100%. Dommage pour Jenkinson qui va voir son temps de jeu se réduire alors qu’il a fait un bon début de saison.

Mertesacker ( 6 ) : Moins à l’aise techniquement que Vermaelen, il a néanmoins était solide tout au long de la partie. Il aurait même pu marquer de la tête en début de seconde période.

Vermaelen ( 7 ) : Le capitaine a une nouvelle fois tenu son rôle. Des interventions solides, une volonté d’aller de l’avant et un charisme évident. Il est le patron de la défense. M’Bia a d’ailleurs mal digéré le coup d’épaule du capitaine en fin de match.

Santos ( 5 ) : Fébrile défensivement, mais présent offensivement, il s’apparente plus à un ailier qu’à un défenseur latéral. Son laxisme nous met trop souvent en danger, et l’absence de Gibbs se fait ressentir de match en match.

Arteta ( 7 ) : Le métronome de l’équipe a pris le match en main dés le début en montrant de l’énergie et de l’envie. Avec Wilshere, il se sent plus décontracté et se permet plus de monter. Cela lui réussit car il a soulagé tous les Gooners en fin de match en marquant comme un renard des surfaces.

Wilshere ( 7,5 ) : L’enfant prodigue faisait son grand retour du côté de l’Emirates. Malgré 15 mois sans jouer en PL, il n’a pas déçu. De l’envie, de la technique, et surtout beaucoup de talent pour notre pépite qui font de lui l’un des meilleurs joueurs du monde de sa génération.

Cazorla ( 6 ) : On a senti une grande fatigue du côté de l’espagnol qui n’a été que l’ombre de lui-même durant une partie du match, ratant beaucoup de passes. Cependant, à l’image de ses coéquipiers il a haussé son niveau de jeu en fin de match pour rapporter la victoire.

Ramsey ( 5,5 ) : Ce n’est pas évident pour lui de jouer ur l’aile, car il n’a pas la vitesse et la percussion d’un Walcott ou Gervinho. Cependant si Wenger lui fait confiance, c’est qu’il doit y avoir de bonnes raisons. Sa technique balle au pied parle pour lui. Logiquement remplacé par Walcott

Podolski ( 4 ): Que dire si ce n’est que l’allemand n’est plus le joueur qu’il a été en début de saison. Depuis quelques matchs, il ne se montre plus décisif, presque nonchalant, peu inspiré. Il va falloir faire plus si il veut garder sa place de titulaire, car Arshavin a montré de très belles choses ( il a amené le but ) en beaucoup moins de temps

Giroud ( 6 ) : Le français a beaucoup pesé sur la défense notamment dans son rôle de pivot. Il n’a pas eu de franches occasions hormis sa tête sauvé miraculeusement par Julio César qui a été énorme. Il prend confiance match après match.

#Dimitri et #Anto.

Statistiques de ce début de saison

Par défaut

Minutes jouées

Carl Jenkinson et Mikel Arteta sont les deux seuls joueurs à avoir joué chaque minute de chaque match d’Arsenal en Premier League et en Ligue des Champions (810 minutes).

En incluant la Capital One Cup, les Gunners ont joué 900 minutes avec 27 joueurs différents cette saison. Cela inclut six débutants, ce qui fait passer le total de joueurs ayant joué pour Arsenal à 809. Les débutants sont : Lukas Podolski, Santi Cazorla, Olivier Giroud, Damian Martinez, Martin Angha et Serge Gnabry.

D’ailleurs, ces six joueurs s’ajoutent au total de joueurs non britanniques et irlandais ayant joué pour Arsenal. Ils sont maintenant 116.

Cinq joueurs ont commencé les sept matches de Premier League (Jenkinson, Arteta, Cazorla, Gibbs et Podolski), tandis que seulement quatre (Giroud, Oxlade-Chamberlain, Walcott et Coquelin) sont apparu dans les trois compétitions. Giroud est le seul joueur à avoir joué une partie des 10 matches de la saison.

Les 19 joueurs qui sont apparu en Premier League ont chacun passé une moyenne de 330 minutes sur la pelouse. Arsenal a utilisé 38 joueurs différents la saison dernière et Szczesny a été le plus titulaire (48 sur 54 possible).

Buts marqués

Tout d’abord, il faut noter la présence de de dix buteurs à ce stade de la saison. Un joli exploit quand on sait que lors de la saison 1993/1994, Arsenal a du composer avec six buteurs pendant toute une saison.

Les Gunners ont inscrit 24 buts lors des dix premiers matches comptant pour cette saison 2012/2012, soit un ratio de 2,4 buts/match, soit la moyenne la plus élevée depuis l’arrivée d’Arsène Wenger.

Dix joueurs différents ont contribué directement aux buts même s’il y a eu six buteurs différents lors des deux derniers matches.

Gervinho domine le classement avec cinq buts (trois en Premier League et deux en Champions League). Podolski et Walcott sont dans son sillage avec quatre buts chacun.

Quatre des joueurs qui ont réussi à trouver les filets cette saison ont ouvert leur compteur pour Arsenal, ce qui fait grimper à 476 le nombre total des buteurs dans l’histoire du club.

Walcott en est maintenant à 46 buts pour Arsenal, ce qui fait de lui le meilleur buteur en activité du club. Ce total le classe au 54e rang des meilleurs buteurs de l’histoire d’Arsenal.

Passes décisives

Douze joueurs ont fait des passes décisives cette saison, Giroud étant le plus prolifique avec quatre.

Walcott a fait sa première passe décisive de la saison lors de la victoire contre West Ham, lui permettant donc de dépasser la barre des 50 passes décisives depuis son arrivée au club. Cela signifie que, de tous les joueurs présents au club, il est le joueur ayant le plus marqué et ayant le plus fait de passes décisives.

Cazorla a lui réussi deux passes décisives mais dans les sept matchs de championnat il a créé 26 opportunités de but ; dans ce classement il se place deuxième juste derrière Leighton Baines, le joueur d’Everton en a créée 30.

La saison dernière, 20 joueurs on fait des passes décisives, mais le plus décisif a été Alex Song (14).

Tacles réussis

Arteta a excellé dans ce rôle de milieu de terrain défensif cette saison. En effet, il a réussi plus de tacles que n’importe quel autre joueur d’arsenal (31).

Les 24 tacles réussis par Arteta en Championnant le place à la deuxième position du classement, juste derrière Mark Noble de West Ham.

Kieran Gibbs a réussi 24 tacles cette saison, toutes compétitions confondues (soit un toutes les 32 minutes) et il est le meilleur « tacleur » de Premier League.

Tirs

Cazorla domine le classement dans cette catégorie avec 23 tirs au total et il est cinquième ex-aequo en Premier League (20). Parmi ses vingt tirs en Premier League, neuf (45%) ont trouvé le cadre et deux (10%) ont été converti en buts.

En ne prenant en compte que les chiffres de la Premier League, Giroud est le deuxième joueur qui a tenté le plus de tirs (16), soit un tir toutes les 22 minutes.

Il a fallu 11 tirs pour que Gervinho inscrive ses cinq buts. Il n’a cadré que 5 frappes…

Passes réussies

Mikel Arteta est loin devant dans sa catégorie, par rapport à l’équipe mais aussi par rapport à la Premier League.

Lors des sept premiers matches, l’Espagnol a fait 617 passes. C’est 74 de plus que le deuxième meilleur passeur, Yaya Touré (543). Son taux de réussite est de 93,77%, ce qui fait de lui le plus précis de tout le championnat.

En plus de cela, Arteta a réussi 173 passes en deux matches de Champions League, faisant un total de 790 passes, ce qui signifie qu’il fait une passe toutes les 61,5 secondes.

Carl Jenkinson a, lui, fait 365 passes en championnat, c’est bien plus que n’importe quel autre défenseur.

Tout compris, Arsenal a réussi 3 473 passes en championnat (sur 3 992), faisant du club le deuxième meilleur passeur derrière Manchester City.

En Champions League Arsenal a réussi à faire 1 007 passes. Le club est 4ème derrière Barcelone (1 624), Manchester United (1 191) et le Bayern Munich (1 069).

Sur le plan strictement individuel, les 173 passes réussies d’Arteta le placent deuxième derrière Xavi (270), mais Arteta est plus précis (95,05%) que son compatriote.

Touches

Il n’y a évidemment personne d’autre meilleur qu’Arteta dans cette catégorie. Ce n’est certainement pas une surprise de savoir que l’Espagnol est le joueur qui a le plus touché le ballon cette saison et de loin : près de 1000 touches à l’ensemble de toutes les compétitions.

Le milieu de terrain domine aussi le classement de Premier League dans cette catégorie, devant Yaya Touré (684) et Cazorla (675). Jenkinson (604) et Gibbs (556) sont aussi des joueurs bien intégrés dans le top 10 du championnat.

Il faut aussi noter les chiffres de Ramsey. Il a eu le ballon à 371 reprises lors des 317 minutes qu’il a eu à jouer, ce qui fait de lui quasiment l’égal d’Arteta (1,17 touches par minutes).

De l’autre côté du spectre, Szczesny a touché le ballon 39 fois lors de deux matches qu’il a eu a jouer, le plus faible total parmi les joueurs qui ont joué 100 minutes et plus.

Fautes gagnées

Arteta est aussi le leader dans une autre catégorie, les fautes gagnées. Le joueur de 30 ans s’est vu siffler des fautes pour lui à 20 reprises cette saison (16 en PL), juste devant Cazorla (18).

Mais Arteta n’est pas le joueur qui subit le plus de fautes en Premier League. En effet, il occupe le sixième rang de ce classement (mené par Eden Hazard de Chelsea avec 21).

De l’autre côté, Arteta est aussi celui qui a commis le plus fautes que n’importe quel joueur d’Arsenal (20), deux fois plus que ses poursuivants (Vermaelen et Podolski).

Les Gunners n’ont pas eu beaucoup de coup-francs à exploiter cette saison. Il y en a eu 62 en sept matches, soit le quatrième total le plus faible en Premier League.

Au total, seulement deux clubs dans le championnat ont reçu moins de cartons jaunes que les hommes d’Arsène Wenger cette saison (6). Au même stade la saison dernière, les Gunners ont reçu trois cartons rouges et 13 avertissements.

(Source : Arsenal.com et Opta)