Wenger sur la victoire, Alexis et Walcott.

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Arsène Wenger est revenu sur la victoire 5-2 d’Arsenal face à Leicester City ce samedi.


Sur sa volonté de voir Arsenal jouer d’une certaine manière…

Je veux que nous marquions beaucoup de buts, mais je dois avouer que Leicester a bien joué. Pour faire un beau match de football, il faut deux équipes. Ils ont mieux commencé le match que nous, ils nous ont poussé dans les cordes dès le début lorsqu’ils ont ouvert la marque, et je suis forcé d’avouer que j’ai envisagé qu’ils marquent un deuxième but, ce qui nous aurait franchement compliqué la tâche. Nous avons trouvé les ressources pour égaliser, et notre qualité technique mêlée à la vitesse de nos attaquants leur a posé des problèmes et, grâce à cela, nous avons pu prendre marquer un deuxième but avant la pause. En deuxième mi-temps nous avons géré le match, et nous avons toujours semblé capables de marquer un autre but.

Sur la performance d’Alexis…

Il est de retour à son meilleur niveau. Il a gagné la Copa America avec le Chili. Je pense qu’il est normal que ça lui ait pris du temps de se remettre dedans sur le plan mental. J’ai vu un joueur différent à l’entrainement lors des deux dernières semaines et il a montré qu’il était de retour aujourd’hui. Il a toujours semblé dangereux dans ce match.

7ème journée de PL

Sur la qualité d’Alexis…

Je pense qu’il est un joueur de classe mondiale. Je pense avoir beaucoup de joueurs de classe mondiale à disposition. Ce terme n’est pas toujours très facile à comprendre, mais il est un joueur mobile et il travaille durement pour l’équipe. Quand l’équipe joue bien, il est capable de marquer des buts.

Sur la passe décisive de Mesut Özil…

C’était un très beau geste, mais je suis frustré car il n’a pas pu marquer un but. Il est vraiment contrarié car il sait qu’il doit marquer un but aussi, mais le ballon qu’il a offert à Alexis était magnifique.

Sur la course au titre…

La victoire de Tottenham sur Manchester City a resserré les écarts dans tout le championnat. Il y a deux semaines, Manchester City recevait West Ham, et on aurait pu s’attendre à ce qu’ils fassent la différence.

Sur les blessures…

Coquelin pourrait être disponible mardi. Aujourd’hui on a perdu Mathieu Flamini, mais seul Coquelin sera de retour. Quant à lui, Gabriel n’est pas suspendu.

Sur la blessure de Flamini…

C’est une blessure aux ischio-jambiers.

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Récap de la semaine (1-7 décembre)

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Au terme d’un week-end mouvementé, voici le récap de la semaine!

Lundi : Aujourd’hui c’est Henry

Alors que Thierry Henry a annoncé qu’il mettait un terme à son aventure avec les New York RedBulls (Il était arrivé à la fin de son contrat), le King n’a rien annoncé concernant son avenir. Cependant, le meilleur buteur de l’histoire du club et de l’équipe de France a subtilement changé sa photo de couverture Facebook par une photo de sa statue devant l’Emirates. De quoi annoncer de grandes choses ?

Mardi : Que la force soit avec Wright !

Désormais consultant pour BT Sport, Ian Wright a déclaré qu’il aurait voulu apparaître dans le nouveau Star Wars mais que sa taille l’en a empêché. «Je voulais être un stormtrooper, mais pour cela, il faut faire 1,80 m et je suis trop petit. Deux de mes amis ont eu le rôle». Son mètre soixante-quinze lui a quand même permis d’inscrire 185 buts avec Arsenal.

Mercredi : Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Les Gunners ont attendu la 89ème minute pour inscrire le but qui leur a permis de vaincre les Saints. Un but qui vient confirmer une statistique : Arsenal est l’équipe qui inscrit le plus de but dans les 5 dernières minutes, avec déjà 7 buts cette saison marqués après la 85ème.

Jeudi : Le retour du blessé

Blessé contre Manchester City début septembre, Mathieu Debuchy a rechaussé ses crampons et a repris l’entraînement avec le groupe. Une bonne nouvelle pour une défense qui manque d’équilibre et d’expérience.

Vendredi : Il fut un temps

Il y a 105 ans, Arsenal jouait son premier derby du nord de Londres. Résultat : une victoire 1-0, la première d’un très grand nombre !

Samedi : Avis de recherche

La police de Londres recherche activement l’équipe d’Arsenal, celle-ci a été pour la dernière fois aperçue montant dans le train en direction de Stoke. Si vous avez la moindre information, merci de les contacter au plus vite!

#Rodolphe

Avant-Match WBA – Arsenal, 13ème journée de BPL.

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Confirmer pour se relancer.

Avec 17 points seulement en 12 journées et une 8ème place en championnat, difficile pour les supporters d’entrevoir une lueur d’espoir quant à la course au titre. Surtout lorsqu’on regarde l’écart monstrueux de 15 points avec Chelsea..

Mais les deux derniers matchs à l’Emirates ont montré qu’Arsenal avait retrouvé certaines velléités offensives perdues depuis le début de la saison. Et même si le match contre United s’est très mal terminé pour les Gunners, le match contre Dotmund, lui, a confirmé les belles intentions tant au niveau du jeu pratiqué que dans l’attitude. En effet, le début de match face aux mancuniens a montré que les Gunners pouvaient être au-dessus de n’importe quelle équipe quand elle le décidait. Même constat face à une équipe du Borussia complètement amorphe face à l’envie des joueurs de Wenger. Alors oui, Manchester United n’est plus la même équipe depuis 2 ans, oui le BVB est 17ème de Bundesliga. Mais il n’empêche que ces deux équipes restent des gros d’Europe difficiles à jouer et qu’Arsenal n’a pas fait de la figuration. De plus, avec un peu plus de réalisme et un peu, un tout petit peu moins de malchance, le score du match face à United aurait été bien différent.

Cette envie de jouer doit continuer à pousser les Gunners à jouer leur jeu si agréable à regarder et si explosif offensivement. Arsenal est capable de renverser n’importe quelle équipe, il lui manque juste un mental à tout épreuve et LE joueur capable de tenir l’équipe dans les moments difficiles. Et ce joueur, c’est Alexis Sanchez. Sans lui, les Gunners ne seraient pas à la 8ème place en ce moment mais plutôt dans la 2ème partie de tableau de BPL. 17 points en 12 journées, c’est très peu pour un club du standing d’Arsenal. Mais lorsqu’on regarde le jeu pratiqué depuis le début de la saison, ces 17 points ne sont finalement pas si mal compte tenu du fait que les performances de l’équipe ne peuvent que s’améliorer au fil des matchs. Et avec cette victoire propre et nette face à Dortmund, Arsenal tient son match référence.

Le retour d’Olivier Giroud va lui aussi faire le plus grand bien à l’équipe. Déjà buteur face à United d’une superbe demi-volée dans la lucarne, son association avec Sanchez pourrait être prolifique quand on connaît la science du placement de l’attaquant français. De plus, son jeu en pivot et la qualité de ses remises vont permettre à Alexis d’avoir un point d’appui solide au milieu des défenses adverses. Quant à l’association Welbeck – Giroud, tout reste à voir. Les deux joueurs pourraient s’entendre vu la vitesse et les appels de Welbeck mais reste à savoir si Wenger les alignera ensemble dans une compo à deux attaquants de pointe.

Avec la perte de Jacky Boy pour environ 4 mois après ce tacle assassin de McNair contre United, celle d’Arteta ainsi que celle de Sanogo face à Dortmund, les Gunners connaissent une nouvelle vague malchanceuse de blessures. Mais bon, on a l’habitude ces dernières années. A noter aussi le retour mercredi de Koko sur le banc, on pourrait donc imaginer un retour rapide en tant que titulaire à la place de Monréal, et pas Mertesacker, dommage.

Il faut donc que les Gunners gagnent ce match face à WBA avec la manière pour engendrer un peu de confiance et continuer sur la lancée du match face au BVB. Et pourquoi pas, espérer une remontée fantastique des Gunners au classement.

#Albin

Le bilan de la semaine

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A partir d’aujourd’hui, nous vous offrons un petit récap de la semaine des Gunners. Pas besoin de vous faire une explication longue comme la liste des blessés de l’équipe mais vous allez vite comprendre.

Lundi rime avec Podolski

Encore une fois Lukas nous offre une bonne prestation.. sur Twitter. Un article de BBC Sport affirmait que Tottenham allait faire une offre de 10M£ pour arracher l’allemand en mal de temps de jeu à Arsenal. La réponse est belle.

poldi

« @Podolski10 : @BBCSport @Arsenal L’enfer sera givrée avant que ce transfert se fasse.. ».

Franchement, c’est beau, non ? Mais je vous avoue qu’en même temps, ça fait peur. Après avoir déclaré son amour pour la ville de Londres sur Instagram, il exprime son souhait de rester à Arsenal avec la multitude de hashtag à la gloire des Gunners. Un conseil Lukas, si tu veux rester à Londres, il y a d’autres clubs. Après si tu veux rester à Londres et jouer, tu peux essayer du côté de chez Charlton Athletic FC. Les couleurs sont les mêmes.

Mardi, c’est le point infirmerie

Ospina est out pour 3 mois. Voilà.

Mercredi : Happy Birthday Arsène.

Arsène Wenger vient de fêter ses 65 ans ce mercredi. Son cadeau, c’était la rencontre de LDC contre Anderlecht. Une victoire acquise dans la douleur mais l’important c’est les trois points comme on dit.

Jeudi : Un autre anniversaire

« Kanu Believe It ?» Cette phrase du commentateur du match Chelsea – Arsenal est désormais devenue célèbre. Ce « slogan » est intervenu après un triplé de Nwankwo Kanu pour les Gunners et non pas après avoir découvert que Kanu avait menti sur son âge de quasiment 10 ans.

Ce jeudi 23 octobre, c’était les 15 ans de ce fameux triplé. Rien de mieux qu’un petit récap vidéo.

Vendredi : Encore un anniversaire ?

Et quel malheureux anniversaire. En ce jour, il y a 9 ans, Manchester United mettait fin à l’invincibilité d’Arsenal grâce à un arbitrage très litigieux de la part de Mike Riley. L’occasion de se remémorer cette magnifique saison 2003/2004 et ces 49 matchs sans défaite :

Samedi : Et de 1500 !

Arsenal devient grâce au doublé de son attaquant chilien Alexis Sanchez, le deuxième club de l’histoire à inscrire 1 500 buts en Premier League. Deux buts d’ailleurs très anglais, avec d’abord une erreur du défenseur Wes Brown qui laisse Sanchez seul devant Mannone. C’est ensuite le même Mannone, très mal servi par son défenseur, qui va laisser le chilien à nouveau seul face au but vide. Un gardien du championnat anglais en somme.

Dimanche : Et 1

Et 2, et 3-0. En ce 26 Octobre 1996, Arsène Wenger glanait sa première victoire à la tête d’Arsenal : un 3-0 net et sans bavure face à Leicester. Aujourd’hui très contesté, il affiche un bilan qui reste presque inégalé : plus de 1000 matchs dirigés, près de 60% de victoires et une aura de classe mondiale. Reste à savoir combien de temps cette idylle continuera de résister.

#Michael et #Rodolphe

Avant-match Anderlecht – Arsenal, 3ème journée de Ligue des Champions.

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Rebondir après le championnat.

En mal de points en championnat, les Gunners devront rebondir ce soir contre les Belges d’Anderlecht dans un match piège. En effet, les belges vont vouloir réagir après la déroute du dernier match perdu 3-0 contre les allemands du Borussia Dortmund. Attention donc pour Arsenal à cette équipe habituée de la Ligue des Champions qui se présentera ce soir sans aucune peur de perdre. Avec un seul point sur les deux premiers matchs, les belges vont être obligés de prendre des points s’ils veulent passer la phase de poule. En cas de victoire ce soir, les belges doublerait Arsenal à la 2ème place. Les Gunners devront donc s’attendre à une confrontation difficile.

D’autant plus que l’équipe belge affiche la moyenne d’âge la plus basse de la Ligue des Champions ce qui présente un avantage pour Arsenal mais aussi un inconvénient. L’avantage sera celui de l’expérience, indubitablement en faveur des Gunners, présents depuis 17 campagnes européennes de suite. Ce manque d’expérience des Belges pourra leur être défavorable en cas de match serré car les Gunners sauront être présents dans les moments chauds où l’expérience prime. Mais cette moyenne d’âge basse sera aussi le point fort de cette équipe d’Anderlecht avec une envie de jouer et une fougue qui peuvent mettre en danger la défense fébrile des Gunners.

 

Comment gagner ?

Ce qui aurait du être une formalité au début de la saison est aujourd’hui devenu beaucoup plus que cela. L’équipe n’est pas dans sa plus grande forme, les blessures se répètent encore et encore, l’effectif semble affaibli et surtout le jeu n’a jamais été aussi compliqué à mettre en place. Dans ce contexte tendu, les joueurs devront faire face à une équipe d’Anderlecht joueuse qu’il faudra savoir gérer si Arsenal ne veut pas sombrer dans le doute et la crise. Mais les londoniens sont capables de match pleins, comme lors du dernier match de Ligue des Champions gagné 4-1 face aux turcs de Galatasaray. Les londoniens sont capables et doivent remporter ce match pour ne pas être distancé si Dortmund gagne dans le même temps en Turquie.

La clé du match se trouve dans le jeu d’Arsenal. Si les Gunners jouent leur jeu, Anderlecht ne pourra que constater l’ampleur des dégâts. Mais si jamais la performance médiocre de samedi se répète, les belges ne se feront pas prier pour gagner ce match. Il faudra cependant combler les blessures qui s’accumulent, Jack Wilshere s’ajoute à la liste depuis samedi. Il va donc falloir que Wenger fasse des choix tactiques et sportifs pour nous donner la meilleure composition d’équipe possible.

Ce match face à Anderlecht est déjà capital dans la saison de Ligue des Champions car en cas de défaite, les belges passeraient devant au classement et Arsenal pourrait se retrouver dernier du groupe si jamais Galatasaray venait à gagner. Dans ce cas, la suite de la compétition pourrait devenir compliquée pour une équipe en mal de confiance et qui se cherche car n’oublions pas que depuis 2 ans de suite, Arsenal finit 2ème de son groupe et se retrouve à jouer le Bayern en huitièmes. L’histoire pourrait se répéter cette année si jamais l’équipe continue à faire des non-matchs et personne n’ose imaginer quelle équipe nous affronterons en cas de 2ème place cette année.

Compo probable pour ce soir :

Gardien : Martinez.

Défenseurs : Gibbs, Monréal, Mertesacker, Chambers.

Milieux : Arteta, Ramsey, Cazorla

Ailiers : Sanchez, Ox.

Attaquant : Welbeck.

En 4-2-3-1 avec Cazorla en 10 et Arteta/Ramsey en récupérateurs, Sanchez à gauche et Ox à droite.

Les Gunners devront faire face à une équipe jeune mais inexpérimentée d’Anderlecht pour ce 3ème match de poule de Ligue des Champions et auront à cœur de fêter les 65 ans du boss par une victoire probante.

#Albin

Abou Diaby : récit d’un interminable come-back

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Abou Diaby - Arsenal v SouthamptonHomme de cristal, homme de verre, on ne compte plus les surnoms et railleries dont fait preuve Abou Diaby depuis son arrivée à Londres et ses multiples blessures.
Pourtant, derrière l’homme fragile qu’on s’imagine à connaître, Diaby est un monstre de courage, mais un monstre maudit par ses blessures.
Retour sur cet homme au talent proportionnel à son infortune.

DE LA BANLIEUE PARISIENNE A LONDRES

Septembre 1996, un grand gamin de 10 ans s’avance sur la pelouse du stade Auguste-Delaune en direction de l’entraineur du FCM Aubervilliers et lui lance « Monsieur, est-ce que je peux jouer au football ? ».
La carrière d’Abou Diaby était lancée.

Fils d’immigré, la famille Diaby baigne dans le football depuis toujours, le père fut footballeur (non-professionnel) en Côte d’Ivoire, son frère de 4 ans son ainé est alors un talentueux joueur de l’Elite des Jeunesses d’Aubervilliers.

Après être passé par le Red Star, il intègre à 16 ans l’Institut National de Football de Clairefontaine et joue aussi avec l’équipe de jeunes du PSG. Diaby impressionne partout où il passe.
Abou Diaby est dans sa seizième année et le PSG entend bien conserver ce grand gaillard capable de défendre mais aussi de jouer haut sur le terrain grâce à une excellente vision du jeu, mais un cafouillage administratif de dernière minute permet à l’AJ Auxerre de Guy Roux de le recruter.
A 18 ans, Diaby fait ses grands débuts dans le football professionnel, avec un premier match le 14 août 2004 contre le Stade Rennais.
L’arrivée sur le banc en 2005 de Jacques Santini pour remplacer l’emblématique Guy Roux va être mal vécue par Diaby qui préfère rejoindre l’Angleterre en signant un contrat long terme avec Arsenal en janvier 2006.

MAI 2006, LE DEBUT D’UNE MALEDICTION

1er mai 2006, Diaby remonte le terrain balle au pied, quand il est littéralement découpé sur un tacle assassin de Dan Smith qui vient lui briser la cheville.
C’est le début d’une incroyable et cauchemardesque série de 3 ans et demi de blessures.
Diaby retrouve son niveau physique au début de l’année 2007, mais rechute dans la foulée avec une blessure au genou, puis une entorse à la cheville.

« Il est monté sur deux allumettes avec un point de colle au milieu. »

Il ne fait son retour sur les terrains qu’en mars 2007 soit presque un an après sa blessure contre Sunderland.
Les deux saisons suivantes seront dans la continuité de cette terrible saison, avec un enchaînement d’entorses de la cheville, de blessures aux mollets, cuisses, dos, abdominaux etc. Aucune partie de son corps n’est épargnée.

Son ancien entraîneur à Auxerre, Guy Roux, affirme à propos de Diaby qu’il  « est un cadeau de la nature pour un entraîneur et tout amoureux de football », avant d’ajouter que « malheureusement, il lui manque la solidité des membres inférieurs. Il est monté sur deux allumettes avec un point de colle au milieu. »

Les chiffres donnent une idée concrète de la gravité et de la malchance dont Diaby est victime lors de ses premières années sous les couleurs d’Arsenal.
Entre janvier 2006 et juillet 2009 il subit une quinzaine de blessures, ne jouant en moyenne que 63 matchs (de 90min) sur cette période de 3 saisons et demi.

RENAUD LONGUEVRE : LE REDEMPTEUR

Le soutien d’Arsène Wenger, de sa famille, de ses coéquipiers et sa foi sont autant de facteurs cruciaux pour espérer conjurer le sort et revenir fouler le plus vite possible la pelouse de l’Emirates Stadium.

Diaby

Abou Diaby et Renaud Longuèvre

Cependant, l’homme qui va tout changer se trouve de l’autre côté de la Manche, Renaud Longuèvre, 38 ans, entraineur d’athlétisme à l’INSEP.
Après cette série de blessures, Diaby décide avec l’accord du club de le rejoindre en région parisienne avec pour mission de revenir sur les terrains le plus rapidement et mettre un terme à ces blessures chroniques.

Commence alors un stage intense de reconstruction physique à base de séances journalières alternant musculation et endurance.

« Mon corps a été totalement déséquilibré »

Début de la saison 2009-2010, après s’être torturé des journées entières en salle de musculation, Diaby retrouve ses coéquipiers à Londres avec l’espoir et la volonté de réaliser enfin une saison complète.
Ses souhaits deviennent alors réalité puisqu’il réalise une excellente saison avec Arsenal et apparaît à 40 reprises toutes compétitions confondues, et malgré quelques blessures il parvient à montrer tout son talent et à s’imposer dans l’entrejeu des Gunners. Il joue aussi pour l’Equipe de France lors des qualifications pour l’Euro 2008.
Au début de la saison 2010-2011, lors d’un match de début de saison contre Bolton, Diaby reçoit encore une fois un tacle violent et sur la même cheville droite déjà victime du tacle assassin de Dan Smith en 2006, et retrouve alors ses vieux démons avec des blessures aux pieds, et à la cuisse principalement, il ne fait alors que 20 apparitions lors de cette saison.

En fait, Abou ne s’est jamais vraiment remis de cette blessure contre les Black Cats en 2006, tous ses efforts pour retrouver une solidité physique sont peu à peu réduit à néant.
A l’image d’une vieille cathédrale, la voûte tient mais les fondations sont brisées, le temps a déséquilibré son corps. Diaby lui-même confie : « J’ai subi trois opérations à la cheville au cours de ma carrière […] Mon corps a été totalement déséquilibré entre ma jambe gauche et droite. […]  Mon problème est d’ordre biomécanique ».
Dans un championnat où le jeu est particulièrement physique, sa jambe droite meurtrie par toutes ces blessures ne peut plus supporter ces efforts intenses et réguliers, alors la jambe gauche va naturellement compenser la faiblesse de l’autre jambe. Son corps rentre alors dans un cercle vicieux où une jambe va travailler pour les deux, créant des tensions dans ses cuisses, mollets, genoux, qui vont accentuer le déséquilibre notamment au niveau musculaire.

« Le kiné lui appuyait dessus jusqu’à ce qu’Abou en chiale de douleur »

A la fin 2011, le corps du Gunner est à bout de force, ce déséquilibre est trop fort, et ses blessures récurrentes sont logiquement de retour. Renaud Longuèvre confie  » qu’il avait une jambe droite d’un gamin de dix ans et une jambe gauche d’un athlète de 25 ans. Le mollet gauche bossait pour deux. »

Retour à la case départ en 2012, Diaby doit se résoudre à retourner en France auprès de l’entraîneur de l’INSEP, d’abord en début d’année puis à la fin de la saison pour se remettre sur pied totalement avec un programme hyper intensif d’un mois.
A l’INSEP, la vie est spartiate, une petite chambre, et des journées qui se résument en trois lieux : sa chambre, la cafétéria et la salle de musculation.

Son corps ayant été poussé au-delà de ses limites physiques, et tout particulièrement sa jambe gauche, le joueur souffre d’une fibrose du mollet gauche, une sorte d’amas de nœuds musculaire qui faisait horriblement souffrir Diaby depuis plusieurs mois.
Ce genre de blessure nécessite une prise en charge par un kiné pour faire littéralement exploser la fibrose dans le mollet, pour cela « avec de la glace dans une serviette, le kiné lui appuyait dessus jusqu’à ce qu’Abou en chiale de douleur », raconte Longuèvre.
Cette fibrose au mollet soignée, le renforcement musculaire peut commencer, avec des séances quotidiennes de musculation allant jusqu’à 5h par jour, ajoutez à cela des séances de sprints pour revenir en forme, un véritable enfer.

Lors de la saison suivante, Diaby espère reproduire le même schéma que pendant la saison 2009-2010 et réaliser une saison pleine. Seulement, la malédiction s’acharne sur le Gunner.
D’abord, avec des blessures dont il est habitué : cuisses et mollets.
Et puis le 27 mars 2013, 30ème journée de Premier League, les Gunners affrontent Swansea, et à la 71ème minute Diaby doit sortir, blessé, sa jambe gauche l’a encore lâché.
Le verdict qui tombe est brutal et terrible, rupture des ligaments croisés. Absence estimée à 9 mois.
Beaucoup alors s’accorde pour dire que son avenir dans le football professionnel s’écrit en pointillé tant l’ampleur et le désarroi de ses blessures semble immense.

L’HOMME AU MENTAL D’ACIER

Et pourtant, sa taille n’a d’égale que son courage et sa volonté a toujours revenir au plus haut niveau. C’est un combat physique colossal mais surtout mental. Comment se relever d’une telle blessure après avoir dépensé tant d’énergie pour revenir ? Alors que la plupart des footballeurs ayant vécu une carrière si compliquée auraient surement jetés l’éponge avec cette ultime blessure, Diaby lui ne lâche rien. L’idée de mettre un terme à sa carrière lui a forcément traversé l’esprit, il confie « Je me suis dit : j’en ai marre, j’arrête ! » Mais Diaby est un guerrier, Diaby n’abandonne jamais, il veut revenir, « je me suis réveillé un matin : non, hors question ! Il ne faut jamais baisser les bras. »

« Ce mec, mentalement, c’est une force. »

Car ce n’est peut-être pas tant les blessures physique que l’impact moral qui dans sa carrière tumultueuse est le plus fort. Tout joueur de football veut gagner des trophées et participer aux plus prestigieuses compétitions du monde du ballon rond. Il faut s’imaginer l’impact psychologique de manquer d’un cheveu, une finale de Ligue des Champions, un Euro espoirs, l’Euro 2008, l’Euro 2012, une finale de League Cup, une Coupe du monde au Brésil, et participer au naufrage de la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud. De suivre ses coéquipiers devant la télé dans son salon, de les voir s’entraîner normalement alors qu’on est seul sur le côté à faire des exercices individuels pour tenter de revenir physiquement.
Son agent raconte qu’ « il savait que ses efforts allaient payer. Ce mec mentalement est une force. », Arsène Wenger aussi reconnaît que le français « est géant mentalement. Faire ce qu’il a fait, avec les nombreuses blessures qu’il a eues. Il revient à chaque fois, il est dévoué et mérite beaucoup de respect. »

Et pourtant, même s’il fait preuve de courage et de volonté, le sort s’acharne encore sur le Gunner à la fin 2013, en pleine rééducation quelques mois après sa rupture des ligaments, une inflammation du tendon rotulien suivi d’une infection nosocomiale viennent mettre à mal son retour. Retour en France auprès de Renaud Longuèvre pour 5 mois cette fois, à raison de 10 séances par semaines de 5h. Il réussit à rééquilibrer son corps, et espère même pouvoir participer au mondial au Brésil.

Seulement, Diaby a une malchance incroyable et rechute au printemps 2014 lors d’un match avec les U21. Ni sa jambe gauche ni sa jambe droite ne sont pour une fois concernées, ce sont ses adducteurs, Diaby fait une croix sur le mondial.

Mais Diaby est de retour cette saison, il a fait preuve de beaucoup de patience et d’abnégation afin d’être totalement prêt avant de rejouer.

SON AVENIR AU CLUB

« Il n’a pas joué pendant un an et demi (…), il manque de rythme et de puissance dans les duels, qui sont ses points forts, mais s’il ne se blesse pas à nouveau, il pourrait être une solution satisfaisante pour nous. C’est une ressource naturelle, un joueur de qualité supérieure. » A déclaré Arsène Wenger il y a quelques semaines.

Diaby qui est à la base un joueur box-to-box a reçu énormément de coups de la part des joueurs adverses, dont deux conduisant à de longues blessures qui ont fragilisé son corps et fortement participé à cette dramatique série de blessures.
Arsenal regorgeant de milieux de terrain, il est difficile pour Diaby de penser retrouver immédiatement une place de titulaire bien qu’Arteta soit sur le déclin.
Mais Arsène Wenger pense pouvoir lui trouver une place.

En effet, l’alsacien croit en la reconversion de Diaby en milieu de terrain défensif ou plus précisément en milieu sentinelle juste devant la défense, qui aurait deux avantages pour Arsenal.
Tout d’abord, il manque à Arsenal un milieu sentinelle qui permettrait d’intercepter plus de ballons et de résoudre pas mal de problèmes défensifs, et ensuite le fait d’après Arsène Wenger que Diaby serait moins exposé aux coups en jouant à ce poste et par conséquent aux blessures.

Si ce projet de reconversion peut laisser perplexe, les qualités de relance, la vision du jeu, la rapidité, l’expérience et l’impact physique de Diaby pourrait être un atout non-négligeable pour pallier les lacunes défensives et la faible quantité de milieux à vocation défensive, si bien entendu son corps le laisse tranquille…

  


DEBAT :

N’hésitez pas à réagir à cet article.

  • Pensez-vous que le staff médical d’Arsenal est assez compétent, au vue de la prise en charge de Diaby par un entraîneur étranger au club, et le triste record du nombre de blessures en Premier League sur les 10 dernières années ?
  • Pensez-vous que Diaby retrouvera son meilleur niveau cette saison ?
  • Diaby est-il capable d’assumer un poste de milieu sentinelle ?

#Ben

La grande interview de Ryo: « Je veux juste profiter de mon football désormais. »

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La vie n’aurait pas plus être plus douce-amère que pendant ces derniers mois pour Ryo.

L’ailier japonais a dû endurer la frustration de devoir rester dans l’ombre d’une saison en prêt avec Wigan Athletic et d’une finale de FA Cup avant de pouvoir revenir en forme pour marquer un penalty pour les Gunners lors de son retour émouvant à Nagoya, la ville où il a grandi, pendant la pré-saison.

Ryo est bien disposé à profiter de sa troisième saison au club au maximum, ses objectifs étant clairement de se battre pour une place régulière en équipe première. Il y a un sujet sur les lèvres de tous lorsque nous nous rencontrons à Colney seulement deux jours après l’arrivée de Mesut Özil au Nord de Londres, et Ryo a hâte de pouvoir apprendre au coté d’un des milieux offensifs les plus doués du monde.

« C’est un sentiment incroyable de savoir que nous sommes coéquipiers, » dit-il. « Etant japonais, loin d’ici, tu te dis que la seule chance de voir un tel joueur évoluer, c’est à la télévision. En tant que footballeur, j’ai la chance de travailler avec des joueurs excellents et c’est incroyable pour moi. Avec Özil et tous les joueurs fantastiques que nous avons déjà, je sais que je peux apprendre de nouvelles choses tous les jours. »

Après ce qui fût, de ses propres mots, une période frustrante, Ryo est de retour en forme et est optimiste sur son futur. « Lors de la pré-saison, j’ai eu un petit problème à la cheville, et je me suis blessé à nouveau après la tournée en Asie. Mais je vois le bout, avec un peu de chance, j’aurai une opportunité de jouer davantage cette saison. La saison dernière fût décevante et bien sûr, frustrante. J’ai passé une bonne partie de mon temps à Wigan à l’infirmerie, mais la seule chose qu’il me reste désormais, c’est de revenir plus fort. Tout le monde se blesse, tout le monde doit s’en remettre. »

Ryo n’a comptabilisé que sept apparitions, dont quatre en Premier League, la saison dernière au DW Stadium. Immédiatement après s’être remis d’une blessure et avoir effectué un comeback lors de l’illustre victoire 3 à 0 en quart de final de la FA Cup à Goodison Park, il se blessa à nouveau et passa le reste de la saison à Arsenal, manquant au passage un des jours les plus mémorables de l’histoire des Latics, et une étape importante de sa carrière.

« Etre blessé face à Everton signifiait sans aucun doute que j’allais manquer le reste de la course à la FA Cup » se rappelle-t-il. « Je suis allé voir la demi-finale contre Milwall par contre, et ce fut une journée excitante. J’étais content de regarder le match et d’être au coté de l’équipe mais j’étais aussi désespéré de ne pas pouvoir jouer. J’ai reçu beaucoup de soutien des joueurs et de Roberto Martinez, et j’étais très heureux lorsqu’ils ont gagné. »

Martinez lui-même est un coach qui suscite l’inspiration, comme l’explique Ryo. « C’était une bonne expérience de travailler avec lui. Je pense que c’est une belle personne. Lorsque j’étais blessé, il n’arrêtait pas de me dire :’J’ai besoin de toi, il faut que tu joues’, et ça me faisait plaisir. C’était une motivation indéniable pour un joueur blessé. Il traite très bien ses joueurs et il a mérité la place qu’il détieint à Everton désormais. J’espère qu’il aura du succès là-bas. »

Est-ce que Ryo était surpris de voir ses coéquipiers de l’année dernière relégués quelques jours après leur victoire à Wembley ? Le dernier clou qui scella le cercueil fut enfoncé à l’Emirates Stadium lors de la victoire 4-1 d’Arsenal. « Oui, ce fut une surprise, » dit-il. « Nous avons très bien joué pendant la saison, mais nous ne sommes pas parvenus à gagner assez de matchs, et ce fut le problème. Nous avons pratiqué un bon football par contre, et gagner la FA Cup fut une prouesse fantastique. Ca veut dire que Wigan jouera l’Europa League cette saison et ce sera une expérience unique pour le club. »

L’expérience Wigan ayant touché à sa fin, Arsenal resta le seul objectif de la préparation de Ryo alors que la saison recommençait. La pièce maitresse de sa préparation : une semaine au Japon et un match contre Nagoya Grampus, l’équipe que Ryo regardait depuis les tribunes quand il était petit. Une occasion déjà suffisamment exaltante pour la star qui faisait son retour, alors encore plus lorsqu’à la 26ème minute, les Gunners obtinrent un pénalty.

« Mikel m’a tendu le ballon… Un moment fantastique! » se rappelle-t-il. « Mon cœur battait très fort, je n’ai même pas regardé le but, je me suis concentré sur le ballon, me suis efforcé de le frapper correctement et de le cadrer et il est entré. » Tout ceci s’ajouta à la réception digne de rock stars et l’accueil réservé à Ryo, au pays du Soleil Levant.

« C’était juste exceptionnel ! Vous vous attendez à ce genre de choses en tant que footballeur professionnel et c’est un grand club également, donc c’est normal. Mais j’étais heureux de pouvoir rencontrer la foule dans mon pays natal, et maintenant je veux juste leur montrer ce que je peux faire à Arsenal. »

S’il y arrive, il pourrait y avoir une autre récompense en perspective, Ryo compte deux titularisations pour l’équipe du Japon, qui est déjà qualifiée depuis longtemps pour la Coupe du Monde l’été prochain, et il compte bien passer son été 2014 au Brésil, sous réserve de pouvoir faire le travail à Londres. « C’est mon rêve de jouer la Coupe du Monde, » dit-il. « Ca passe d’abord par mon Club, je dois jouer. Si l’opportunité se présente, je pense que je serai à la hauteur et je pourrai jouer pour l’équipe du Japon ! Mais l’important est d’abord de me focaliser sur Arsenal tous les jours. Si j’y arrive alors je pense que le reste suivra. »

Ryo est un des derniers expatriés japonais d’une liste de joueurs qui prospèrent en Europe et , qui ne cesse de s’allonger. Une tendance qui selon lui ne sera que positive pour l’équipe nationale. « Il y a beaucoup de bons jeunes joueurs au Japon et beaucoup d’entre eux souhaitent venir ici. » dit-il. « Nous avons vu certains d’entre eux aller en Allemagne, Shinji Kagawa a fait ses preuves à Dortmund avant de rejoindre Manchester United, alors que Hiroshi Kiyotake joue bien à Nuremberg. Je trouve que l’équipe nationale a eu des bonnes expériences récemment et ça va lui donner confiance  face aux grandes équipes. Elle pourrait  faire bonne figure à la Coupe du Monde. »

Kagawa et Ryo sont d’ailleurs devenus amis, un lien qui s’est créé alors qu’ils tentaient tous les deux de s’installer dans le nord de l’Angleterre la saison passée. « Lorsque j’étais à Wigan, Kagawa habitait très près, à environ 20 minutes, » révèle-t-il. « Il a pris soin de moi et nous nous sommes régulièrement vus, et même parfois, il vient à Londres diner. Il y a un groupe de joueurs japonais ici maintenant, je vois aussi Maya Yoshida et Tadanari Lee, qui jouent à Southampton, régulièrement. Ca aide énormément d’avoir des amis de votre pays d’origine. »

Il est clair que Ryo se sent mieux depuis qu’il est de retour avec les Gunners. « Pour être honnête, je préfère vivre ici que dans le nord. Je profite de Londres tous les jours, c’est une ville fantastique et il ya beaucoup de bons restaurants japonais également ! » Bien que Londres semble être un sa maison désormais, considérerait-il un autre prêt temporaire quelque part si c’était le meilleur moyen de retrouver la compétition plus régulièrement ? « Non, je ne peux pas bouger en ce moment, je veux juste me focaliser sur chaque séance d’entrainement et c’est ce que le Boss s’attend de moi. Je veux apprendre de joueurs de classe mondiale, c’est fantastique de jouer avec eux, même à l’entrainement et, comme je l’ai dit précédemment, ça vous fait croitre en tant que joueur. »

Une approche progressive devrait pouvoir servir les intérêts de Ryo et lui assurer qu’il n’y aura pas, avec un peu de chance, d’autres périodes de frustrations comme celles qu’il a  connu l’année dernière. Un sens d’épanouissement reste son objectif à court-terme. « J’ai fait beaucoup d’expériences, le football de la Premier League à Bolton et quelques mauvais moments la saison dernière. Mais tout va bien, et maintenant que je suis de retour à Arsenal, je veux juste profiter de mon football. »

Tous ceux qui ont vu l’ailier japonais, amical et rapide comme l’éclair en action diront Amen à ça.

#Alex (via arsenal.com)