Les enseignements de St James Park

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Walcott n’est (définitivement) pas un 9
Si en titularisant Walcott en pointe, Arsène Wenger voulait montrer qu’il avait des ressources à ce poste, il s’est trompé. L’attaquant anglais, dont on connaît l’affection pour cette position, n’a pas montré grand chose contre Newcastle. Le joueur a rarement satisfait les rares fois où il a été aligné à ce poste et ce match a peut-être enterré les espoirs des derniers qui croyaient en lui. Samedi il a loupé deux occasions franches contre Krul. La première (9e) par manque de spontanéité et de flair, la deuxième pour une absence totale de réalisme (32e), la première qualité qui fait un attaquant. Des occasions qui auraient pu rapidement mettre Arsenal à l’abri. Aucune recrue n’étant inscrite au planning, les supporters redoutent de passer la saison avec une attaque Giroud, Walcott, Welbeck et Campbell. Crainte confirmée à la fermeture du mercato ?

Contre Newcastle, Walcott a touché le ballon 5 fois dans la surface

Capture écran Squawka

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Koscielny – Gabriel, une charnière qui a de la gueule
Alignés ensemble pour la 4e fois, Koscielny et Gabriel ont rendu une copie propre. Bien aidé par une équipe de Newcastle qui s’est rapidement résolue à jouer en contre, les deux joueurs ont montré une entente naturelle, se contentant de contrôler et se répartir les tâches entre couverture et jaillissement dans les pieds de l’attaquant. Gabriel a notamment soulagé Koscielny là ou Mertesacker pêche par son manque de vitesse. De là à affirmer que le Brésilien remplacera l’Allemand, il n’y a qu’un pas qu’on ne franchira pas. L’Allemand, vice-capitaine, reste aux yeux de Wenger le partenaire particulier de Kos. Mais on lui rappellera que Kos et Gabriel ensemble, c’est 100% de victoires.

Arsenal à l’aise à l’extérieur
C’est le paradoxe de ce début de saison anglaise. Arsenal a remporté ses deux premières victoires… à l’extérieur. On peut même y rajouter le succès en Community Shield à Wembley. Une surprise quand on connaît la facilité des Gunners dans leur arène londonienne, où ils perdent rarement. Mais cette saison, ils ont été incapables de marquer lors des deux matchs (0-2 et 0-0), portant leur série d’inefficacité à 5 matchs lors de leurs 6 derniers à l’Emirates. En revanche, les Gunners n’ont plus perdu à l’extérieur depuis le 7 février et une défaite 2-1 contre Tottenham. Cette série montre bien que les Gunners sont capables d’enchaîner les bons matchs à l’extérieur, ce qui leur a souvent fait défaut les années précédentes. Sur les 6 défaites de la saison dernière, les Canonniers sont rentrés bredouilles de voyage à quatre reprises. Il faut maintenant entamer la même série à l’Emirates Stadium. De victoires hein. Dès le 12 septembre contre Stoke City.

Arsenal va marquer
22, v’la les tirs. Comme les deux occasions franches de Walcott, les joueurs se sont procurés de nombreuses situations devant le but de Krul. Alexis Sanchez a été le plus actif avec 7 tirs. Sa frappe lointaine en première période aurait pu être décisif sans la maladresse de Walcott. Son enchaînement contrôle-frappe supersonique (58e) a fait briller le gardien néerlandais, en très bonne forme de son match avec ses neuf arrêts. Préparation de l’attaque, redoublement de passes, décalage, les Gunners ont sorti la panoplie de série pour perturber la défense adverse. Avec un peu de réussite, le résultat aurait été plus lourd. Les Gunners sont ceux qui tirent le plus au but depuis le début de la saison (83 tirs dont 55 dans la surface, autre performance dans le championnat) pour 49% de tirs cadrés et 3 buts marqués en 4 matchs. Suffit de régler la mire et ça va canonner cette saison.

Contre Newcastle, les Gunners ont tiré à quatorze reprises dans la surface

Capture écran Fourfourtwo

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Coquelin est monstrueux
Sa non-sélection en Equipe de France ne l’a pas perturbé. Coquelin sait que c’est en alignant les prestations de haut-niveau qu’il se fera repérer. A St James Park, il a confirmé son très bon début de saison. 73 passes tentées (94% de passes réussies), dont 24 vers l’avant (91% de réussite). Le milieu français a bien contrôlé sa zone et apporté son aide dans la moitié de terrain des Magpies. Les sceptiques (et ils sont beaucoup à son sujet) diront que c’est facile de réussir des passes quand le bloc défensif adverse est contraint de jouer dans ses 20 derniers mètres. En tout cas Coquelin a fait le job. Une fois de plus.

Coquelin a réussi 22 passes sur 24 vers l’avant contre Newcastle. La majorité dans la moitié de terrain adverse.

Capture écran Fourfourtwo

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#Yannick

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