La bien mauvaise opération.

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aurent Koscielny et Naples chutent à San Paolo

Les Gunners avaient pourtant fait le plus dur en allant chercher trois points à Dortmund et en écrasant Naples d’un football magistral à l’Emirates. Mais dans cette Ligue des Champions, rien ne semble commun, à commencer par cette fameuse règle du goal-average particulier. Ce soir, 127 ans jours pour jours après son premier match, le club londonnien assure certes sa qualification, mais doit céder la première place du groupe après s’être lamentablement échoué sur les rives Napolitaines. Et cela pourrait bien leur porter préjudice une année de plus.

20h45. San Paolo rugit, croyant plus que jamais en l’exploit. Après un mois de novembre délicat, Naples espère bien prendre sa revanche sur des Gunners dominateurs lors du match aller. Seul moyen pour accéder aux 8èmes sans dépendre du score du Borussia? Giffler les londoniens par au moins trois but d’écart. Pourtant dans en besoin urgent d’enfiler les pions, l’équipe de Benitez opère un pressing bas lors de la première demi-heure. Giroud est muselé, et la ligne de trois positionnée derrière l’attaquant français peine à enchaîner les combinaisons comme elle le fait si bien en Premier League. Benitez, le vieux briscard de Premier League, connait son homologue, et sait que ce dernier est venu à San Paolo pour gagner, et que des espaces vont surement se libérer dans le dos de la défense. Et il faudra attendre la 9ème minute pour voir Goran Pandev se créer la première occasion, sauvée par Szczesny. Mais le match a du mal à s’emballer, Arsenal ne trouvant pas d’espace aux abords de la surface et Naples ayant affaire à un formidable Laurent Koscielny. Les deux équipes s’observent, la frustration gagne les rangs et quelques fautes s’enchaînent. Rien qui n’empêchera Olivier Giroud de se procurer une première occasion en frappant au centre de la cage de Rafael (23′). Mais, muets en dehors de cette action, les Gunners vont commencer à subir le jeu des Napolitains, et c’est ainsi que Callejon se procure une première grosse occasion avec une frappe enroulée qui frôlera la transversale d’un Szczesny peu rassurant ce soir (31′). L’ex-Madrilène sera imité cinq minutes plus tard par Maggio, qui verra sa frappe s’envoler dans les bruyantes travées de San Paolo, alors que Gonzalo Higuain sera tout proche d’ouvrir le score suite à une relance hasardeuse du portier polonais d’Arsenal. Et alors que Behrami s’apprêtait à lancer ce même Higuain dans le dos de la défense, l’arbitre de la rencontre eu la bonne idée de renvoyer tout ce beau monde au vestiaire. Un véritable bol d’air pour Wenger, qui voit sa force de frappe plus stérile que jamais.

Surement remotivés par la causerie du coach alsacien, les Gunners retrouvent la pelouse avec de nouvelles envies, et le trio Özil-Rosicky-Cazorla réalise quelques bonnes combinaisons, mais sans jamais trouver la faille dans la défense mise en place par Rafael Benitez. Comme si ces derniers avaient littéralement laisser passer leurs chances, les Napolitains seront par la suite les seuls à briller jusqu’à la fin du match. Peu avant l’heure de jeu, Armero profite d’une déviation lumineuse du jeune prodige Lorenzo Insigne, tout juste rentré en jeu, pour s’ouvrir le chemin du but. (58′) Peu altruiste, l’arrière gauche butte heureusement pour Szczesny, qui ne sait pas encore que cette incroyable action gâchée sauve littéralement la tête de son club. Mertens (60′ et 61′), Callejon (62′), Insigne (68′) et Higuain (69′), s’essayent tous tour à tour sur les buts d’Arsenal, avec plus ou moins de succès. Si seul le jeune Italien trouve le cadre, le nombre d’occasion ne manque pas d’irriter des Gunners auteurs de fautes stupides. Et c’est logiquement que le Napoli va ouvrir le score sur une frappe croisée de Gonzalo Higuain (73′). L’Argentin exulte, le speaker hurle, San Paolo gronde, mais personne ne vient ramasser le cuir dans le fond des filets. Benitez fait alors signe à ses joueurs que le Borussia Dortmund est tenu en échec à Marseille (1-1) que le club italien est alors qualifié pour les 8èmes de finale de la Ligue des Champions. Mais est-ce qu’à un seul moment l’espagnol ait pu se contenter d’espérer un statut quo de la situation? Car le Borussia ne tarda pas à scorer, rétrogradant leurs concurrents directs en Europa League. Au même moment sur la pelouse de San Paolo, Mikel Arteta écope d’un second jaune pour une faute totalement inutile et se voit contraint de rejoindre les vestiaires. Une aubaine pour les Napolitains qui se firent très rapidement plus pressant, et qui doublèrent la marque en toute fin de match par le biais de José Callejon, auteur d’un joli lob (90+3′). Le jeune espagnol ne se fait cette fois-ci pas prier pour aller chercher le ballon au fond des filets, mais il est déjà trop tard. Le coup de sifflet final retentit enfin, et les dix Gunners peuvent souffler. Mais pour combien de temps encore? Second de leur groupe, ces dernier devront affronter la vindicte de ce goal-average particulier.

Quel gros poisson au menu?

Les grands d’Espagne, le champion d’Europe en titre ou la nouvelle coqueluche du gratin européen? Une chose est sure: Arsenal devra payer les pots cassés de ce lamentable naufrage à Naples face à au moins aussi fort que lui. Le Real Madrid et son voisin, l’Atletico, ont littéralement survolé cette phase de groupe avec les meilleurs totaux de points (16), laissant sur place la Juventus Turin et Porto. Alors que le club du roi peut s’autoproclamer ce soir meilleure attaque de cette phase de groupe (20 buts inscrits), le rival peut quant à lui se vanter d’avoir eu la meilleure défense (3 buts encaissés). Le FC Barcelone, qu’on ne présente plus, fera aussi parti de la liste des potentiels adversaires des Gunners. Les Catalans restent sur une excellente note en C1 puisque ces derniers ont atomisé le Celtic (6-1) ce soir et restent la grande bête noire des hommes de Wenger dans le cadre de la compétition. La suite des rejouissances n’en demeure pas moins difficile à avaler, puisque le grand Bayern sera également de la partie. Mené tambours battant par un Franck Ribéry qui pu la dorure du Ballon d’Or à des kilomètres à la ronde, le champion en titre est dans une forme éblouissante, dans la continuité de ce qu’il a pu proposer sous Heynckes l’an passé. Enfin, le PSG complète la liste des cinq équipes au menu. Si le club français demeure le meilleur tirage sur le papier, Ibrahimovic et ses compères ont prouvé l’an dernier qu’ils savaient être là dans les grands rendez-vous. Plus séduisants et plus efficaces sous la houlette de Laurent Blanc, les Parisiens seront tout aussi dur à prendre que les potentiels autres adversaires des Gunners. A avoir voulu la jouer petits bras, Arteta et les siens s’en mordront-ils les doigts?

Fiche du match

SSC Naples 2 – 0 Arsenal

Dernière journée de poules de la Ligue des Champions

Buts: Higuain (73ème) et Callejon (90ème) pour Naples

Avertissements: Mertens (36ème), Dzemaili (41ème) et Fernandez (84ème) pour Naples
Arteta (63ème, 76ème (rouge)), Olivier Giroud (67ème), et Ramsey (84ème).

SSC Naples XI: Cabral, Armero, Albiol, Fernandez, Maggio, Behrami, Dzemaili, Callejon, Pandev (Insigne, 57ème) Mertens et Higuain.
Remplaçants non-utilisés: Uvini, Zapata, Inler, Britos, Cannavaro, Colombo

Arsenal XI: Szczesny, Jenkinson, Mertesacker, Koscielny, Gibbs, Flamini, Arteta, Rosicky (Monreal, 74ème) Ozil, Cazorla (Ramsey, 68ème) et Giroud
Remplaçants non-utilisés: Wilshere, Fabianski, Bendtner, Walcott et Vermaelen

Chiffre du match:
Possession: Naples 47% – 53% Arsenal
Tirs (cadrés): Naples 13 (5) – (1) 6 Arsenal
Arrêts: Naples 2 – 2 Arsenal
Corners: Naples 1 – 0 Arsenal
Fautes: Naples 16 – 16 Arsenal
Hors-jeu: Naples 5 – 3 Arsenal
Tacles: Naples 20 – 11 Arsenal
% de passes réussies: Naples 73% – 77% Arsenal
% de duels aériens remportés: Naples 25% – 75% Arsenal

Les notes d’AFC

Szczesny (5,5) : Il a globalement bien géré son match mais n’a malheureusement rien pu sur les 2 buts encaissés. Il est de plus en plus rassurant et intéressant sur ses sorties notamment.

Jenkinson (4,5) : Il a été assez entreprenant au niveau offensif, en tentant d’apporter plusieurs fois son soutien sur l’aile droite. Défensivement, il apporte moins de garanties, et on sent l’absence de l’expérience de Sagna.

Mertesacker (5,5) : Per a été sollicité tout au long de la rencontre, et a longtemps répondu présent. Son placement et son intelligence de jeu ont parfaitement comblé sa lenteur, et il s’entent très bien avec Koko.

Koscielny (7) : Jamais battu, tout le temps au duel, Koko a montré l’étendu de sa palette défensive ce soir. Il a notamment gratifié le stade d’une action d’exception en réalisant 2 sombreros dans ses 20m et traversant la moitié du terrain balle au pied.

Giibs (4,5) : A l’instar de Jenkinson, Gibbs a souvent tenté d’apporter de l’aide lors des attaques d’Arsenal, mais a souvent été mis en difficultés notamment par Mertens. Il faudra se reprendre dés samedi.

Flamini (6) : Comme d’habitude, Flamini a endossé le rôle de « chien » sur le terrain, ne relâchant jamais la pression sur l’adversaire, et ne cessant d’encourager ses coéquipiers. Il prend d’avantages de risques offensivement match après match et cela pourrait s’avérer payant dans les semaines à venir.

Arteta (4) : Un rouge. Pas forcement mérité certes, mais il aurait pu coûter la qualification au club. Le capitaine a néanmoins tenté d’être au combat physique tout le match et apporte son leadership si nécessaire à la marche en avant de l’équipe, même si cela n’a pas suffit ce soir.

Cazorla (7) : On a retrouvé Santi. Du moins on l’espère. A la peine ces dernières semaines, Santi a retrouvé des couleurs du côté de San Paulo. Vif, précis, efficace, il a retrouvé toute les qualités qui étaient les siennes la saison passée et ont fait de lui le joueur de la saison.

Özil (5) : Mezut a cherché a trouvé la faille dans la défense napolitaine. Malheureusement, il a souvent été pris par 2 ou 3 joueurs et il n’a que trop rarement pu mettre ses coéquipiers dans de bonnes dispositions. Il aura sans doute a coeur de mieux faire ce week-end.

Rosicky (3,5) : Le Tchèque est clairement passé au travers de son match ce soir. Peu inspiré, rarement dangereux, et n’aidant que trop peu Jenkinson sur les phases défensives. C’est dommage, car Rosicky répond généralement présent dans les rendez-vous important.

Giroud (5,5) : Olive a tenté de peser sur la défense, notamment sur tous les ballons aériens. Il y est parvenu une grande partie du match, mais dans la dernière demi-heure, et notamment à cause de l’infériorité numérique, il a beaucoup plus peiné. Un match à oublier.

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