Une qualification au bout de la nuit.

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Il aura fallu attendre la fin de la séance de tirs au but pour voir les hommes d’Arsène Wenger exulter ce soir dans les Midlands face à West Bromwich. Globalement ennuyeux, le match n’a pas eu le lot d’occasions auxquelles on a pu assister lors des dernières sorties des Gunners. La faute à des Baby Gunners très peu en vue si l’on compare le contenu de cette rencontre à ce qu’ils ont pu nous offrir lors de la pré-saison.

Une première mi-temps soporifique.

Les deux premières minutes de jeu laissaient pourtant penser que ces jeunes pousses pouvaient réaliser quelque chose ce soir à The Hawtorns, à l’image d’un Gnabry très remuant. Mais rapidement, l’ambiance est retombée, et les deux formations se sont longuement observées, analysées, scrutées, sans que rien ne se passe. L’aile droite, composée de Jenkinson et Gnabry, a beau tenter combinaison sur combinaison, rien n’aboutit. Les Gunners peinent trop à faire tourner le jeu, et Arteta, tout juste de retour, ne peut garder le cuir plus de deux secondes sans que plusieurs Baggies le pressent. Devant, Miyaichi enchaînent les imprécisions malgré quelques bons centres, et Eisfeld est littéralement invisible. Inéluctablement, Bendtner, qui n’est pas un attaquant qui participe au jeu, se retrouve esseulé devant et ne peut rien face à Dawson et Lugano.

Les adversaires des Gunners, quant à eux, ne parviennent pas à percer l’excellent défense jaune, et s’essayent à plusieurs frappes lointaines, toutes non-cadrées. Sessegnon, qui aura été le seul à poser des problèmes à la paire Mertesacker-Vermaelen, aura été lui aussi bien seul tant le niveau technique de ses coéquipiers était bas. Le match ne s’emballant pas, la frustration gagna les rangs et les fautes s’enchaînèrent. Ainsi, Hayden n’était pas très loin de retrouver les vestiaires après un tacle assassin sur Mulumbu (32′) et Monreal a lui aussi écopé d’une biscotte pour un mauvais tacle sur Berahino (35′).

La fin de la première période se soldera par une occasion de chaque côté: un corner qui filera à travers la surface sans qu’aucun Gunner ne puisse toucher le cuir, et une frappe sur la transversale sur coup franc de Reid côté Baggies. Le coup de sifflet a quelque chose de soulageant tant les quarante-cinq premières minutes étaient soporifiques.

Quand Casper pointe le bout de son nez..

La seconde période ne s’annonçait pas sous d’autres couleurs. Devant le peu de rythme mis par ses coéquipiers, Mulumbu balance une praline des 25m à l’heure de jeu, mettant pour la première fois à contribution un des deux gardiens, en l’occurrence Fabianski. Et c’est là que Thomas Eisfeld, littéralement invisible en première période et dont on pouvait attendre mieux, se décida à frapper: bien décaler par Bentdner dans la profondeur de la surface, l’allemand ajusta Daniel d’un plat du pied et ouvre le score pour les Gunners (61′). Mais il ne fallu attendre qu’une dizaine de minutes pour que les Baggies égalisent par le biais de Berahino, sur coup de pied arrêté: Dorrans hérite du cuir au second poteau suite à un corner, et sert son coéquipier au premier poteau d’un centre du plat du pied. Ce dernier croise sa tête, trompe Fabianski et remet les deux équipes au coude à coude. Va s’en suivre un véritable coup de mou côté Gunners. Vermaelen et ses coéquipiers, cuits malgré les quelques changements, n’ont plus de force à jeter dans la bataille et le cours du match reprend sa monotonie jusqu’au coup de sifflet final, annonciateur de longues prolongations.

Des remplaçants brillants.

Et comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, Arteta a du céder sa place peu après le début des prolongations. Bellerin, à qui Jenkinson a été préféré, est rentré en lieu et place de son homologue espagnol et a illuminé cette partie bien morose de quelques coups de patte. En effet, à l’image de ce qu’il a proposé lors des NextGen Series l’an dernier, le latéral a fait preuve d’une grande maturité au coeur du jeu, et a très bien orienté deux ou trois ballons avec un grand savoir faire. Il n’a pas non plus hésité à se projeter vers l’avant, et il aura au final été le Gunner le plus dangereux lors des prolongations, avec deux tirs à son actif, dont un cadré. Akpom, lui aussi rentré en cours de jeu, s’est montré également solide dans les duels et a prouvé qu’il avait un profil plus complet que celui de Bendtner en pointe. Costauds et plein de fougue, les deux baby Gunners ont littéralement porté les quelques offensives jaunes en prolongation, et Arsenal leur doit une fière chandelle à la fin de cette rencontre, d’autant plus que les deux comparses auront tous deux transformé leur penalty. Les hommes d’Arsène Wenger peuvent d’ailleurs s’estimer heureux que le match soit allé jusqu’à la fameuse séance tant les Baggies les auront mis à mal dans les dernières minutes des prolongations. Amalfitano (115′), Rosenberg (116′), et Sinclair (117′), ratent tous trois l’immanquable alors que la défense des canonniers commencait à fléchir. Le destin pensait-on? Cela s’est confirmé, puisque les Gunners sont revenus dans la course aux tirs au but après avoir été menés 3-1 suite au raté de Gnabry. Amalfitano et Dawson manquant le cadre lorsque leurs tours vinrent, Akpom et Monreal remirent leur équipe sur de bons rails pour finalement l’emporter sur le score de 3-4 sur la séance de tirs au but.

C’est un bilan mitigé qui se dresse à la fin de ce match, avec de nombreuses déceptions parmi les jeunes. Aucun ne semble réellement prêt pour le moment pour intégrer véritablement l’équipe première, et Wenger pourra remercier ses vieux briscards qui auront tenu la baraque en défence, sans coup férir. Arsenal affrontera donc Chelsea à l’Emirates lors du 4ème tour, lors duquel on espère voir davantage de membres de l’équipe première.

Fiche du match

West Bromwich Albion 1-1 Arsenal (3 t.a.b à 4) à The Hawthorns (affluence: 18,649)
3e tour de Capital One Cup

Buts: Berahino (71e) pour WBA ; Eisfeld (61e) pour Arsenal
Avertissements: Lugano (88e), Popov (90e), Reid (98e) pour WBA; Hayden (33e), Monreal (36e), Vermaelen (52e), Arteta (85e)

Tirs au but:
Réussis : Reid (1-0), Bendtner (1-1), Rosenberg (2-1), Morrison (3-1), Olsson (3-2), Akpom (3-3), Monreal (3-4)
Manqués : Gnabry (2-1), Dawson (3-2), Amalfitano (3-3)

XI de départ
WBA: Daniels – Reid, Dawson, Lugano, Popov – Berahino (Amalfitano, 101e, Mulumbu (Morrison, 90e), Dorrans (, Sinclair – Sessegnon – Long (Rosenberg, 90e). Entr: S.Clarke
Non utilisés: Camp, Olsson, McAuley, Jones

Arsenal: Fabianski – Jenkinson, Mertesacker, Vermaelen, Monreal – Hayden (Olsson 84e), Arteta (Bellerin 95e), Eisfeld (Akpom, 82e)- Gnabry, Bendtner, Miyaichi. Entr: A.Wenger
Non utilisés: Viviano, Flamini, Park, Iwobi

Chiffres du match
Possession : WBA 47% – 53% Arsenal
Tirs (dont cadrés) : WBA 25 (6) – 12 (4) Arsenal
Arrêts : WBA 3 – 4 Arsenal
Corners : WBA 11 – 2 Arsenal
Fautes : WBA 17 – 14 Arsenal
Hors-jeu : WBA 2 – 4 Arsenal
Pourcentage de passes réussies : WBA 82% – 84% Arsenal
Pourcentage de duels aériens remportés : WBA 56% – 44% Arsenal

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Les notes des joueurs

Fabianski (6,5) : Il a eu peu de travail mais a été présent sur les quelques claquettes qu’il fallait faire. Il ne peut rien sur le but où il se fait allumer de la tête à bout portant. Il mériterait de jouer des matchs supplémentaires cette saison.

Jenkinson (6) : Comme d’habitude, de l’envie, et une forte volonté d’aller de l’avant constamment. Cependant, il faudrait qu’il soit plus propre et efficace dans sa contribution offensive. Néanmoins il semble se diriger comme le successeur de Sagna dans le futur, à moins que Bellerin vienne perturber cela.

Mertesacker (7) : Sûrement le meilleur Gunner ce soir. Seul rescapé des derniers matchs, il a su gérer sa partie en se plaçant parfaitement sur la plupart de ses actions et en remportant un grand nombre de ballons de la tête, notamment sur coups de pieds arrêtés. Il n’a pas eu trop de mal dans son entente avec Vermaelen.

Vermaelen (6,5) : Le capitaine de notre équipe effectuait son grand retour en tant que titulaire ce soir. Dans une équipe assez jeune, il a tenu son rôle de meneur, et a fait son match, rarement mis en danger. Espérons que son retour lui permette de retrouver son meilleur niveau. On aura besoin de lui cette saison.

Monreal (6,5) : Nacho a réalisé un match satisfaisant aujourd’hui. Il a été propre et efficace derrière mais aurait sans doute pu apporter davantage offensivement, à l’image d’un Gibbs, titulaire du poste. Ce match lui aura quand même permi d’engranger du temps de jeu et de prendre ses marques cette saison.

Hayden (6,5) : Malgré quelques erreurs de jeunesse (notamment au niveau du placement et de la lucidité offensive), Hayden a sans doute été le meilleur jeune ce soir. Agressif dans les duels, concentré et attentif, il a tenté de peser sur le milieu du terrain. Il pourrait avoir un peu de temps de jeu cette saison.

Arteta (6) : Un match moyen du vice-capitaine ce soir. Il est de retour et ça se sent. Il manque encore de rythme (ses crampes en fin de match en sont la preuve). Sa justesse et son expérience ont quand même fait du bien au milieu du terrain. Son retour va être important pour l’équipe tant sur le terrain qu’en dehors.

Gnabry (4) : Maladroit et individualiste, le jeune allemand n’a que rarement porté le danger sur le but adverse. S’enfermant dans des grigris inutiles, il a perdu un grand nombre de ballons. Ses (rares) passes ont également laissé à désirer. Mais bon, il enchaîne 2 matchs en 3 jours et il n’a que 18 ans…

Eisfeld (4,5) : A l’image d’un Podolski, le virtuose allemand a été invisible une grande partie du match. Trop frêle physiquement, il n’a pas existé face à Mulumbu dans l’impact. Néanmoins, son efficacité lui a permi de marquer son premier but en pro. Décevant dans l’ensemble.

Miyachi (4) : Tout comme Gnabry et Eisfeld, il n’a pas su saisir sa chance ce soir, et n’a existé que par intermittence, lors de quelques timides débordements et approximatifs centres. Il n’aura peut-être pas beaucoup de nouvelles occasions pour se montrer et pourrait regretter ce match plus que moyen. Peut-être n’est il tout simplement pas au niveau pour prétendre une place dans le groupe Pro…

Bendtner (6,5) : De retour après un long moment où il fût considéré comme un indésirable, le géant danois a essayé de peser sur ce match grâce à son imposant physique. A cours de rythme, il n’a pas été tranchant (notamment sur son face à face), mais a néanmoins tenté aujourd’hui. Auteur d’une passe décisive, il a sans doute marqué de précieux points dans l’esprit de Wenger ce soir.

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Une réflexion sur “Une qualification au bout de la nuit.

  1. LUBE Gladis

    Quelques soient notre arrives a la phase des tirs au buts l’essentiel est de passer a la phase precedente,et comme nous avons CHELSEA preparons-nous en consequences.

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