Ramsey, dans les pas de Fabregas ?

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Soccer - Barclays Premier League - Arsenal v Aston Villa - Emirates Stadium

Ces dernières semaines, on a pu observer les progrès réalisés par Aaron Ramsey. Ramsey buteur ici, Ramsey passeur là. Le numéro 16 du club au canon enchaîne les performances de haute-volée. Remis de sa terrible blessure de 2010, le Gallois parvient désormais à utiliser tout le potentiel qu’il a en lui. Aujourd’hui, il est le pilier du milieu de terrain d’Arsenal et les similitudes avec le Cesc Fabregas de 2009-2010 sont flagrantes. Cette saison là, l’Espagnol franchit un palier, devenant buteur (19 buts), en plus d’être passeur (20 passes). Aaron Ramsey est lui aussi en train de franchir ce palier.

La saison dernière a débuté assez difficilement pour le Gallois. Dans l’œil du cyclone en novembre, la majorité des Gooners demandait sa tête, vociférant contre sa propension à trop ralentir le jeu. Mais, comme à son habitude, Arsène Wenger a conservé sa confiance en lui et en février, il le lui a bien rendu.

En fin de saison dernière, on a clairement pu observer que Ramsey a pris confiance dans son physique. Il s’est enfin débarrassé des séquelles mentales laissées par sa terrible blessure (fracture de la jambe). Aux côtés d’Arteta, il a retrouvé un poste qui lui convenait mieux, celui d’un box-to-box. Les raisons de son début de saison difficile sont assez simple. Utilisé un peu partout sur le terrain, sauf à son poste fétiche, il a eu beaucoup de mal à s’épanouir. Son sens du sacrifice pour le collectif a finalement payé puisqu’il a eu sa chance dans une position qui lui convenait mieux.

apparition

En comparaison avec le Cesc Fabregas de 2010-2011, on s’aperçoit que Ramsey est meilleur d’un point de vue défensif et assez largement. 71 tacles réalisés avec un taux de réussite de 90,14% la saison passée, il se place en tête de ce classement alors que son prédécesseur n’était « qu’à » 68,29%. Avec son passif, c’est dans ce domaine qu’on peut se rendre compte du palier passé par Ramsey la saison dernière.

PZ2

Plus surprenant cette fois car on aurait pu s’attendre à un Cesc Fabregas plus performant sur ce point, mais ce n’est pas le cas. Cela est peut être la conséquence du changement du style de jeu: passer d’un style plutôt direct avec Fabregas à un jeu de possession depuis son départ. Mais cela n’enlève rien à la performance de Ramsey. Cela démontre aussi sa bonne entente avec Arteta et Cazorla. Le Gallois a longtemps été critiqué pour ralentir le jeu ou prendre trop de temps pour se projeter vers l’avant. Ce n’est plus le cas désormais. C’est le palier qu’il a franchi la saison dernière. Il analyse désormais la situation avant de recevoir le ballon au lieu de l’analyser une fois qu’il l’a en sa possession. Une progression constante puisque cette saison, il est encore plus efficace dans ce domaine, ce qui lui permet d’être décisif.

Creativity

occasions

Du point de vue de la créativité, il était évident que Fabregas est meilleur que Ramsey. Ramsey ayant eu une grosse blessure en pleine progression, celui ci n’a pu développer cet aspect de son jeu qui demande une grande confiance en soi. Confiance qu’il ne possédait pas encore la saison dernière. Mais la saison du départ de Fabregas, Ramsey a dû occuper le rôle de meneur de son ancien coéquipier. Un rôle trop important pour un jeune joueur en recherche de sensation. Mais il a tout de même été, en 2011-2012, le joueur ayant créé le plus d’occasion à Arsenal. Seule la finition n’était pas au rendez-vous. La saison dernière, Ramsey a occupé pléthore de postes. On l’a vu apparaitre sur l’aile droite, l’aile gauche, au poste d’arrière droit et gauche et surtout comme milieu à vocation défensive. C’est là que réside la principale différence avec Fabregas. Le Barcelonais avait à ses côtés Alex Song comme milieu défensif alors que Ramsey était associé à Mikel Arteta. Cette absence de milieu défensif de métier a obligé Ramsey à un travail défensif plus important que Fabregas, bridant ainsi son apport offensif. En ce début de saison, avec l’arrivée de Flamini, on se rend compte de l’importance d’un milieu défensif. Ramsey se trouve libéré d’une partie du travail défensif et devient largement plus décisif. Cette saison, Ramsey, c’est 6 buts sur les 6 derniers matchs. Alors que sur ses 105 matchs précédents, il n’avait inscrit que… 6 buts ! Ces 6 buts ont été inscrit sur seulement 7 tirs cadrés de sa part et sont déjà un record pour le joueur qui n’avait jamais réussi à atteindre un tel niveau d’efficacité dans une saison.

Alors si, sur le point de vue de la créativité, le Ramsey de la saison dernière était moins performant que Cesc Fabregas, le Ramsey version 2013-2014 marche sur les traces de son prédécesseur mais sera bien plus complet que lui. L’arrivée de Mesut Özil va le cantonner à un rôle certainement plus défensif, un rôle de box-to-box, mais le Gallois s’impose comme l’un des futurs piliers du milieu des Gunners par sa polyvalence.

Thanks to EPL Index et Opta.

#Yann

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