Giroud v Benteke, qui a gagné alors ?

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En écho à notre article d’avant-match sur l’alléchant duel à distance entre Olivier Giroud et Christian Benteke, nous vous proposons une analyse d’après-match. 

Ce premier match nous promettait un duel au sommet entre Giroud et Benteke. Notre cher attaquant français auteur d’une excellente pré-saison (8 buts dont un lob magnifique sur Hart lors de la victoire contre Manchester City) semblait donc affuté pour cette reprise. Concernant son homologue belge, sa pré-saison s’inscrit dans la lignée de la dernière saison. Avec 7 buts dont un doublé contre Malaga (Victoire de Villa 3 à 2), Bentegoal était donc aussi en bonne forme pour marquer, de nouveau, les esprits. Sur le plan des chiffres, rien à dire, les deux buteurs ont fait le boulot: Giroud a marqué, Benteke l’a doublement imité. Mais plus que ça, c’est davantage l’aspect de leur jeu et de leur impact dans ce premier match de Championnat qui nous intéressent ici.

Giroud le collectif…

Sur ce match assez difficile pour les Gunners, Giroud a vraiment réussi à sortir du lot. Récompensé dès l’entame du match par un but rapide (5e), son rôle en deuxième période à quelque peu évoluer. Comme l’année dernière, il s’est fait remarqué par ses différentes passes à une touche de balle, . Ainsi, il sert à deux reprises (52e et 72e) Rosicky en se tenant bien devant la défense en position de pivot. Les deux actions du Tchèque auraient pu finir au fond des filets. Malheureusement il n’a pas réussi à beaucoup tirer au but, notamment sur la passe de Walcott (50e) où Giroud se retrouve dans le sens du but mais encerclé de défenseurs. Sur la tentative de Cazorla (78e) qui touche le poteau, Giroud est encore présent pour délivrer une passe capitale dans ce mouvement si joliment effectué.

Capture d’écran 2013-08-17 à 19.41.04
Tableau du dessus: Giroud est représenté par les points rouges et Benteke par les blancs. Le buteur Gunner s’est davantage illustré aux abords de la surface que son homologue qui a pourtant essayé de jouer davantage dans la verticalité du rectangle vert. Le taux de réussite de passes de Giroud (79% contre 57%) montre bien l’aisance du Français à jouer avec ses partenaires, plus enclins à l’aider lors d’un développement tactique offensif.  Toute la tactique de ce match peut être résumée à partir de ces éléments (construction du jeu pour l’un, kick and rush pour l’autre).

… Benteke, l’opportuniste.

Concernant Benteke, peu de choses sont à retenir. Deux buts certes. Mais deux buts pondus avec la bienveillance de l’arbitre, qui lui donna deux penaltys à tirer. Il fut en général peu présent dans ce match. Malgré le fait qu’il ait touché plus de fois le ballon que Giroud (54 fois contre 47 pour l’ancien Grenoblois) c’est surtout dans le domaine aérien, en déviant des ballons et servir Weimann et Agbonlahor, que Benteke s’est illustré. Le meilleur buteur Villan sait jouer de sa grande taille, ce qui n’est pas forcément encore le cas pour Giroud. Seule une frappe trop croisée en fin de match (82e) donnera des frissons aux Gunners présents dans les tribunes. Au petit jeu du « à qui est le plus précis », le Belge a encore une fois imposé sa loi avec 2 tirs cadrés sur 5 tentés contre une frappe bien placée de Giroud, qui s’y est pris à six tentatives. A chaque tir cadré, un but a suivi.
Du coté de Villa, des joueurs tel que Agbonlahor (le responsable du penalty pour Villa) et Delph (dont l’une des frappes fit connaissance avec le poteau) furent beaucoup plus pressants et dangereux pour les Gunners que Benteke.

Le tableau ci-dessous, représentant les différentes zones d’action de Benteke au cours des 90 minutes du match, montre clairement que l’attaquant a eu beaucoup de mal à s’approcher de la surface des locaux. Les petites taches vertes dans la surface ? Ses mouvements lors des deux penaltys. Bon il faut être honnête, l’attaquant a eu un rôle ingrat dans ce match: Aston Villa a joué d’abord pour ne pas perdre avec un bloc bas pour d’abord contenir les assauts d’Arsenal puis ensuite lancer des contres assassins via l’explosivité d’Agbonlahor et Weimann. 
 
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En résumé, Giroud s’est beaucoup plus illustré que Benteke dans cette partie. Collectivement, défensivement, le Français n’a pas tremblé lorsqu’il s’agissait de se sacrifier pour le bien commun. Mais la force des grands buteurs réside dans le fait de savoir marquer sans même être étincelant et cela, Benteke l’a bien compris, en atteste ses deux premiers buts de la saison.

#Michael

 

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