La grosse interview: Chuba Akpom face à un tournant.

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Chuba Akpom fait le buzz et pour de bonnes raisons. Le joueur de 17 ans a été le fer de lance de l’attaque d’Arsenal qui est parvenue à battre l’Inter Milan 1-0 en NextGen Series. L’adrénaline coule toujours dans ses veines lorsqu’il prend place pour parler de lui.

Un large sourire s’affiche sur son visage, le jeune buteur a toutes les raisons d’être satisfait de son sort. En marge de ses exploits européens, il est devenu l’atout numéro 1 des U21 d’Arsenal et a causé une véritable tornade dans les rangs des U19 anglais, marquant 5 buts lors de ses 4 derniers matchs. De plus, il fut sur le banc lors du match en Grèce contre l’Olympiakos en décembre dernier. Un grand avenir est attendu pour le talentueux attaquant. Chuba a toujours été face à un tournant. Il a rejoint le club à 6 ans, commençant à jouer pour les U18 alors qu’il était plus jeune que ses partenaires de 3 ans et sa progression prodigieuse n’a montré aucune signe de latence. Mais comme il l’admet volontiers, un homme avait prédit tout cela il y a déjà quelques temps.

« Lorsque j’avais 13 ou 14 ans, un entraineur du nom de Steve Leonard eut une énorme estime de moi. » explique t-il. « Il avait décelé mon potentiel et a su tracer mon avenir, me disant que lorsque j’aurais 16 ans, je ferais ceci, à 17 ans, je ferais cela…Et toutes ces prédictions ont eu lieu! J’avais dit à 15 ans que je voulais jouer pour l’Angleterre, et qu’à 18 je souhaitais jouer en équipe première donc espérons que tout cela se produise! J’aurais 18 ans en octobre donc j’ai encore un peu de temps devant moi pour y parvenir! »

Tout cela est de bonne augure! Tout d’abord, dis nous en davantage sur ton passé et la façon dont tu es devenu footballeur:

J’ai grandi à Canning Town dans l’Est de Londres, qui est réputé pour ne pas être l’endroit le plus clinquant pour vivre. J’ai vécu la-bas 15 ou 16 ans avant de déménager à Borehamwood l’an dernier. Canning Town est un endroit très dur, il y a beaucoup de gangs mais les jeunes adorent le football. J’ai joué dans la rue et en foot en salle, le parc était également à deux minutes de chez moi donc j’étais la bas tous les jours. Je n’ai jamais vraiment travaillé dur à l’école, juste pour le football!

Il est difficile de rester dans le droit chemin dans cet environnement?

Il y a beaucoup de tentations mais il faut simplement rester concentré sur un objectif. Je me suis fait de bons amis, ils me motivent et tout ce qu’on avait en tête, c’était le football. Ils m’ont vraiment beaucoup aidé. Mais je sais que ma vie aurait pu être différente. Dans le mauvais sens. Lorsque les gens vous voient réaliser de bonnes choses, ils vous envient et n’aiment pas ce que vous faites. La chose primordiale est de rester humble et de continuer à travailler dur. C’est ce que j’ai fait.

Tu dois te dire que tu as traversé un chemin long et difficile…

Un très long chemin même! La façon dont les choses évoluent est tellement rapide, le temps passe si vite. Lorsque j’ai rejoins le club à 6 ans, je n’aurais jamais pensé finir sur le banc de l’équipe première. Mais c’est arrivé et cela prouve que rien n’est impossible.

Comment as-tu atterri à Arsenal?

Je jouais pour une équipe nommée Rippleway FC à Newham, pas loin de la ou j’ai grandi. J’y suis resté 2 saisons et j’ai marqué énormément de buts, une centaine voir davantage! J’ai toujours été buteur et je jouais avec un autre joueur d’Arsenal, Alex Iwobi. J’ai été supervisé par West Ham d’abord, j’y ai fait un essai mais ils ont mis trop de temps à se décider. Puis je suis allé à Arsenal, j’y ai signé et depuis, j’y suis.

Qui t’as le plus influencé?

Ma famille, mon père en particulier. Mes deux parents sont du Nigeria et mon père a toujours été présent. Il m’emmenait au parc, aux entrainements quotidiens. On s’entrainait en marge du football aussi, il m’emmenait à des tournois durant l’été. Il m’a toujours supporté.

Lui aussi a joué?

Oui, lui et mon grand-père ont joué au Nigeria à des niveaux respectables, mon grand-père a même joué pour une équipe de première division. Ils étaient tous les deux attaquants, une tradition familiale apparemment! La famille de ma mère a également joué au football dans le meilleur championnat. Ils sont très excités de ce que j’ai fait à Arsenal, certains me suivent sur Twitter. Ils me disent constamment de venir au Nigeria! Ils adorent Arsenal la-bas, ils aiment l’histoire du club et l’engouement est conséquent. Arsenal est comme une famille et les nigérians apprécient vraiment cet aspect.

Donc qui aimerais-tu représenté au niveau international?

Je suis beaucoup questionné à ce sujet mais c’est difficile. Pour l’instant, je reste avec l’Angleterre car je suis avec le groupe depuis mes 14 ou 15 ans et j’assure. Mais on ne sait jamais ce qui peut arriver dans le futur.

Revenons à Arsenal, tu as toujours été surclassé. Que penses-tu de cela?

Je ne suis pas du genre à me prendre la tête pour ça. Si tu es jeune et que tu es surclassé d’un an ou deux, c’est juste que quelqu’un croit en toi. Cela te donne la rage de prouver que ta place est ici et qu’ils ont raison de te faire confiance. Je le prends toujours comme une bonne opportunité.

Y’a t-il un moment ou tu t’es dit, « Je peux y arriver »?

Je pense que ce fut cette année. Je m’attendais à jouer régulièrement en U18 cette saison avec peut-être un ou deux matchs pour la réserve. Mais finalement, ce fut le contraire. C’est vraiment bien. J’ai un peu explosé et j’ai pu démontré mon potentiel. Je suis confiant, les entraineurs me donnent beaucoup de conseils sur la façon de m’améliorer et j’espère que la saison prochaine sera énorme.

Tu as aussi eu l’occasion de partir en Grèce avec l’équipe première pour y affronter l’Olympiakos:

C’était incroyable, sans doute le moment le plus important de ma carrière jusque-la. Rien qu’en étant sur le banc, l’ambiance était incroyable. Faire partie de cela et me rendre compte du fonctionnement de l’équipe première te donne encore plus l’envie d’en faire partie. Cette expérience m’aidera également sur le long terme car je saurais à quoi m’attendre et je pourrais mieux gérer tout cela.

A la vitesse ou les choses arrivent, est-il difficile de garder les pieds sur terre?

Ce n’est pas difficile de rester humble car c’est de cette façon que de meilleures choses arrivent. Les coaches te remettent en place aussi. Ils me disent toujours que tout est question de comportement et d’attitude car tu peux être bon en jeunes et disparaitre par la suite. Tu veux juste faire comme Jack Wilshere, qui était fort en équipes de jeunes et qui continue à devenir de plus en plus fort. Il y a une autre étape après les U21 et je sais que c’est une étape importante donc je dois simplement continuer à travailler dur.

Est-ce que Jack est un modèle pour tous les jeunes du club?

Oui, à 100%. Il était au club très jeune et a progressé étape par étape. Désormais, c’est un des joueurs majeurs de l’équipe première. S’il l’a fait, tu te dis « pourquoi pas moi? » Si tu possèdes le même état d’esprit et que tu travailles aussi dur que lui, tu peux toi aussi le faire.

Comment souhaites-tu voir ta carrière évoluer dans les années à venir?

Je souhaite m’établir en tant que joueur d’Arsenal et aussi jouer régulièrement en sélection, mais je ne sais toujours pas si ce sera pour l’Angleterre ou le Nigeria.

#Max (via arsenal.com)

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