Olivier Giroud, nouveau canonnier

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Le 26 Juin dernier, Olivier Giroud a donc officiellement signé en faveur d’Arsenal et devint par la même occasion le 25ème français à revêtir la tunique rouge et blanche. Son transfert, annoncé depuis pas mal de temps déjà a mis en émoi toute la communauté d’Arsenal, satisfaite du mercato précoce mené par Arsène Wenger. En attendant de le voir toucher ses premiers ballons sous le maillot au canon, nous pouvons d’ores et déjà revenir sur son parcours atypique qui entre galères et succès l’a mené sur le chemin de l’Emirates. Enjoy !

Son enfance

Olivier Giroud est né il y a de ça 25 ans, le 30 Septembre 1986 dans la ville de Chambéry en Savoie. Elevé dans une famille de sportifs et plus particulièrement de footballeurs, c’est tout naturellement qu’Olivier se passionne dès son enfance pour le ballon rond. Dans un premier temps, il le pratique aux cotés de son père et de son frère Romain qui lui, passera par le centre de formation d’Auxerre avant de devenir diététicien, n’ayant pas eu la chance de percer. A l’âge de 5 ans, le petit Giroud rejoint le club de Froges, son village de l’époque situé entre Chambéry et Grenoble et se voue déjà au poste d’attaquant. Olivier reste très attaché au club de ses débuts, pour preuve, il rend souvent visite aux jeunes pousses de l’USBG, se prêtant au jeu des autographes et échangeant quelques passes avec eux. « Olivier, on l’apprécie énormément, il est très humain dans ce milieu. Il n’a pas oublié ses racines. Quand il était jeune, on le voyait toujours frapper au but ou sur le mur là-bas derrière.» confie son premier entraîneur Michel Perez. Pour le nouveau Gunner, ces retours aux sources sont de véritables bols d’air frais et constituent de « très bons souvenirs ».

Son parcours pro

Visiblement doué, le jeune Olivier migre vers un club plus huppé et prend la direction de Grenoble et du GF38 en 1999. A l’âge de 12-13 ans, il intègre le centre de formation du club qui le propulsera en 2001 en équipe de France des moins de 16 ans, aux cotés d’un certain Yoann Gourcuff. Cependant, il n’en oublie pas les études, très importantes à ses yeux. Giroud obtient un Bac ES et une première année de licence en STAPS mais son désir de faire du foot son métier prend forme et se concrétise en 2005 lorsqu’il signe son premier contrat pro en faveur du club Isérois. Conscient de ses qualités, il réalise de très bons débuts avec la réserve inscrivant 15 buts en 15 matchs de CFA2. Cependant le passage à la Ligue 2 semble plus compliqué pour Giroud et ses cheveux longs. Malgré ses deux premiers buts en pro (le 1er ici contre le Havre de Mandanda http://www.youtube.com/watch?v=UShmA33LmPo à 0,10), le natif de Chambéry est barré par la concurrence et n’apparaît que très peu avec l’équipe première, se contentant de quelques miettes.

Aspirant à plus de temps de jeu, il quitte son cocon grenoblois et part en prêt du coté de Istres, évoluant à l’époque en National. « J’avais besoin de jouer, même dans une division inférieure. J’avais aussi besoin de savoir faire ma vaisselle tout seul ! M’assumer en un mot, quitter le cocon. » admet-il. Un choix qui s’avèrera judicieux pour lui puisque sous les ordres de Frédéric Arpinon, il inscrit lors de la saison 2007-2008 la bagatelle de 14 buts. De retour à Grenoble tout juste promu en Ligue 1, Giroud veut confirmer mais il ne bénéficie malheureusement pas de la confiance de Mécha Bazdarevic qui selon la presse locale, ira même jusqu’à affirmer que son joueur n’aura jamais sa place parmi l’élite. Aujourd’hui, Olivier s’en souvient mais ne préfère pas rentrer dans la polémique : « Je ne suis ni rancunier, ni revanchard, je suis juste déçu de ce qu’est devenu le GF38 alors qu’il y avait un gros potentiel ».

Ne se résignant pas, il ne tarde pas à rebondir. En effet, Max Marty, manager de Tours et ancien directeur général de Grenoble le fait venir dans l’Indre-et-Loire où le joueur va complètement s’épanouir. « Tours me faisait les yeux doux depuis un moment. J’y ai évolué en terrain connu. Il y avait déjà Julien Deletraz, avec qui j’avais joué à Grenoble puis on a été rejoint par Julien François et la saison suivante par Francis N’Ganga, Chaïr Belghazouani, Lionel Mallein et Florent Gache. Ce club représente deux belles années, deux années charnières dans ma jeune carrière. J’y ai laissé beaucoup de bons souvenirs et beaucoup de potes ». C’est également à Tours qu’il rejoint son ami et désormais coéquipier à Arsenal Laurent Koscielny. De plus, Olivier s’entend très bien avec son nouvel entraîneur Daniel Sanchez qui n’hésite pas à lui faire confiance. «C’est toujours un plus d’avoir un ancien attaquant comme coach. Ses conseils m’ont vraiment beaucoup apporté. Avec lui j’ai progressé dans mon placement et également devant le but. » Bien qu’il se soit blessé une partie de la saison à la cheville, il marque tout de même 9 buts en championnat de Ligue 2 et 5 en Coupe. Cependant c’est lors de sa deuxième saison qu’il va véritablement exploser. Placé sur le front de l’attaque tourangelle, le français va faire parler sa taille (1m92), ses déplacements et son sens du but. Il inscrira lors de la première partie de la saison 13 buts en 16 matchs dont un quadruplé face à Arles-Avignon suscitant l’intérêt du Celtic Glasgow mais également du Montpellier HSC qui obtiendra sa signature lors du mercato hivernal. Giroud paraphe donc un contrat de 3 ans et demi pour un transfert évalué aux alentours de 2 millions d’euros. Le transfert est officialisé mais le club héraultais va prêter Giroud pour qu’il puisse finir la saison avec le club tourangeau. Il va terminer meilleur buteur et meilleur joueur de Ligue 2 après avoir fait parler la poudre à 21 reprises. Son entraîneur, triste de le voir partir ne tarit pas d’éloges sur son protégé : « Il a un gros jeu de tête, une très bonne frappe du gauche mais aussi du droit. Il pèse également beaucoup dans les duels et est très fort techniquement ».

Olivier Giroud rejoint donc les bords de la méditerranée préférant le soleil montpelliérain à la grisaille écossaise mais également bien aidé dans son choix par le président emblématique Louis Nicollin. « Je rêvais de jouer un jour en Angleterre mais le président Nicollin m’a appelé en personne pour me faire part de l’intérêt de Montpellier et très honnêtement, c’est difficile de lui dire non ! Laurent Nicollin et René Girard ont eux aussi fini de me convaincre. C’était l’opportunité pour moi de connaître l’élite française dans un club ambitieux. » affirme-t-il. Venu pour remplacer le colombien Victor Hugo Montaño, Giroud tarde à trouver ses marques à Montpellier malgré un superbe premier but en Europa League face à Györ (http://www.youtube.com/watch?v=N2ppcwbMpfI). Sa première réalisation en Ligue 1 se fait attendre débouchant sur l’impatience de l’exigeant public héraultais. Pourtant, une fois la machine lancée, Olivier va devenir la véritable coqueluche de la Mosson. « Je n’ai pas douté, explique le joueur. A part quand on s’appelle Messi ou Ronaldo, il faut intégrer le fait que l’on peut passer des périodes sans marquer. Il faut continuer à travailler, cela finit toujours par revenir. » Auteur de 12 buts en championnat, il réalise une première saison plutôt honnête amenant même le MHSC en finale de la Coupe de la Ligue après une tête victorieuse en demi contre le PSG. La défaite en finale face à Marseille va plomber la fin de saison de Montpellier qui terminera à une très modeste 14ème place. Quoiqu’il en soit, Giroud présente des qualités indéniables. Costaud et élancé, il possède une protection de balle et un jeu de corps qualifiés de diaboliques. Son très bon jeu de tête et son sens du timing ne passe pas inaperçu et la qualité de ses des déplacements fait le bonheur de son coach René Girard. « J’étais conscient de part mes qualités en Ligue 2 que j’avais les capacités pour m’imposer à l’étage au dessus. Tout est une question d’adaptation et d’affirmation de son potentiel. » admet Giroud.

Comme à Tours, c’est lors de sa deuxième saison dans l’Hérault qu’il va réellement exploser et éclabousser le championnat de toute sa classe. De part son leadership naturel et ses très bonnes prestations sur le terrain, Giroud va mener le Montpellier Hérault au sommet du foot français ramenant le premier titre de l’histoire du MHSC sur la place de la Comédie pour le plus grand bonheur du peuple pailladin. En effet, Giroud commence la saison sur les chapeaux de roues inscrivant 2 triplés face à Dijon et Sochaux et offrant au public de la Mosson des performances de haut vol, pour preuve son match face à Lorient dans lequel il marque un but et fait 3 passes décisives. Plusieurs fois cette saison, Giroud a su débloquer des situations parfois cadenassées pour Montpellier, en témoigne ses buts dans les dernières minutes contre Nice ou encore Saint-Etienne. « Mon but contre l’ASSE fait partie de mes plus beaux. Non seulement il n’était pas évident techniquement, mais surtout, en fin de match, cette victoire a été un vrai soulagement et a fait un bien fou au mental de l’équipe. » affirme l’intéressé. Au terme d’une saison riche en émotions, Giroud termine donc meilleur buteur du championnat de Ligue 1 avec 21 réalisations. Buteur oui, égoïste non. Olivier achève également la saison avec 9 passes décisives au compteur faisant de lui le meilleur passeur du MHSC avec notamment celle à la dernière minute pour Aït Fana face à Lille quasi-synonyme de titre.

 Le titre montpelliérain aura été avant tout la victoire du collectif mais Giroud en fut le grand artisan. Adulé par toute une ville, il fut le capot principal de la célébration héraultaise sur la place de la comédie, haranguant le public et entonnant les chants de la célèbre Butte Paillade, preuve de son implication et de sa très bonne relation avec le public.

En deux ans au MHSC, ce footballeur de 25 ans a donc véritablement changé de statut. Meilleur buteur du championnat, il est passé de la Ligue 2 au statut de star nationale. En effet, encensé à la Mosson, cet attaquant atypique s’affirme aussi chez les Bleus depuis un certain mois de Novembre. Appelé par Laurent Blanc pour disputer deux matchs amicaux face à la Belgique et les Etats Unis, Olivier n’entrera en jeu que lors du second match remplaçant Kevin Gameiro à la 59ème minute. Dès lors, il ne quittera plus l’Equipe de France et marque même son premier but en Bleu un soir de Février face à l’Allemagne. Bien évidemment et au reflet de son excellente saison, Giroud est sélectionné dans les 23 pour participer à l’Euro 2012 en Ukraine et en Pologne. Malheureusement barré par le schéma de jeu arrêté de Laurent Blanc et par la présence de Karim Benzema, il n’aura que peu de temps de jeu mais se trouve cependant très bon lorsqu’on fait appel à lui, en témoigne ses 3 passes décisives pendant les matchs de préparation. Les statistiques parlent pour lui, en une titularisation sous le maillot tricolore, Olivier a inscrit un but. Espérons que ça ne soit pas fini…

Au cours de la saison, voyant le talent, les performances et la régularité de Giroud, nombreux sont les superviseurs des plus grands clubs européens venus se masser à la Mosson ou un peu partout sur les terrains de Ligue 1 afin d’en savoir un peu plus sur ce colosse d’un mètre 92. La fin de saison venue, Olivier a donc eu le choix. Malaga, Mönchengladbach, Chelsea, QPR lui ont tous proposé un contrat, parfois très alléchant, mais c’est finalement Arsenal qui a eu ses faveurs. Inextricablement attiré par la Premier League, Olivier a choisi Arsenal non pas pour l’argent mais avant tout par honneur. En effet, il s’est dit très honoré de pouvoir revêtir le maillot des Gunners pour lesquels son cœur a longtemps balancé notamment par le biais des Frenchies comme Pirès, WIltord et bien évidemment Henry. « Je suis ravi d’être à Arsenal et de faire partie d’un des plus grands clubs anglais. C’est une énorme satisfaction de rejoindre ce club. C’était un rêve pour moi d’évoluer un jour en Premier League. J’ai été attiré par la philosophie d’Arsène Wenger, et j’ai toujours admiré Arsenal de part son histoire et sa réputation. J’espère désormais réussir de grandes choses ici. Je suis fier d’être un Gunner et je vais tout donner pour les supporters. » Voilà qui est dit. Cependant, il n’en oublie pas le club de Montpellier envers lequel il sera toujours redevable. « Montpellier m’a permis de m’affirmer en Ligue 1, d’être sélectionné en Equipe de France et maintenant de rejoindre Arsenal. Au MHSC, j’ai trouvé une deuxième famille. Le club de Loulou Nicollin me ressemble. J’ai pris énormément de plaisir ici dans cette belle enceinte qu’est le stade de la Mosson et je resterai très attaché au public pailladin.» Nicollin a eu quant à lui un petit mot pour Giroud, « Je lui souhaite de réussis car c’est un bon petit. »

En résumé depuis le début de sa carrière professionnelle, Olivier Giroud a inscrit 93 buts et fait 20 passes décisives en 215 apparitions en championnat, chiffre correspondant à quelque chose près à ses attentes. «Depuis mes débuts pro je me suis fixé le ratio d’un but à marquer tous les deux matchs. Saison après saison, j’essaye de m’y tenir. C’est essentiel pour moi. » On souhaite désormais qu’il en soit de même du coté du Nord de Londres et qu’il puisse devenir la terreur de toutes les pelouses anglaises. Pour moi, cela ne fait aucun doute, Il a une présence physique hors norme et est vraiment exceptionnel dans les airs. A titre indicatif, sur les dégagements de gardien et ballons en l’air, Olivier doit à quelque chose près remporter 80% de ses duels, cherchant toujours la remise adéquate. Face au but c’est un vrai tueur, il a une vraie qualité de finition avec une très grosse frappe du gauche. Ses déplacements sont aussi redoutables et il fait preuve d’une grande intelligence de jeu n’hésitant pas à faire jouer ses partenaires. Son gros mental est aussi un atout indispensable pour réussir en Premier League. Le seul point négatif c’est que malgré sa taille, il ne marque pas assez de la tête. Vu son gabarit et son engagement, il pourrait mettre 5 ou 6 buts de la tête en une saison. Quoiqu’il en soit, sa venue sera un atout supplémentaire dans notre ligne d’attaque. Il a prouvé qu’il pouvait évoluer au haut niveau que ce soit à Montpellier ou son influence n’est plus à démontrer mais aussi avec l’Equipe de France. Il peut très bien évolué en 4-4-2, à l’image de ses 2 saisons à Tours, mais également en 4-3-3 entouré de 2 ailiers comme à Montpellier. A mon avis, la signature de Giroud est un très bon coup pour Arsenal, et j’espère qu’il aura l’occasion de nous prouver à tous que Wenger et Grimandi ne se sont pas trompés.

Sa vie en dehors du foot

Désormais, apprenons à connaître un peu plus l’homme qui se cache derrière ce physique de déménageur et cette âme de guerrier…
Marié depuis l’été 2011 avec Jennifer, Olivier Giroud ne prend pas pour autant moins soin de son style. En effet, plutôt beau gosse et dont le sourire charmeur en fera craquer plus d’une, le nouvel attaquant d’Arsenal est très à cheval sur la mode. « C’est vrai, j’aime bien prendre soin de moi, de la façon de me coiffer ou de m’habiller. Quand j’ai commencé à gagner ma vie, j’empilais les jeans dans mon placard. Ma mère me disait toujours que j’aurais pu ouvrir un magasin. J’aime porter de belles fringues. A Montpellier par exemple, je vais chez Paia à Lattes, j’y trouve souvent mon bonheur. » Sans gène, Giroud a même fait la une du magazine Têtu cette année. Selon son ancien coéquipier Jamel Saihi, Olivier « aime bien plaire » pour le plus grand bonheur des professionnels de la publicité. « Des agents d’image m’ont contacté. Ca viendra progressivement. Je suis soucieux de gérer ça avec beaucoup de recul pour pas que ça ne prenne trop de place. Je n’ai pas envie d’être assimilé à un mannequin plutôt qu’à un joueur de foot. » affirme-t-il.

A l’instar de nombreux joueurs pro, Olivier possède quelques tatouages, un investissement esthétique qui ne le quitte plus depuis son passage à Istres. Cependant, ils ont pour lui une grande signification. L’amour, la famille, l’honneur, le courage et la force sont tatoués sur son bras gauche. Olivier Giroud est un homme de valeurs et il tient à les afficher. A l’image d’un joueur brésilien, il a également ce coté mystique. « Je suis très croyant. Ma mère m’a initié à la religion et j’ai choisi de me faire baptiser catholique. A 21 ans, je me suis fait tatouer sur le bras droit un psaume tiré de la bible latine qui signifie : L’éternel est mon berger, je ne manquerai de rien. Ca m’apaise. En rentrant sur le terrain, je ne me signe pas mais je fais tout de même une petite prière.» confie l’ancien attaquant montpelliérain.

En dehors des terrains de foot, Olivier Giroud est très branché sport. Du coté de Montpellier, il était rare que l’on ne l’aperçoive pas au Stade Yves du Manoir, où évolue le Montpellier Rugby Club, à Bougnol, antre des handballeurs, à la piscine Antigone pour le Water-Polo ou encore à l’Arena pour l’Open de Tennis. D’origine savoyarde, Giroud avait découvert le handball du côté de Chambéry, le grand rival de Montpellier. Mais, au contact des frères Karabatic, qu’il côtoyait très régulièrement, il est devenu supporteur du MAHB. Cette saison, il a assisté aux trois grandes affiches européennes face à Kiel, Copenhague et Barcelone. Un lien d’amitié s’est noué avec Nikola : échanges de maillot, concert de Lenny Kravitz en octobre dernier, restaurants, etc. Ils se voyaient dès que leurs calendriers respectifs le permettaient. Giroud lui a même demandé des conseils pour gérer sa toute nouvelle image. Le handballeur champion de France lui a donc présenté son agent, Bhakti Ong avec qui il a signé un premier contrat.

Quoiqu’il en soit, Olivier sait se faire apprécier des autres sportifs. En effet, Une petite communauté s’est formée autour de lui à Montpellier. Dans les cafés de la place Jean-Jaurès ou à La Chistera, le restaurant du rugbyman François Trinh-Duc à deux pas de la Comédie, on l’apercevait très souvent avec les Karabatic mais aussi avec le poloïste Mathieu Peisson, le volleyeur de Sète Édouard Rowlandson et des joueurs du Montpellier Hérault Rugby, tous entre 23 et 27 ans. Fulgence Ouedraogo, le capitaine du XV montpelliérain a lui aussi son avis sur Giroud. « Olivier déclenche un peu plus de frénésie que d’autres. Je vois souvent des hommes et des femmes se retourner sur son passage. C’est vrai que c’est un beau gosse, qui aime les fringues. Mais il ne se prend pas pour quelqu’un de supérieur. C’est un gars simple, qui a le contact facile et n’a pas mis de distance avec les gens. » Pour Jamel Saihi, «Il est gentil et humble. Ce n’est pas une grande gueule, c’est plutôt une gueule d’ange ». A noter que Giroud est également le grand ami de Rémi Gaillard icône de Montpellier (pour ceux qui ne le connaitraient pas encore http://www.nimportequi.com/fr/)

Savoyard de naissance, Giroud est forcément un amateur de ski. Bien qu’il n’ait plus le droit de le pratiquer, il aime se rappeler aux bons souvenirs des ses vacances à Val d’Isère ou à l’Alpe d’Huez. Détenteur de la flèche d’argent et géantiste convaincu, il « apprécie énormément la montagne et son mariage de neige et de ciel bleu. »

Profitant de la vie et en bon épicurien qui se respecte, Olivier aime les bonnes choses, à commencer par le vin auquel il voue une véritable passion. « J’adore le vin, à Montpellier par exemple, le bar à vin la Robe Rouge place Saint Ravy est mon adresse préférée. Pour la beauté de cette petite place typique de la vieille ville, un peu cachée, et pour l’amour du vin que j’apprends à déguster avec les bons produits du terroir. » Olivier adore également pouvoir se promener, découvrir l’environnement qui l’entoure, villages, patrimoines, paysages…Bien qu’il ne puisse la trouver à Londres, Montpellier a fait de lui un véritable adepte du bord de mer. « Quel bonheur de pouvoir aller à la plage après l’entraînement, de déjeuner dans une paillote avant une petite sieste réparatrice. » Se reposer c’est bien mais Olivier sait également faire la fête quand il le faut et n’hésite pas à sortir boire un coup. A l’image du titre fêté dans la célèbre boite de nuit du Heat à Montpellier, les jeunes héraultais pourront aussi vous dire le nombre de fois ou ils ont croisé Giroud dans le carré VIP de l’Obar, boîte branchée de la cité languedocienne.

Des gens dans la rue aux sportifs de haut niveau, Giroud fait donc l’unanimité de par sa simplicité. Toujours très chaleureux et abordable, Olivier a un très bon rapport avec les gens et les supporters que ce soit à Tours, Montpellier et espérons le à Arsenal désormais. Pour l’avoir croisé 2-3 fois dans Montpellier et notamment au stade de rugby ou à l’Arena, il a toujours été très sympa, se prêtant au jeu des photos, autographes et parfois même s’autorisant une brève conversation. Son statut de footballeur pro ne lui monte pas à la tête. Toujours sincère et authentique, Giroud ne manque de respect à personne et prend sa notoriété comme une chance et non un fardeau. Très demandé, il répond favorablement au plus grand nombre d’invitations n’hésitant pas à se rendre dans des écoles ou lycées à la rencontre des jeunes.

Engagement associatif

Fier de ses convictions, Giroud apporte un grand soutien à l’univers associatif. Il est désormais le parrain de trois associations chères à son cœur. Il lutte contre les leucodystrophies au sein de la très connue association ELA mais il est également parrain de Solid’Art et de TOM aux cotés du rugbyman montpelliérain François Trinh-Duc. Solid’Art œuvre pour le développement de l’éveil artistique aux domiciles des enfants malades et TOM (Tous Ouvert au Massage) mène une campagne de sensibilisation du grand public à la pratique des massages cardiaques de premières urgences. Olivier est donc quelqu’un de très occupé, engagé mais qui grâce à son parcours atypique et aux valeurs auxquelles il est attaché sait garder le sourire en toutes circonstances. Il est conscient de sa chance et la partage avec le plus grand nombre…

Théo.

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